‹ Compositions d'analyse et de mécanique: données depuis 1869 à la Sorbonne pour la licence ès (volume 2)Chapitre 52 sur 91 · Étude de la fonction u = r · texte numérisé non relu

Étude de la fonction u = r

P^ y et p étant des nombres entiers.

Les points critiques de la fonction sont z:= a^ z = b^ 5 = c. Le point a est un pôle, car, pour c = a, i/ = ao et son inverse reste Cnie et continue; il n'y a pas permutation de valeurs de la fonction quand la variable tourne autour de a. Il n'en est pas de même pour les branchements 6 et c (Jig' 9). Supposons que z décrive un cercle

'Ot

infiniment petit autour de 6 et soit Ukl^ valeur de «quand s part d*un point B de cercle, cherchons quelle sera sa valeur quand z reviendra en B après avoir tourné une fois

YARIABLES IMAGINAIliES. — FONCTIONS ELLIPTIQUES. iSg

dans le sens direct autour de b. Les racines ^»^™«» de l'unité sont

, , Sl*7t

2 Alt . . 2 Air —r-

cos h i sin z=z e r

k étant successivement égal à o, i , 2, • • • , /^ — i ; on aura donc, pour Texpression de l'une quelconque des valeurs

de w, quaud z sera en B, i/A== Uoe ^ . Cela étant, posons

quand on tourne autour de 6, les facteurs et

„ . ne chansrent pas : nous n'aurons donc à nous oc-

cuper que du facteur

qui, après un tour complet autour de b, deviendra

c'est-à-dire que um est devenu w^+p; les diverses valeurs de u se permutent circulairement.

On ferait sur le point z = c une discussion entièrement analogue.

Supposons que Ton parte d'un* point quelconque M du plan et que Ton parcoure un contour fermé à l'intérieur duquel se trouvent les deux points b et c; la fonction reprend en M la môme valeur que si l'on parcourt les deux contours élémentaires issus de M et entourant a et fr, puisqu'il n'y a aucun branchement entre l'ensemble de ces contours élémentaires et le cycle considéré; après un parcours complet de ce cycle, la détermination i/a ^st donc devenue Uk^^y.

l4o PmKMifeRB PAmnB. — CHAPITIE TIII.

91 • Résidus de quelques fonctions.

I® u= ; ^,1 pour le pôle z = a. Posant

I — cos(^ — a) * *

^ = a -f- A, la fonction devient

aaH-aA-4-i aa + n-aA a , , ,

T— = -Ti rr = -rT(aa-+-H-2A-H...);

I — cosA A* A* A*^ '

le résidu cherché est donc égal à 4; il est d'ailleurs le même pour tous les pôles ^ = a + 2A"ic de la fonction.

a® a = -r-j- • Cette fonction a pour pôles les points

5 = Attc; or on a

sin'(A:in- A) sin*A

La parenthèse ne renfermant que des puissances impaires de A, son carré n*a que des puissances paires, ce qui démontre que les résidus sont nuls.

L'intégrale / -r-^- est donc indépendante du chemin

parcouru entre les deux points z^^lz^*

3® a = T ■ TT ïT- Soit ^ = a un pôle de la

[a-i-(az -h o)tang^J* ^

fonction a, c'est-à-dire une racine de Téquation

f(^z) •= a->r(az H-6)tangz = o;

on a

d'où

= -Lr L.A>>i+ 1

TARIABLBS UUGIIIAIRBS. — FONCTIONS ELLIPTIQUES. l4l

Pour calculer le résidu — •^,,V \ i formons

/\z) = {az H- 6) (i -h lang'-s) -+■ a tangz, f\z) = 2[a -+- (az 4- 6) tangi] (i -+- tang»^),

d'où/'^(a) = o; les résidus sont nuls. L'intégrale

/•'* dz

est donc uniforme. On aurait d'ailleurs pu le voir autrement, en remarquant que

fu dz =^ z ^ •

a a -1- ( a^ -h 6 ) tang -S

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