H°0 + C = CO +?H
9% Appareils sans chauffage extérieur; la préparation se fait en deux phases : dans la première, on chauffe le charbon au moyen d’un courant d'air qui porte le combustible à l’incandescence; dans la seconde partie, on substitue au courant d'air un courant de vapeur d’eau ; le charbon s'éteignant peu à peu, on le porte de nouveau à l’incandescence par un courant d'air. Avec deux appareils on peut réaliser une fabrication continue. On utilise surtout la deuxième méthode.
Le gaz à l'eau convient parfaitement aux combustions, mais il est peu éclairant : on peut cependant l'utiliser dans des becs à incandescence. Pour lui communiquer un pouvoir éclairant, on peut, soit le faire passer dans un barillet contenant des hydrocarbures, soit faire arriver, en même lemps que la vapeur d’eau, une certaine proportion d'huiles lourdes de houille ou de pétrole : le gaz à l'eau ainsi chargé de carbures arrive dans un surchauffeur incandescent qui décompose les carbures en formant des gaz moins condensés : on obtient ainsi un gaz éclairant qui peut être employé directement (appareil de Lowe).
Le gaz à l'eau est peu employé en Europe, il n’en est pas de même dans l'Amérique du Nord où 50 pour 100 des usines à gaz fabriquent du gaz à l’eau.
I offre, au point de vue des applications domestiques, un grave inconvénient dû à sa toxicité. Il contient, en effet, 40 pour 100, au moins, d'oxyde de carbone, quand on utilise le gaz à l’eau non carburé et 18 à 25 pour 100 avec les gaz carburés. De plus, il ne possède pas d’odeur bien prononcée, de sorte qu’en cas de fuite rien ne fait pressentir le danger ; pour obvier à cet inconvénient, on à proposé d'y ajouter une trace d’un dérivé très odorant (mercaplan élhylique); néanmoins, son usage ne s’est pas maintenu, sauf en Amérique.