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RECHERCHE DE L'OXYDE DE CARBONE DANS L'AIR

Si la présence du gaz toxique dans l'air ne paraît pas douteuse, une expérimentation physiologique très simple permettra de résoudre la question. Il suffit d'introduire dans l'atmosphère incriminée des animaux et en particulier des oiseaux qui, d'après Gréhant, sont plus susceptibles que les mammifères : quand la dose d'oxyde de carbone est suffisante, les oiseaux ne tardent pas à succomber et l'examen spectroscopique du sang lèvera tous les doutes.

La recherche est plus difficile quand il s’agit de reconnaitre ou d'apprécier des traces d'oxyde de carbone, et, dans ce cas, il sera

(!) Arch, f, physiol., 4880, 227.

JS H. COUSIN.

nécessaire d'utiliser des méthodes plus sensibles dont nous citerons quelques-unes.

4° Au moyen d’un aspirateur, on prélève une certaine quantité de l'air suspect, puis le gaz est traité d’abord par une lessive de potasse pour absorber le gaz carbonique ; le mélange gazeux est dirigé ensuite sur une colonne d'oxyde de cuivre portée au rouge: si l'atmosphère suspecte contient de Foxyde de carbone, il y a formation de CO? qui est absorbé soit par une lessive de potasse, soit par de l’eau de baryte.

Cette méthode offre l'inconvénient grave dene pas tenir compte des traces de vapeurs carbonées qui peuvent exister dans le mélange ; en particulier, elle est tout à fait inapplicable quand il s’agit d'une intoxication par le gaz d'éclairage.

20 On a proposé l'emploi du chlorure cuivreux comme absorbant de l’oxyde de carbone. Dans le cas où il n'y a que des traces de CO, il est nécessaire de faire passer très lentement le gaz à analyser et d'opérer dans des absorbeurs à large surface, on pourra extraire le gaz fixé sur le chlorure cuivreux au moyen de la trompe de Sprengel. Cette méthode donne de très bons résultats.

5° L'emploi du chlorure de palladium comme réactif de l’'oxyde de carbone a été préconisé par plusieurs auteurs, nolamment par Gruber (!), par Fodor (*), puis, plus récemment, par Potain et Drouin (*); la solution de chlorure de palladium est réduite par l’oxyde de carbone avec formation d’un précipité brun. Ce réactif offre l'inconvénient d'être attaqué par un certain nombre de gaz tels que l'hydrogène sulfuré, l’ammoniaque, gaz faciles à éliminer : mais le chlorure de palladium est également réduit par certains carbures d'hydrogène, par le gaz d'éclairage, et l'élimination de ces carbures n’est pas toujours facile ; certains auteurs rejettent complètement l’usage du chlorure de palladium.

4° Parmi les procédés recommandés pour la recherche des traces d'oxyde de carbone, l’un des meilleurs repose sur l’action réductrice exercée par CO sur l’anhydride iodique 10*.

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