‹ Complications Septiques Après Traumatisme Opératoire du Sinus Latéral: Étude Expérimentale et CliniqueChapitre 29 sur 34 · ERO · texte numérisé non relu

ERO

Observations

A. Blessures

OBSERVATION I (résumée) Bonpy. Archiv. Int. de Laryngol., 1925, p. 1099

Au cours d’un évidement pétro-mastoïdien, blessure superficielle du sinus; 8 jours après se déclare une pyo- hémie. A l'intervention on trouve une thrombose pariétale avec perméabilité conservée. La jugulaire et le sinus sont énormes. Température élevée. Métastase au pied droit. On pratique une auto-vaccination (streptocoque) qui amène la chute de la température.

La ligature de la jugulaire fut remarquable par ses suites : sans doute par excès de volume : il se produisit des troubles circulatoires cérébraux, œdème cérébral avec céphalée, et œdème papillaire. La P. L. amène la guérison.

OBSERVATION II (résumée) Communiquée par M. le Docteur SARGNON, février 1908

Enfant de 3 ans 1/2 présentant une mastoïdite grave à forme ostéomyélitique. L'opération se déroule sans incident aucun. Au cours d’un pansement par un externe, ouverture du S. L. qui provoque dans les jours

qui suivent l’apparition d’une phlébite suppurée. Réintervention : Ouverture large du sinus. Ligature de Ia jugulaire. Mort.

OBSERVATION III (résumée) Docteur SARGNON. Opérée en 1909

C. H., 38 ans. Troubles auditifs depuis 7 ans chez une cardiaque. Otite suppurée droite intermittente. A l’examen, destruction tympanique, bourgeonnement et fistule à la paroi postérieure. Douleur à la pointe mastoidienne à droite.

Cornets moyens polypoïdaux. Céphalée. Coryzas frématin, léger amaigrissement. Opération avec Docteur Vignard. Mastoïdite courte, très irrégulière. Au premier coup de gouge, à 1 millimètre de profondeur, sans pouvoir enlever le copeau, hémorragie intense du S. procident. Difficulté à enlever le copeau. Tamponnement.

Par la suite, température supérieure à 40°, ablation prudente, tampon avec H202. Nouvelle hémorragie très forte. Nouveau tampon. Le soir de la réintervention grosse température. Douleur thoracique intense. Dyspnée. C'était une embolie pulmonaire.

Suites bonnes. Soins minutieux. Pansements décollés à l’eau oxygénée.

OBSERVATIONS IV, V, VI VII Résumé des observations de P. CORNET

LV, — Germaine G.…., 16 ans. Otite chronique droite réchauffée avec réaction mastoïdienne vive. Evidement P. M. À la fin de l'intervention blessure du S. procident. Tamponnement intra-sinusien. Début des accidents infectieux au sixième jour. Propidon. Douze jours après, ouverture large du sinus dont la perméabilité est con-

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servée. Ligature de la jugulaire interne. Arrêt des symptômes. Guérison.

V.— Louis N.., 23 ans. Otite aiguë droite avec mastoïdite aiguë. Trépanation mastoïdienne. Brèche sinusienne par esquille facilement obturée par mèche iodoformée. Le quatrième jour frissons et signes septicémiques graves. Etat typhoïde, Réintervention 11 jours après : thrombose du sinus sigmoïde. Ligature jugulaire interne. Décès le lendemain.

VI. Germaine G.., 36 ans Otite subaiguë droite. Mastoidite. À l'intervention pus sous-cortical. Trépanation antrale gènée par sinus procident avec périphlébite fongueuse. Séquestre de la région digastrique. Plaie latérale du sinus. Hémostase par tamponnement juxta-sinusal. Le deuxième jour, frissons et signes septicopyohémiques avec métastases pulmonaires droites. Réintervention quatre jours après : sinus non thrombosé, ligature jugulaire interne. Décès le lendemain.

VII.—Louis P..., 16 ans. Mastoïdite aiguë droite. Périphlébite du S. sigmoïde sans thrombose oblitérante. Ouverture accidentelle du S. L. Mèche endo-sinusale. Trois jours après, frissons, état typhoïde. Réintervention le 7° jour. Thrombose sigmoiïde. Thrombectomie, puis 15 jours après, ligature de la jugulaire interne, qui amène la chute des signes infectieux. Guérison.

OBSERVATION VIII MM. Lannois et R. GAILLARD

H.., 17 ans, entré à la clinique O.-R.-L, le 21 août 1924. | Otorrhée double ancienne sur laquelle on ne peut avoir de renseignements précis. À été opéré de mastoïdite droite peu après le début de l’écoulement. L’otorrhée a persisté jusqu’en 1921 et a cessé à cette époque,

Et ce

mais a recommencé à gauche depuis 2 mois. Depuis 4 jours douleurs rétro-auriculaires vives et formation d'un abcès épimastoïdien.

A l'entrée grosse collection de la région haute de la mastoïde gagnant la région temporale. La région de la pointe est indemne et indolore. Le conduit est tuméfié et plein de masses caséeuses. On ne peut voir la région tympanique encombrée de débris cholestéatomateux. Température, 38°8.

Le 21 août 1924 : Intervention. — Evidement pétromastoïdien gauche. On trouve une fistule osseuse siégeant en haut et en arrière de la région antrale. La caisse et l’antre sont pleins de choléstéatome suppuré. On ne trouve pas d’osselets. Dans la recherche de l’antre on met à jour le sinus procident recouvert de fongosités. En voulant enlever ces fongosités on provoque une hémorragie assez abondante par blessure du sinus, au niveau de son coude. .Après tamponnement on vérifie que la fistule, au-dessous du coude sinusien, conduit dans deux cavités osseuses purulentes, en bissac, qui sont deux cellules postéro-supérieures. Section du conduit membraneux, sans suture.

Suites opératoires : Normales pendant 2 jours. La température est à 37°5. Dans la nuit du 23 au 24, grand frisson prolongé et température à 40°2. Nouveau frisson dans la nuit du 24 au 25. Le pansement avait été fait le 24.

Le 25 août : troisième frisson dans l’après-midi et vomissements, facies infecté, teint terreux. Douleurs abdominales sans signes objectifs. Pas de grosse rate.

Deuxième intervention à 17 heures : on dénude le sinus dans sa portion horizontale, il est d’aspect normal. Ablation de la mèche de tamponnement qui provoque une hémorragie abondante. Compression du sinus en amont. Ouverture du sinus dans sa partie descen-

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dante : sa cavité contient un caillot rouge non oblitérant qu’on extrait à la pince; on explore ainsi la cavité du sinus jusque dans la région du golfe. Elle est libre.

6 septembre : Depuis la deuxième intervention cessation de tous les symptômes infectieux et la température se maintient à 37°5 depuis 5 jours. La mèche de compression est enlevée.

21 novembre : Le malade sort du service. La suppuration est toujours assez abondante et le néo-conduit marque une tendance rebelle à se sténoser.

3 octobre 1925 : Le malade présente une ouverture rétro-mastoïdienne de la dimension d’un pois et au niveau de la région antrale une zone bourgeonnante et légèrement suppurante. La caisse est cicatrisée. L’audition reste bonne avec Rinne négatif.

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