‹ Comportement Éloigné Et Résultat Final Du Pneumothorax ExtrapleuralChapitre 25 sur 32 · ETIOLOGIE PATHOGÉNIE ET TRAITEMENT DE CES ÉPANCHEMENTS · texte numérisé non relu

ETIOLOGIE PATHOGÉNIE ET TRAITEMENT DE CES ÉPANCHEMENTS

a) RÈGLE GÉNÉRALE. — Rappelons d’abord avec Le Foyer que « les épanchements séreux, fugaces, ne compromettent pas, en général, la bonne marche de l’extrapleural ». En fait, il subsiste encore souvent une équivoque dans l'esprit des médecins traitants qui suspen-

dent les insufflations dès qu'ils constatent la présence de deux doigts de liquide, comme dans le cas des intrapleuraux. Or, quand il s’agit d’extrapleuraux la règle impérative la plus générale est qu’il faut ponctionner et insuffler.

b) ÉTUDE DES CAS PARTICULIERS. — Dans les 9 cas où l’absence de ponction ne nous a pas permis de nous prononcer sur la nature de l’épanchement en cause, aucune étiologie précise ne peut être invoquée.

% EPANCHEMENT SERo-FIBRINEUX CLAIR : Il a été causé par un « élément réactionnel banal » dû à une irritation locale par lyse tardive d’un corps fibrineux séquelle. Traité par ponctions et lavages cet épanchement est tari depuis plusieurs mois.

%X EPANCHEMENT PURIFORME ASEPTIQUE : On a soulevé de multiples hypothèses pour tenter d'expliquer la constitution des épanchements de ce genre. Milner puis Morineau s’en sont fait les échos dans leur thèse. Monod a invoqué une « action nerveuse sympathique » à la suite du décollement médiastinal. Milner est partisan d’une origine allergique. Le Foyer pense que l’épanchement puriforme aseptique est simplement lié à la désagrégation des caillots. Traité par les techniques habituelles le liquide puriforme de notre malade a disparu depuis Juin 1950.

X EPANCHEMENTS PURULENTS BACILLAIRES (6) : Nous éliminons d’abord le cas très particulier de Madame L... dont la réaction liquidienne purulente a été causée par un traumatisme dû à un accident d'automobile. Deux hypothèses semblent possibles : petite perforation ou remaniement évolutif des lésions parenchymateuses conditionnant l’épanchement par voie lymphatique ou péripleurite. Après ponctions et traitement par 60 grammes de streptomycine, cet épanchement apparu dans des conditions bien particulières est en voie de résorption.

— Etiologie et pathogénie des s autres cas : pour une malade, il ne nous a pas été possible de retrouver le dossier d’arrivée en sanatorium précisant les lésions parenchymateuses à traiter ;

pour les 4 autres cas, il s'agissait de cavernes géantes se projetant sur une surface dépassant en hauteur trois espaces intercostaux, dont 2 lobaires supérieures gauches, une lobaire supérieure droite très proche de la paroi axillaire et une para-hylaire gauche.

— Traitement : Il est certain que ces épanchements purulents bacillaires présentent encore souvent une chronicité dont il est parfois difficile de venir à bout. Cependant les antibiotiques et la possibilité de thoraco-plastie de substitution atténuent considérablement le caractère si fâcheux de ces épanchements (en règle générale il semble qu'après

trois mois de ponctions, lavages et désinfection locale, une thoracoplastie en 1 temps sans pleurotomie règle le compte de la complication).

Dans les s cas envisagés, nous constatons :

1 épanchement tari après ponctions ; lavages et traitement à la streptomycine par la voie générale.

3 disparitions du bacille dans le liquide extrapleural traité par P. A. S. et streptomycine. Deux de ces épanchements restent chroniques, non purulents, tandis que l’autre a tendance à se tarir.

1 de ces épanchements purulents bacillaires reste jusqu’à présent rebelle à toute thérapeutique.

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