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Le Prœconuim paschak, qui se chante le Samedi Saint à la bénédiction du Cierge pascal, renferme deux parties : YExuHet jam Angelica turba cœlorum, au commencement; puis la Préface qui
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suit. Le chant de la Préface est celui des préfaces solennelles ; YExultet offre les mêmes cadences, qui sont facilement reconnaissablés. Quelques-unes cependant ont été traitées plus librement
par le musicien; ainsi amisisse caliginem, implêre perficiat, caden-
ces molossr s avec division de la 2me longue, aûla resûltet, ca dence spondaïque, n'ont pas le rythme de leur cursus. A part cela, on trouve ici tout ce qui est dans le chant des Préfaces.
V. Psalmodie des Répons de l'Office. — Réellement donc le Cursus oratoire occupe une place importante dans les textes liturgiques et, par suite, dans la compDHiion des chants du genre récitatif. Son rôle y est même bien plus considérable et plus intéressant au point de vue pratique, qu'on ne l'a cru jusqu'à présent : il rythme tous ces chants et, en leur donnant sa forme artistique, il en fait des mélodies parfaites.
Mais son influence ne s'est-elle pas fait sentir encore ailleurs? Les Versets des Répons nocturnes, en particulier, offrent-ils dans leur composition musicale quelque analogie avec celle des Cursus oratoires? Ce n'est guère douteux, si l'on considère attentivement les 8 tableaux publiés dans le IVe volume de la Paléographie musicale (p. 136 et sq.) et résumant toute la psalmodie des Versets responsoriaux. C'est bien, en effet, une psalmodie, avec ses deux parties du Verset et, dans chaque partie, l'intonation, la teneur, la médiante et la terminaison. Un même plan a servi pour la psalmodie cursive et pour la psalmodie ornée, celle-ci n'étant pour ainsi dire que le développement mélodique de la première.
Quoi d'étonnant ? Psalmodie cursive et psalmodie ornée des Répons ont leur origine commune au même lieu et à la même époque; il est naturel, par conséquent, que leurs auteurs les aient conçues et exécutées l'une et l'autre sous une forme, non identique, mais analogue. Seulement, tandis que la psalmodie
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cursive, dans ses médiantes et ses terminaisons, oftre une certaine variété de composition mélodique et rythmique, chacun des 8 tons ayant sa formule, voire plusieurs, la psalmodie des Répons, mélodie à part, semble reproduire constamment la même formule, imiter une même cadence de la psalmodie cursive. Ainsi, du moins, devrait-on en juger d'après les tableaux des huit modes, tels qu'ils sont notés dans la Paléographie. De fait, il n'en est rien.
Il est vrai que, dans ces Versets, médiantes et terminaisons sont toutes composées sur les cinq dernières syllabes du texte, quelles que soient la quantité et même l'accentuation des sylla^bes ; il ne s'ensuit pas néanmoins, qu'un seul et même cursus planus (molosse) ait servi de base à la composition musicale de tous ces Versets. Il faut ici tenir compte du rythme, qui est l'élément essentiel des divers cursus.
Or, le rythme, tel qu'il est noté dans les manuscrits de St. Gall, nous révèle, non pas un seul, mais bien deux cursus différents : un pour les médiantes, le cursus spondaïque, l'autre, le cursus molosse, pour les terminaisons. Pour le démontrer, nous n'avons qu'à reproduire la mélodie des huit modes, médiantes et terminaisons, rythmées d'après l'Antiphonaire d'Hartker, et à mettre en regard les formules rythmiques des deux cursus, le spondaïque et le molosse.
Observons cependant tout d'abord, que ces formules sont traitées dans la Psalmodie ornée des Répons autrement que dans la psalmodie cursive. Celle-ci étant syllabique, les paroles se moulent exactement, temps par temps et syllabes par syllabes, sur le rythme des formules, ainsi que nous l'avons vu ci-dessus. La psalmodie ornée, au contraire, est mélismatique et il ne peut y avoir entre le rythme des mélismes et celui de la formule qu'un rapport d'équivalence, une sorte de proportion établie entre les durées brèves et longues de la cadence cur.^ive et les longueurs, le développement plus ou moins considérable des mélismes. C'est-à-dire, que les mélismes longs correspondent aux
temps longs et les mélismes brefs aux temps brefs. On va voir avec quelle constante exactitude ces proportions sont gardées dans la Psalmodie ornée de nos Versets reponsoriaux.
Je commence par donner en entier un exemple de la mélodie des Versets en chacun des 8 modes. La notation neumatique d'Hartker est traduite, en prenant comme base pour les intonations diverses la version de la Paléographie; les neumes de St. Gali sont reproduites au-dessus de la traduction.
Après cela, je réunis en tableau toutes les médiantes et toutes les terminaisons de ces 8 mélodies psalmodiques et, comme terme de comparaison, je place en tête du tableau la formule rythmique du cursus spondaïque pour les médiantes, du cursus molosse pour les terminaisons. Seulement, je double dans ces formules la valeur de toutes les durées, c'est à-dire que je prends la noire pour représenter le temps premier, les brèves, et la blan che pour représenter les longues, le temps rythmique grégorien. On verra mieux ainsi le rapport qu'il y a entre les deux rythmes, celui de la Psalmodie simple et celui de la Psalmodie ornée.
N°44 Psalmodie des Répons
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St. Gall 391. R. Qiiem dicant. (p. 88 [282])
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N° 45 IIrae Ton
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N°47 IVrae Ton
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