‹ Compositions d'analyse et de mécanique: données depuis 1869 à la Sorbonne pour la licence ès (volume 2)Chapitre 60 sur 91 · A»B, ABA, AB«, B«A, BAB, BA · texte numérisé non relu

A»B, ABA, AB«, B«A, BAB, BA

l'intégrale suivant A^B est

celle suivant ABA est — a( A — B) ; enfin AB^ donne A— B.

YÂRIÀBLES IMAGINAIRES. — FONCTIONS ELLIPTIQUES. l5g

Les trois autres intégrales, se déduisant des premières par permutation des lettres A et B, sont respectivement égales et de signes contraires.

Enfin, comme Ton a

A«B-+-ABA — AB«=o,

la fonction u n'a donc que deux périodes distinctes A — B et a(A — B). Il est clair d*ailleurs que, si Ton partait de l'une des deux autres déterminations du radical, A et fi seraient simultanément multipliés, soit par a, soit par a^, et que ron retomberait sur les mêm?s périodes.

Remarquons, en terminant, que Tintégrale A, par exemple, est égale au produit par i — a de l'intégrale rectilîgne prise de Uq à a.

103. Exprimer, à l'aide des fonctions elliptiques, la fonction z qui satisfait à l'équation différentielle

les constantes étant réelles.

Cette équation est celle qui lie au temps t l'ordonnée verticale z du pendule conique.

Soit a<ib<,c\ posons

d'où

dz = i{b — a)udut

posons encore ~ = k^ ; k sera réel et plus petit que i , et il viendra

l6o PlOlftEB PAKTB. — CHAPITM TIII.

OU, si l'on représente par n la constante — — ^= — cl si

Ton choisit convenablement l'origine du temps,

u = snnt; d'où enfîn

5 = a-+-(6 — a) sn»n/ = acu^nt-\- bsn^nt.

loi. Développement de la /onction elliptique snu en série double.

/fin f t\ //■" — ^ ' ** } U étant une constante, suivant un z — u

rectangle ayant l'origine pour centre et dont les côtés, parallèles aux axes, ne passent ni par les zéros, ni par les infinis de sn(5); nous ferons d'ailleurs les dimensions de ce rectangle infiniment grandes. L'intégrale considérée peut s'écrire

or on a

-^dz = o;

en effet, la fonction sn{z) est impaire : donc la fonction

est paire et, en des points symétriques de l'origine,

les éléments de l'intégrale sont égaux et de signes contraires.

Pour calculer la seconde intégrale, nous poserons

z = re^ ;

on aura

-^ii^^)dz=Juii-^^)snz(^-^^^^-^-^j; or, soit [x le maximum du module de w(i + e) sn^ et p le

VARIABLES IMAGINAIRES. — FONCTIONS ELLIPTIQUES. l6l

minimum de r, le module de la seconde partie de Tintégrale est inférieur à

et, comme p est infiniment grand, cette portion d'intégrale est nulle. Quant à la première partie, nous la décomposerons en huit autres, telles que dans chacune d'elles le rayon vecteur aille toujours en croissant ou toujours en décroissant; Tune quelconque de ces parties est nulle, car son module est inférieur à

En résumé, Ton a

rsn z dz =o;

snz

donc la somme des résidus de la fonction à Tintérieur

du rectangle d'intégration est nulle. Or cette /onction est infinie d'abord pour ^ = m, et le résidu correspondant est la fonction cherchée sni/. Voyons maintenant les résidus qui répondent aux valeurs infinies de sn^; on a

or

sn[2mK H- (2/1 -+- i)«K'-H h\

= (-i)"»sn(*K'-4-A)= — ,^-^ '

k snn

le résidu de sn^ est donc — j — ; par suite, le résidu relatif à l'un des infinis de la fonction ~ — — sera égal à

(— rV"

A-[2/7lK-+-(2/l-^ \)l¥J — u\

ViLLic. — Compositions. 11

102 PREVifelE PARTIE. — CHAPITRE VIII.

Faisant la somme de tous ces résidus, on a

-KM -^x

formule qui donne sn« par une série à double entrée, dans laquelle on doit faire tendre les entiers M et N vers rinfini.

La même méthode ne s'appliquerait pas aux fonctions paires cnu et Anu, les intégrales

/^cnz j /'An;: , / -.-«-» / —-dz

n^étant plus nulles.

lOo. Développement des fonctions circulaires et des fonctions elliptiques en un produit d'un nombre infini de facteurs.

Soit f{z) une fonction monodrome n'ayant d'autres

points critiques que des pôles et u une constante; si nous

f'(z^ considérons la fonction - — '-^- : elle admet un premier

résidu ——■ pour z = u. Les autres résidus sont de deux sortes, ceux qui proviennent des zéros àe f{z) sont égaux à ~j- > a étant un zéro et/> son degré de multiplicité, et ceux qui répondent aux pôles de la même fonction ont pour valeur i-^- y b étant un infini et q son degré de multiplicité; nous représenterons généralement par r le résidu de la fonction 4^\ » pour la valeur 2 = a, qui rend cette fonction infinie. On aura

VARIABLES IMAGINAIRES. — FONCTIONS ELLIPTIQUES. l63

rintégration étant faite suivant un contour fermé conxprenant le point u et ne passant par aucun pôle de la fonction intégrée. Intégrons l'équation (i) par rapport à w, suivant une ligne quelconque allant de Torigine au point u^ mais évitant les pôles de la fonction, il viendra

TT indiquant le produit de tous les facteurs (— --)

fournis par les pôles tels que a, compris dans le contour. Posons, pour abréger,

on aura la formule générale

La valeur de I se réduit à l'unité si/(-3) est une fonction paire ou impaire et si le contour d'intégration est un rectangle de dimensions infiniment grandes, ayant l'origine

pour centre et ses côtés parallèles aux axes; en eflet, le

f'iz) module de --.-^ reste fini et cette fonction est impaire: or

OD a

— lOK = - -+- --r(l -T-S).

(^Dsidérons donc l'intégrale

l64 PREMIÈRE PARTIE. — CHAPITRE VIII.

la première partie

f'iz\ est nulle, car, la fonction --i.r-4 étant paire, les éléments de

l'intégrale se détruisent, à cause de la symétrie du contour par rapporta Torigine; on démontrerait d'ailleurs, comme dans l'exercice précédent, que la seconde partie est nulle : donc I = I et l'on a

Fonctions circulaires. — L'exponentielle étant une fonction holomorphe, il en est de même de sin^ et de cos^; les zéros de ces fonctions, qui sont simples, four-

nissent donc seuls des pôles de -jr-^ • Les zéros de

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