AUTRES COMPLICATIONS TARDIVES DE L'EXTRAPLEURAL
Nous avons rencontré dans notre étude
a) 3 cas de persistance de cavités résiduelles. Nous les avons étudiés au chapitre de la valeur collapsothérapique du pneumothoraxextrapleural.
b) 1 cas de sténose-bronchique associé à la tuberculose pulmonaire. Après l'intervention l’expectoration reste bacillifère par intermittence quoique le parenchyme présente un aspect normal sous le collapsus. La lésion à collaber était une cavité sus-scissurale droite externe avec péri-scissurite infiltrative. Mais la bronchoscopie effectuée dans la suite révèle une sténose cicatricielle lâche de la bronche souche droite au-dessous de la naissance de la lobaire moyenne. On se trouve en présence d’une dilatation bronchique sous le moignon de l’extrapleural.
c) — 3 perforations. — Bérard qui, dans la thèse de Cote, a étudié spécialement les échecs et complications graves de l’extrapleural, a souligné la rareté des perforations qui ne présentent que 2% des échecs de sa statistique. Le petit nombre de perforations que nous présentons vient à l'appui de cette constatation.
Les 2 premiers cas se classent parmi les perforations secondaires de l’extrapleural en cours d’entretien. Cote a signalé que ces perforations « résultent de la nécrose de la paroi externe d’une cavité parenchymateuse sous-corticale et qu’elles surviennent chez des extrapleuraux pratiqués pour de grosses cavernes ou des lésions largement infiltratives du poumon ». Les lésions de nos deux malades étaient de ce dernier type.
M. R. (Belligneux) a eu un extrapleural gauche créé en 1947. 6 mois après cette intervention, une perforation s'installe insidieusement avec apparition d’un liquide purulent bacillaire. La complication à été traitée par drainage et thoracoplastie de substitution. Le résultat local est signalé excellent, mais le malade vient de faire une évolution contro-latérale avec apparition d’une ulcération sous-claviculaire.
Mme G. (Docteur Brette), opérée en 1946, a présenté en 1948 une perforation pulmonaire spontanée avec fistule chronique perméable ayant entraîné l'apparition d’un épanchement purulent chronique bacillifère. Des ponctions et lavages sont pratiqués régulièrement en raison du passage du pus par la fistule bronchique qui se trouve en position basse, presque déclive. Toute intervention est jugée impossible en raison de l’âge de la malade et de l’intense dyspnée à l'effort qu’elle présente. De plus, une évolution cavitaire controlatérale s’est révélée récemment.
Mme B. (Angeville) était porteuse, en 1947, d’une ulcération apicale gauche importante, se projetant du 2 au 6° arc costal. L’extrapleural à été créé le 27 janvier 1948. On constate, peu de temps après, l'installation d'une symphyse postérieure post-opératoire, puis d’un épanchement chronique qui devient purulent. En juillet 1948, on peut affirmer la présence d’une perforation torpide. Après un traitement par streptomycine intrapleurale, la perforation guérit spontanément. Au départ d’Angeville, en mai 1949, la caverne a disparu. Actuellement, son médecin traitant nous signale que les tomographies indiquent la persistance « d'images micro-excavées du lobe supérieur gauche collabé, surtout visibles sur la coupe antérieure à 12 centimètres du plan dorsal. »
GA BITRERIN
L’'ABANDON DU PNEUMOTHORAX EXTRAPLEURAL
Il y a deux ou trois ans encore, on ne parlait de l’abandon du pneumothorax extrapleural que comme d’une « aventure » mal connue. On peut dire maintenant avec Juttin, que le pneumothorax extrapleural en arrive à sa « phase de jugement, car le recul suffisant et le nombre croissant de PNE chaque jour abandonnés permet de juger plus objectivement la méthode ». |
Juttin a présenté un tableau des abandons de PNE créés par M. Berard, portant sur 178 cas, que nous nous permettons de reproduire ici.