‹ Comportement Éloigné Et Résultat Final Du Pneumothorax ExtrapleuralChapitre 22 sur 32 · CONCLUSION · texte numérisé non relu

CONCLUSION

Il résulte de cette étude comparée de Ed. Gaensler et J. W. Strieder que le pneumo extrapleural est, de tous les procédés de collapsus, celui qui se rapproche le plus du but défini en tête de ce chapitre : provoquer un collapsus maximum pour le tissu malade avec le moins d'interférence possible en ce qui concerne la fonction physiologique du tissu sain du poumon. En effet, dans le cas du pneumo-extrapleural, on vient de voir qu'il y a une interférence minimum avec la fonction ventilatoire telle qu’elle est exprimée par la capacité maximum post-opératoire. Le collapsus est institué presque exclusivement aux dépens de l’air fonctionnel résiduel.

Il faut toutefois tenir compte dans l'appréciation de cette étude expérimentale, du fait que les extrapleuraux étudiés semblent se rapprocher de ceux pratiqués selon la technique d’'Heidelberg. Ces collapsus limités du sommet sont assez différents des nôtres qui s'étendent davantage vers la base. Cependant les conclusions tirées de l’étude expérimentale de Gaensler et Strieder sont bien confirmées en pratique dans le cas des extrapleuraux que nous envisageons. Il suffit pour en être convaincu de se reporter à notre chapitre d'étude analytique qui montre dans le détail le nombre de cas et les heureuses conditions dans lesquelles les malades porteurs d’un extrapleural ont supporté du côté opposé la création d’un second extrapleural ou d’un intrapleural ou d’une thoracoplastie.

Cependant il faut enfin et surtout considérer dans l'appréciation de la méthode, les formes et les stades différents de l’extrapleural. Il est indiscutable qu’un extrapleural relativement ancien, mais qui offre la possibilité d’être entretenu en détente laisse au poumon une fonction respiratoire que ne permet pas une grande poche aux parois rigides. Nous avons dit d'autre part qu'à la phase d'abandon, il se constituait souvent au sommet de l’hémi-thorax une calotte rapidement opaque qui comprend, entre deux couches de plèvre épaissie, une lame liquidienne qui subsiste longtemps. Il n’est pas douteux que cette gangue immobilise non seulement le parenchyme lobaire supérieur, mais bloque aussi les mouvements respiratoires de la partie supérieure de la cage thoracique. Aüssi, bien que les études spirométriques nous manquent pour étayer ce sentiment, nous croyons qu'’assez souvent la capacité respiratoire du poumon recollé peut être inférieure à celle que possédait le poumon collabé.

CHAPIMRENEE

ENTRETIEN SIMPLE ET COMPLICATIONS SECONDAIRES DU PNEUMOTHORAX EXTRAPLEURAL

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