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Parmi ces traductions rythmiques il en est, je le rcconnai qui pourraient être discutées, non pour le dernier pied qui e de rythme parfaitement déterminé, mais pour la manière de 1 associer le pied précédent, lorsqu'il n'est pas du même genre, est possible, en effet, de traduire ce pied de plusieurs manière dont chacune a sa raison d'être et peut convenir, suivant les a La difficulté est donc, au fond, très accessoire; tout musicit la résoudra selon son goût et ses préférences, servatis servand,
Il reste, que les divers cursus métriques avaient chacun, da( le discours et plus encore dans le chant, un rythme propre
fini, où les valeurs des brèves et des longues devaient être asi bien observées, pour que chacun d'eux gardât son caractère lécial et avec lui sa puissance d'action sur les auditeurs.
Le domaine du cursus, oratoire. Il y a un demi-siècle à peine, ignorait encore tout ce qui concerne l'existence et la nature Cursus oratoire chez les écrivains des premiers siècles de l'ère retienne, mais surtout dans les diverses parties de la liturgie naine ; ce qu'on en savait par les ouvrages de Cicéron et de lintilien se réduisait à peu de chose, et encore mal compris, [s premières découvertes dans ce domaine de la Littérature ne datait guère que de l'année 1880, et M. Noël Valois en fut l'initeur par son livre De arte scribendi epistolas apud gallicos medii i scriptores rhetoresve. — Paris 1880. — Depuis lors, les récrieras ont continué et ont amené bien des résultats insoupçonnés que là. (x).
De fait, le domaine du Cursus oratoire comprend, non seulement la littérature profane, mais aussi la littérature sacrée; n seulement les orateurs et les écrivains les plus remarquables i cinq ou six premiers siècles de l'ère chrétienne, mais la litrgie elle-même dans ses parties les plus anciennes.
On trouve le Cursus dans les Leçons de 10 fice des Nocturl| qui sont extraites des ouvrages des SS. Pères,, particulièrennt de St-Ambroise et de St-Léon, pape. Mais là, il n'est pour a si dire qu'accidentel, il n'a pas été voulu, cherché positivennt par les ordonnateurs de l'Office; on ne l'y rencontre qu'aullt que les auteurs des Leçons, en dehors de toute intention li-
' O Voir dans Palèogr. mus. t. IV, p. 28, la liste des auteurs qui^ se lit occupés des cursus métriques et toniques, et des ouvrages qu'ils oi publiés sur ce sujet. Cette liste ne semble pas s'être augmentée bt,ucoup depuis lors. A-t-on jugé que la Paléographie donnait le dern r mot ?
turgique, ont jugé bon de s'en servir dans leurs discours et leurs homélies.
Le Cursus oratoire existe dans les Oraisons, soit de l'Office, soit de la Ste-Messe, et là il a été introduit de propos délibéré. S'il n'y est pas d'une manière constante et dans toutes les Oraisons sans exception, sa fréquence y est telle du mcins, que sa seule présence pourrait suffire à marquer l'époque où ces Oraisons ont été composées. M. l'Abbé Couture et, après lui, la Paléographie musicale, ont signalé de nombreux exemples: 1030 environ, d'après D. Mocquereau, dans le Sacramentaire Léonien, et à peu près 1520 dans le Sacramentaire Gélasien.
Sans les chercher bien loin, d'ailleurs, chacun peut en constater l'existence dans les Oraisons qui se chantent aux Vêpres et aux Laudes, pour les suffrages des Saints.
De Cruce
Subite voluisti — \j — I — ^
Cursus spondaïque
Gratiam consequamur — Cursus dichoraïque
De B. V Maria
San i ta te gaudere
— v/ — I — uv;
Perfrui lœtitia Virginitate jecttnda
— WW I , W \J
Prœmia prœstitisti Intercéder e sentiamus
Cursus molosse Cursus molosse Cursus molosse Cursus dichoraïque Cursus dichoraïque
De S. Joseph Veneramur in terris — Cursus molosse
WW U I
Mereamur in cœlis Cursus molosse
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De SS. Apostolis.
Mergeretur erexit — Cursus molosse
WW I ww w
PeJagi liberavit — Cursus spondaïque
Gloriam consequamur — Cursus dichoraïque
De Pace
W — www
Sancta desideria — Cursus molosse
— W I — www
Recta consilia — Cursus molosse
— W — w ww
Jtista sunt opéra — Cursus molosse
Protectione tranquilla — Cursus molosse
On trouvera encore, un peu plus loin, d'autres exemples en grand nombre tirés des Oraisons du Bréviaire romain. Cet usage qu'on peut dire habituel, du Cursus oratoire dans les Oraisons de l'Eglise atteste le soin avec lequel elles ont été composées, même sous le rapport de la forme littéraire. Mais ce n'est là que le domaine proprement oratoire du Cuisus; la prose qu'il rythme n'est que récitée, elle n'est pas réellement chantée.
Où se trouve véritablement son domaine musical, c'est: i° dans certaines parties de la Psalmodie — 2° dans les Préfaces et le chant du Pater, à la Messe — f dans quelques autres chants de forme syllabique et récitative, comme le Te Deum, le Gloria in excelsis des simples, peut-être le Credo des dimanches.
Dans tous ces chants de la Liturgie, le Cursus offre cette particularité caractéristique qu'après avoir en quelque sorte informé la mélodie par son rythme, la mélodie l'impose ensuite à la parole et elle la coule dans son moule, dût-elle pour cela lui faire quelque violence et en dépit de la grammaire.
A ce point de vue il y a pour nous un intérêt spécial à étu-
dier le Cursus oratoire dans chacune des parties de son domaine musical, à constater l'influence qu'il a exercée non seulement sur la constitution particulière de la mélod:e, comme on l'a fait déjà, mais plus encore sur la forme rythmique qu'il communique au chant.
Pour cela, nous avons besoin de le connaître, non pas seulement sous sa forme première de Cursus métrique, mais de le suivre dans sa tranformation en Cursus tonique; comme nous avons vu déjà la poésie, de métrique qu'elle était originairement, devenir tonique par suite de la transformation de la langue. Le Cursus, en effet, devait subir la destinée de la poésie, puisqu'il n'était en quelque sorte que « l'os de ses os et la chair de sa chair. » — Nous comprendrons mieux alors quelle part revient aux divers Cursus dans les chants qui forment son domaine musical.