On considère V intégrale curviligne
r{ab'—ba'){xdy—ydx) ^ J {ax~h hy)'^-\-{a'x-^h' yY^
prise dans le sens positifs le long d^une courbe G entourant l'origine^ et où a, 6, a' ^ b' désignent des constantes réelles. Montrer que la valeur de cette intégrale ne dépend pas de la courbe C et trouver cette
valeur,
(Paris, juillet 1896, i"* question.)
Posant T = («rô' — bà) J, et transformant en coordonnées polaires, on a
cose -h b sin6)2-f- (a'cose -h b' sinÔ)*'
l'intégrale J, qui représente le double de l'aire d'une ellipse dont le centre est à l'origine, est donc indépendante de la courbe C le long de laquelle se fait l'intégration.
L'intégrale J pourrait se calculer par le changement classique de variable tangQ = ^; il est plus simple de se servir de l'équation dont les racines sont les carrés des
demi-axes de la conique
kx^-\- iBxy H- Cj^* H- H = o,
et qui est
(AG — Bî)pîH- ( A -f- G)Hp H- H2 = o;
on a, dans le cas actuel,
A = a2-ha'2, B = ab^a'b', C = b^-^b'^, H=— i,
d'où
AG - B« ( rt^>' — 6a' )2 ' ~ ab'— ba'
et, finalement, I = dz 27:, suivant que ab' — ba! est positif ou négatif.
On peut encore calculer directement l'intégrale I, à l'aide du changement de variables
ax -\- by = w, a' x -^ b'y = t», qui donne
{x dy — y dx) = {ab' — ba' ) = (u dv — i^du)
et
C udv ^ vdu V
Or, tandis que le point (a:, y) décrit son ellipse dans le sens direct, le point (i^, v) décrit également une ellipse, d'oii
suivant que l'ellipse (w, r) est décrite dans le sens direct ou en sens contraire. Pour établir cette distinction, remarquons que
V a' '\- b' tanffô tango— - = 7-: V'
d'où
do d^ ab'— ba'
cos^cp cos^O («H- 6 tangO)2'
or rfO est positif, donc c/cp a le signe de ab' — ba\ ce qui conduit au résultat précédemment obtenu.
187. Étant donnée une fonction f (x, y ^ y^)^ Vintégrale curviligne
•To.ro
prise le long d\in chemin C joignant (^o? ^o) ^ (^? y) et où y désigne la dérivée par rapport à x de la fonction y de X déterminée par ce chemin, dépend, en général^ de la courbe C. Quelle doit être la forme de la fonction f{x^ y^ y') pour que V intégrale soit indépendante du chemin suivi, ou, en d^ autres termes, pour qu^elle dépende seulement de x et yl
(Ecole Normale, 1898, i'"* question.)
La variation de l'intégrale considérée devant être nulle, on a
dy dx ày' "
ou
àj d\f d\f dy ^ d^f d^y ^
dy ~~ dx oy ôy ôy' dx ~^ dy'^ dx^ '
mais, le chemin C étant quelconque, cette équation doit être une identité.
D'ailleurs, en tout point du plan, -~ et •-— sont arbi-
traires, ce qui exige, puisque -7-^ ne figure que dans un
terme, que Ton ait
ÊIL -
et, en intégrant.
dy
substituant dans l'é quation primitive, il reste
c'est l'unique condition à laquelle doivent satisfaire les fonctions cp et tj; ; elle nous montre que ces fonctions sont les dérivées partielles d'une fonction arbitraire u{x^y) et l'on a finalement
., , du , du du
On reconnaît immédiatement sous cette dernière forme que l'intégrale proposée a pour valeur
résultat indépendant du chemin s uivi.
188. Une sphère de rayon a a pour centre Vorigine des coordonnées rectangulaires. On demande d^ évaluer le volume de la portion de cette sphère comprise entre le plan des xy^ celui des zx et le cylindre qui admet pour section droite une spirale d'Archimède tracée dans le plan des xy^ et dont C équation en coo rdonnées polaires est r z=z a^, l'axe des x étant supposé
choisi comme axe polaire,
(Toulouse, juillet 1888.)
L'expression du volume est, en coordonnées [cylindriques,
2 — 7-2 /• dr
\ = f fzrdrd^= f dQ f /^
=j Xia^-r^Aa ^ = yj (1-62)2^6;
posant 9 = sin'^, l'intégrale devient
= -— I cos^cp do
a^ 1 .3 TT ira'
189. Déterminer le volume de la portion d^ espace commune aux deux surfaces définies en coordonnées rectangulaires par les équations
(Bordeaux, juillet 1891.)
Ces deux quadriques de révolution se coupent suivant deux courbes planes données par Téquation
ic 1
la première racine convient seule, le plan :; = — 2 c ne coupant pas les surfaces.
Le volume V, commun aux deux surfaces, se compose donc de deux parties : Tune V|, comprise entre le parabo-
loïde et le plan z=^ -; Tautre V2, située au-dessus de ce
plan et limitée par l'ellipsoïde ; d'où
Vi = 1 —7^ z dz = — i
ic 16
. c I ^^\ / 5ira'
et