‹ Comportement Éloigné Et Résultat Final Du Pneumothorax ExtrapleuralChapitre 24 sur 32 · LES RÉACTIONS ET COMPLICATIONS LIQUIDIENNES · texte numérisé non relu

LES RÉACTIONS ET COMPLICATIONS LIQUIDIENNES

Pour bien définir les limites de ce chapitre de notre étude nous nous reportons à la thèse de Morineau (Paris 1950) qui classe les épanchements du pneumo extrapleural suivant le moment habituel de leur apparition dans les suites de l’extrapleural, en quatre périodes

« 1° Période post-opératoire allant du 1* au 13° - 20° jour environ, comprenant elle-même

— les suites post-opératoires immédiates correspondant aux trois premiers jours ;

— les suites post-opératoires précoces, du 4° au 15° - 20° jour.

Nous appelons épanchements post-opératoires, les manifestations liquidiennes de cette période.

2° La période de stabilisation moins bien définie dans le temps. Elle commence après la résorption de l’épanchement séro-hématique initial, au moment de l'assèchement de la poche extrapleurale, c’est-àdire vers le 20° - 23° jour et se poursuit jusqu’au troisième mois environ, quand la cavité de pleurolyse a constitué son revêtement conjonctif. Elle donnera lieu aux épanchements secondaires.

3° La période d’entretien : elle correspond aux années pendant lesquelles on va poursuivre les insufflations du pneumothorax extrapleural : du troisième mois à la 3°, 4°, 5° année. Pourront y apparaître des épanchements tardifs.

4° La période d’abandon ».

Traitant uniquement pour notre part du comportement éloigné du pneumothorax extrapleural nous laissons de côté « les épanchements post-opératoires » et les « épanchements secondaires » qui ont déjà fait l’objet de nombreuses études, pour nous occuper uniquement des « épanchements tardifs » et des « épanchements d'abandon ».

Nous étudierons les épanchements d'abandon au chapitre suivant, nous contentant de rappeler dès à présent que sur la trentaine d'extra-

pleuraux abandonnés que nous présentons ici, 3 seulement signalent l'existence d’un petit épanchement liquide sans gravité.

En ce qui concerne les épanchements tardifs de la période d’eniretien un fait s'impose d’abord, c’est celui de leur rareté relative. En effet, sur les 103 cas d’extrapleuraux en cours d’entretien étudiés, 64 sont signalés comme parfaitement secs. 26 n’ont pas répondu à la question concernant la présence ou l’absence de liquide dans leur poche extrapleurale. 12 notent la présence de liquide. Nous constatons donc que 84% de malades ayant répondu à la question, présentent des extrapleuraux exempts de liquide.

Nous joignons l'étude des 12 cas d’épanchements liquidiens dans des extrapleuraux normalement entretenus aux 3 cas de pleurésie purulentes apparues au cours de l’entretien de l’extrapleural et classés dans nos mauvais résultats.

Notons d’abord que sur ces 17 épanchements, o, très discrets, remplissant seulement le cul-de-sac ou recouvrant la coupole diaphragmatique, n’ont entraîné la nécessité d'aucune ponction. Nous répartissons les autres cas suivant la classification habituelle

séro-fibrineux puriforme aseptique purulent bacillaire

Nous ne parlons pas de l’épanchement hémo-séro-pyoide qui n’est que « la phase de transformation d'un épanchement séro-hémathique post-opératoire en un épanchement purulent bacillaire », car nous n'avons pas à présenter de cas d’épanchement étudié au moment de cette phase de transition.

Nous résumons nos résultats dans le tableau suivant

Epanchements liquidiens au cours de l'entretien de l’extrapleural : 18

N'ayant pas entraîné la nécessité de ponctions .... Séro-fibrineux clair Puriforme aseptique Purulents bacillaires

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