‹ Complications Septiques Après Traumatisme Opératoire du Sinus Latéral: Étude Expérimentale et CliniqueChapitre 16 sur 34 · PART PE · texte numérisé non relu

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C’est ainsi que l’émissaire mastoïdienne plus ou moins grosse peut, nous l'avons vu, dans certains cas et, notamment, dans le cas de sinus procident, traverser le champ de l'intervention mastoïdienne. Elle peut ainsi être blessée et surtout sectionnée au cours de la trépanation elle-même, ou au cours du curettage et entraîner les mêmes complications. Elle fait élaborer un thrombus qui envahira secondairement la lumière du sinus; elle peut enfin entraîner, dans son courant sanguin, des germes qui iront propager l'infection au sinus et au système vasculaire. C’est ainsi qu’à l’occasion de la publication d’une de nos observations par M. le Professeur Lannois et M. le Docteur Gaillard, à Société Française d’O.-R.-L. Dutheillet de Lamotte (Limoges), a signalé deux cas mortels qu’il a observés à la suite de la section de la veine émissaire, presque au contact du sinus.

Nous avons émis l’opinion, dans le chapitre précédent, qu’il fallait admettre, selon l’avis de Lermoyez, comme traumatisme, la seule dénudation large de la paroi sinusienne.

Ce rôle de la dénudation, méconnu très souvent est nié par nombre d’auteurs. Beaucoup même utilisent dans les cas compliqués ou douteux la mise à jour exploratrice pour aller vérifier à la vue l’intégrité de la paroi sinusienne. M. Sargnon, nous dit n'avoir jamais constaté d'accident malgré quelques centaines d'interventions, pratiquées tant dans sa pratique civile que militaire, durant la guerre, au centre d’O.-R.-L. de la XIVre Région.

I semble à Gibert et Descomps que « le contact du

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« pus du foyer infecté, et un contact prolongé, soit « nécessaire pour atteindre les veines ».

Et cependant, cliniquement, l'infection par conttiguité n’est pas niable.

Sur les cinq cas de complication veineuse otitique qui se sont présentés à la Clinique de la Charité de Lyon, trois relèvent d’une dénudation. Ferrabouc, dans sa thèse, présente une observation communiquée par M. le Professeur Lannois. Mahu et Vincent en publient une autre. Popper, Fremel en communiquent chacun un exemple à la Société Autrichienne d’Otologie; Bertoin présenta, à la Société Nationale de Médecine et de Science Médicale, une observation des plus intéressantes.

Dans leur Traité, Gibert et Descomps voient une preuve indirecte du caractère d’exception des phlébites traumatiques « dans la difficulté avec laquelle « on reproduit expérimentalement ces phlébites par « inoculation septique ». Il nous a paru intéressant de rechercher dans la littérature les relations d’expériences de ce genre et d’essayer dans la très faible mesure de nos moyens, de nous faire une opinion, faussée peut-être par le manque d’ampleur et le hasard, sur le rôle du traumatisme dans la phlébite sinusienne.

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