‹ Complications Septiques Après Traumatisme Opératoire du Sinus Latéral: Étude Expérimentale et CliniqueChapitre 14 sur 34 · RAR AU · texte numérisé non relu

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de Leichsenring, de Freytag qui ont déjà signalé le fait.

On a incriminé, dans la complication de dénudation, de petites érosions, éraillures passées inaperçues. C’est possible, mais bien difficile à déterminer. Freytag incrimine le tamponnement qui, décollant le sinus, accumule autour de lui des sécrétions purulentes, amenant la périphlébite puis la thrombose.

Logiquement, il n'y a pas lieu de s'étonner trop qu'une paroi veineuse blessée, traitée habituellement en vue de l’hémostase, par un tamponnement intracavitaire, au fond d’un puits osseux creusé aux dépens de tissus infectés, dont il a fallu se résigner à abandonner le curettage complet, puisse participer, par extension, à cette infection locale, réagir ou la propager à l’organisme. |

Ainsi se trouve, au moins en partie, réalisée la restriction émise par Luc : la nécessité d’un contact prolongé, car, malgré les pansements les plus soigneux, il est bien dificile de vider et d’aseptiser le fond d’une lésion osseuse non mise à plat, autour d’un sinus dont il est indispensable de ne pas déplacer la mèche. A plus forte raison, une suture primitive sur un foyer passé inaperçu ne peut que donner un coup de fouet à l’infection en réalisant le vase clos; c’est le cas des observations XI, XII et XIII.

Si, à cette donnée générale, on ajoute certains éléments comme la nature et la virulence de l’agent microbien en cause, ou sa contre-partie, le pouvoir de réaction du tissu veineux déjà plus ou moins alté- .ré par des lésions périphlébitiques préexistantes,

comme c’est le cas dans une de nos observations, on arrive, nous semble-t-il, à expliquer toute la gamme d’évolutions que nous montre la clinique.

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