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(Voir le Tableau ci-après)
On le voit, la concordance est parfaite dans tous les V. des Répons entre le rythme des Cursus et celui des mélodies mélismatiques (1). Or, au témoignage des auteurs de la Paléographie, «les 700 Répons auxquels sont empruntés les exemples précé-
(*) Dois-je faire remarquer, que cette coconrdance s'est offerte d'ellemême et sans effort. Les formules des cadences sont les formules métriques des deux cursus spondaïque et molosse ; la traduction rythmique s'imposait. Les mélodies sont traduites sur les neumes de St. Gall, 'conformément aux tableaux que j'en ai donnés dans les Vraies mélodies grégoriennes et dans les Voix de St. Gall. Or, sans préméditation aucune, il a suffi de rapprocher les formules des Cursus et les mélodies des Versets ainsi traduites, pour que leur concordance parfaite ap- Iparût manifestement. N'est-ce pas la preuve irrécusable: i° que les vraies formules des cadences oratoires sont bien les formules métriques ; 20 que les mensuralistes n'ont pas tort de vouloir pour les mélodies grégoriennes un rythme musical et que nos traductions des neumes romaniennes sont bien près de la vérité, si elles ne sont la vérité elle même ?
dents ne présentent pas une seule exception (réelle) à la règle: les 5 dernières syllabes aux 5 derniers groupes » neumatiques, et la même mélodie des médiantes et des terminaisons, avec son rythme caractéristique des deux cursus spondaïque et molosse, sert à tous les Répons de même mode.
Il faut donc reconnaître, que la Psalmodie romaine toute entière a été composée sur le modèle des Cursus métriques, en observant le rythme de chaque formule, surtout celui du dernier pied, caractéristique de la cadence.
Concluons enfin que, dans tout ce domaine des chants liturgiques régis par le cursus oratoire, ce n'est pas à la musique 1 orientale des Graduels, des Alléluia, etc., que les compositeurs 1 romains ont demandé le modèle de leurs mélodies, ils se sont servis de la musique gréco-romaine, ils ont fait à leur manière et pour leur temps de la musique moderne. Bel exemple qui date de loin et qui vient de haut. Ne pourrions-nous les imiter ?