‹ Complications Septiques Après Traumatisme Opératoire du Sinus Latéral: Étude Expérimentale et CliniqueChapitre 7 sur 34 · PS CE · texte numérisé non relu

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et fera plus ou moins saillie en occupant une position inhabituée, élargissant ou restreignant le champ opératoire.

Ce sont ces variations, étudiées en détail dans la thèse de Batailh, que nous allons rappeler ici.

Il est des variations de forme, de volume, de position, les plus intéressantes pour nous.

1° La variation tend à aider le chirurgien, le sinus est profond et postérieur.

2° Par contre, le sinus latéral est antérieur, c’est la procidence. R

a) Antérieur et superficiel, il se projette alors exactement à la place assignée classiquement à l’antre; si la corticale est mince, le premier coup de gouge risque de l’ouvrir ou, si on l’évite, il peut cacher l’antre situé derrière lui.

b) Antérieur et profond, ce sont, à l’extrême, les cas de saillie du sinus dans le conduit auditif. S’il est respecté au cours de l’intervention, il baigne en arrière dans la cavité opératoire, risque gros à chaque pansement et menace de s’infecter.

Autre anomalie, la veine émissaire peut, même à l’état normal, traverser le champ opératoire; elle le trouvera, à coup sûr, dans un cas de sinus antérieur, procident.

Très variable dans son calibre, elle peut donner, blessée, une grosse hémorragie et en imposer pour le sinus.

Ii est intéressant de remarquer que toutes ces éventualités peuvent, en partie, être étroitement liées.

Et

Une petite mastoïde condensée rapproche l’antre et le sinus, change les repères.

Une procidence entraine une gêne circulatoire, d’où une dilatation du sinus et de son émissaire qui, partant du coude, traverse la mastoïde en pleine zone de trépanation.

DIAGNOSTIC. — On a essayé de poser des éléments diagnostiques de telles variations en envisageant divers indices ou mensurations craniennes. Pour Korner, la tendance serait nette, chez les brachycéphales, par exemple, à la procidence.

Il ne semble pas non plus qu'il faille s’attarder, à part quelques cas exceptionnels, à rechercher des signes cliniques. Encore faut-il mentionner la teinte bleutée de certaines mastoïdes à sinus très superficiel.

Enfin, signalons que M. le Professeur Lannois a

mis au point, avec MM. Arcelin et Gaillard, une mé- thode radiographique des sinus en position postérolatérale oblique, dessinant et permettant d’évaluer l'intervalle antro-sinusal.

Tout récemment, E. Conte (juin 1927), a préconisé ‘la méthode axiale de Lupo dans la recherche radiographique du S. L.

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