II. — L'Othomi, Otomite ou Hia-Hiu
L'Othomi ou Hiû-Hiû est une des langues les plus répandues de la République mexicaine, puisqu'elle se parle dans tout l'Etat de Queretaro, et une partie de C3ux de San-Luis, de Guanaxuato, de Michoacan, de Mexico, de Puebla, de Vera-Cruz et de Tlaxcala.
Selon Glavijero, le pays des Othomis commençait à la partie septentrionale de la vallée de Mexico, et s'étendait jusqu'aux montngnes qui sont à environ 90 milles de la capitale. Parmi les lieux habités qui étaient nombreux, on remarquait l'ancienne et célèbre ville de Tula, fondée par les Toltèques, et celle de Xilotepec, qui, depuis la conquête des Espagnols, devint la métropole des Othomis.
Gette nation est regardée comme une des plus anciennes de l'Anahuac, ayant persévéré dans l'état sauvage pendant plusieurs siècles , elle avait la réputation d'être la plus grossière de celles de ce pays. Les Othomis, dit le P. Sahagun, étaient de leur nature lourds, grossiers et peu adroits,
(1) Mithridates, Tableau universel des langues, avec le Pater en 500 langues, continué par /. Sev. Vater, 3 vol. in-S". — 2 éditions, Berlin, 1809 et 1817.
renommés pom* leur indolence, si bien, qu'on avait coutume (le dire au lieu de : Ah ! le maladroit ! « il est comme un Othomi ».
Ce n'est guère que vers le XV siècle que les Othomis commencèrent à vivre en société, comme sujets des rois de Tezcoco ; ils fondèrent alors plusieurs villages. Une grande partie de ceux qui avaient persévéré dans l'état sauvage^ donnèrent beaucoup de mal aux Espagnols pour les soumettre ; ils n'y parvinrent que vers le XVIP siècle.
Buschman pense que l'on peut considérer le mot Othomi, comme un mot mexit'ain, mais cela n'est pas, car Otho, dans cette même langue othomi, paraît signiiier rien^ et mi, tranquille ou de sang-froid, ce qui s'applique bien au caractère du peuple, tandis que dans la langue mexicaine il voudrait dire : Sans repos, étranger ou errant. Hià-Hiù est composé de Hià, langue, et Ihû, <\và veut dire s'asseoir, demeurer, se reposer, de sorte que ce mot peut se traduire par la langue qui demeure, qui ne varie pas.
Glavijero cite plusieurs auteurs de grammaires et de dictionnaires othomis, il en est de même de Léon Pinelo y Beristain ; mais D. Luis de Neves y Molina, dans la préface de sa grammaire, dit : il n'est pas un seul individu qui se risque à parler cette langue, ou qui ait trouvé une méthode facile pour l'enseigner ; et si quelqu'un s'est risqué à écrire quelques notes à ce sujet, il n'a pu le faire qu'avec les plus grandes difficultés, et en discutant sans cesse sur des interprétations qui se contredisent souvent.
Cet ouvrage de D. Luiz de Neves qui a pour titre : Réglas de ortogralîa, diccionario y arte del idioma othomi, Mexico, 1767, est, en fin de compte, le seul dans lequel il soit possible de se renseigner sur la nature de cette langue, quoiqu'il particiiio daimanque de connaissances de son temps.
La langue Othomi i^&l citée dans le Mithridates comme une des langues mexicaines qui contient le plus d'équivoques.
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Cette même langue comprend un grand nombre de dialectes qui portent principalement sur la différence de la prononciation ; citons seulement le Mazahui, Mazahua, Malzahua ou Matlazahua , dans les Etats de Mexico et de Ghihuahua,
Les principaux lieux habités par les Mazahuis, au dire de Clavijero, éta-ient les montagnes occidentales de la vallée de Mexico; ils formaient la province de Mazahuacan appartenant à la couronne de Tacuba. Aujourd'hui les seuls restes de la tribu Mazahua résident dans le district de Ixtalahuaca, dépendant du département de Mexico.
Les écrits en dialecte Mazahua sont tellement rares que l'on ne connaît aujourd'hui qu'une Doctrine, précédée de quelques courtes remarques grammaticales, par Diego de Najera Yanquas, et un vocabulaire manuscrit anonyme, qui sont tous deux dans des bibliothèques particulières.
in. — Le Huaxtèque-Maya-Quiché.
L'histoire ne dit rien sur l'origine des Iluaxlèqiies (Huaxtecas), ni sur leur établissement dans l'Anahuac. A l'arrivée des Espagnols, ils occupaient la frontière septentrionale du royaume de Texcoco et une partie de celui de Mexico, et ils étaient indépendants de l'un comme de l'autre.
Aujourd'hui ce pays est connu sous le nom de Va Hiiaxleca, et il comprend la partie septentrionale de l'Etat de Vera- Cruz, une partie limitant celui de San-Luis, s'appuyant à l'est sur le golfe du Mexique, depuis la barre de Tuxpan jusqu'à Tampico, d'après la carte de Orozco y Berra.
Huaxtlan est un mot mexicain qui signifie : « le lieu ou abonde le Huaxi », fruit plus connu au Mexique sous le nom castillan de Guarjo. Il est composé du mot Huaxin, perdant in par une contraction fort en usage dans la composition des mots mexicains; et de tlan, particule qui annonce l'abondance d'une chose eu un lieu déterminé. C'est de Huaxllan que
viendrait le mot païen Himxtecntl que les Espagnols convertirent en Himxtcca ou Huaxtèqne.
Quant aux auteurs qui ont écrit sur cette langue, nous citerons :
Fr. de Olmos qui a composé une grammaire, un dictionnaire, des sermons et d'autres écrits, qui paraissent être restés manuscrits et sont aujourd'hui perdus ;
Fr. Juan Guèvara, auteur d'une Doctrine chrétienne, imprimée à Mexico en 1689 ;
Carlos de Tupia de Zenteno, auteur d'une notice sur la langue huaxtèque, avec un dictionnaire de la Doctrine chrétienne, imprimé à Mexico en 1767.
Le Huaxtèque est d'ailleurs une des langues dont il est question dans le Mitbridates. . ' . . ' •'
La langue Maya se parle dans tout le Yucatan, l'île de Carmen, le pueblo de Monte Cristo , dans le Tabasco, et celui de Palenqué dans le Chiapas. Les Indiens ont conservé cette langue avec une telle ténacité, qu'aujourd'hui ils n'en ont pas d'autre, de telle sorte ipie les blancs qui leur rendent visite sont obligés de l'apprendre pour se faire comprendre.
Le chroniqueur Herrera dit que les anciens habitants du Yucatan assuraient que leurs ancêtres étaient ^'enus de l'Orient. Selon un autre auteur, tous les Mayas se réunirent en 1420, sous les ordres d'un seul monarque, dont la capitale était Mayapan ; mais, plus tard, la jjéninsule l'ut partagée en diftérents états, avec des chefs particuliers.
Ce fut Francisco, Fernandez de Cordova, qui découvrit le Yucatan, en 1517; et Francisco de Montejo en lit la conquête en 1527. Les Espagnols témoignent de la civilisation avancée où parvinrent les Yucatèques, elle égalait presque celle des Mexicains; on en peut d'ailleurs juger encore aujourd'hui d'après les admirables ruines de Ghichen-Itza, d'Uxmal, qui peuvent rivaliser d'importance avec celles de Palenqué. Les principales de ces ruines sont des Tenqiles dans lesquels les Mayas adoraient beaucoup d'idoles, auxquelles ils offraient eu
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sacrifice des victimes humaines; ils croyaient à l'immortalité de l'àme, aussi bien qu'aux peines et aux récompenses futures. • ■ ■ ' ■
Les Mayas connaissaient l'écriture hiéroglyphique, ils divisaient l'année comme les Mexicains, c'est-à-dire en dix-huit mois de vingt jours, ajoutant cinq jours complémentaires à la lin du dernier mois.
Selon Beltram, le premier ({ui ht une grammaire de la Langue Maya fut le P. Luis de Villalpando, elle fut perfectionnée par le P. Diego Lauda, second évoque du Yijcatan, et publiée en 1864, à Paris, \)i\v l'abbé Brasseur de Bour- Jjourg. La première qui fut imprimée fut celle du P. Juan Coronel. — Une autre plus récente fut celle du P. Francisco Gabriel de San Buonaventura, Mexico, 168i. — Gitonsencore : Un vocabulaire par Fr. Alonso Solana; une grammaire par Fr. Juan de Acevcdo ; un vocabutairc i')av Antonio de Ciudad — Real; une graunnaire et un dictionnaire par Andrés de Avendano ; une Doctrine chrétienne par l'Illustrissime D. Pedro, Sancliez Aguilar; un catéchisme par Fr. Juan Cruz, Mexico 1571-1639, etc., etc. L;i langue Yucatèque est comprise dans le Mitliridntes.
Le Quiche se parle dans le Chiapas et le Guatemala, le Cacliiquel et le Zutuhil, ([ui on dérivent, seulement dans ce dernier pays. Les trois langues ont entr'elles une si parfaite analogie qu'il n'y a que d'imperceptibles différences. Avant l'arrivée des Espagnols, le royaume de Quiche était le plus inq)ortant et le plus civilisé du Guatemala. On voit à Santa- Cruz do Quiche les ruines de Utlalan, cité de premier ordre, et ancienne capitale du Royaume dont les monuments rivalisaient avec les palais de Montezuma, et ceux des Incas.
La capitale des Gachiquels était Ratinamit ou Tocpan- Guaten.ala, ville grande et forte; et celle des Zutuhiles, Alitan ;i)vès de la lagune de ce nom ; on la regardait comme inexpugnable.
Ges peuples connaissaient l'écriture hiéroglyphicpie ; le
H ETHNOGRAPHIE nIEXlCAINE. 21
P. Ximénez, dans son histoire de l'origine des Indiens du Guatemala (Vienne 1857) dit : « Il n'est pas facile de déterminer quand commença cette Monarchie des Indiens Quiches parcequ'ils ne tenaient pas compte du nombre d'années que chacun de leurs rois régnait. On peut seulement supputer approximativement que la première année de leur Monarchie remonte à l'an 105 i de notre Ère. » ''
Le mot Quiche, Kiché ou Quiizé, veut dire beaucoup d'arbres. Selon un ancien auteur le nom de Quiche se rapportait primitivement à l'empire de Palenqué, à cause du grand nombre de familles de nations différentes qui le composaient, ce qu'ils figuraient par des arbres. Quelques autres les appelaient dans l'idiome quiche : Utlateca. Les auteurs écrivent les mots Gachiquel et Zutuhil de différentes manières, spécialement le dernier : Zutugil, Yutuhil, etc., etc. Cet idiome est appelé par quelques-uns Zacapula et Atiteca,
M. l'abbé Brasseur de Bourbourg adonné, en 1802, une grammaire et un vocabulaire de la langue Quiche, extraits de plusieurs manuscrits , et entr'autres du : Tesoro de las lenguas Quiche Cakchiquel y Tzutuhil du P. Francisco Ximenès.
De nombreux dialectes se rattachent à cette troisième famille de langues ; nous devons une mention aux plus importants, à savoir : le Manie ou Zakloljpakap, le Totonaque, le Chanabal, le Cliiapanèquc, le Cliol, le Tzendal, le Zoque et le Tzotzil.
La nation des Marnes ou Zakiohpakap, habitait le pays de Soconusco depuis les temps les plus reculés, elle en était originaire, elle y vivait indépendante jusqu'au jour où une grande armée d'Olmèques venus du Mexique, les réduisit, et les rendit tributaires. Il n'est pas facile de dire ce qu'étaient ces Olmèques ; peut-être appartenaient-ils à cette nation à laquelle l'historien des Ghichimèques Ixtlixochitl attribue la fameuse pyramide de Gholula, et qui, selon l'opinion la plus accréditée habitait le pays avant farrivée des Toltèques.
Une fois réduits en servitude, les Mames émigrèrent en
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grand nombre vers le Sud, cherchant des terres Ubres pour s'y établir, et s'étendant ainsi jusque vers le Nicaragua
Après l'invasion des Olmèques, ceux des Marnes qui étaient restés dans le Soconusco, se virent attaqués et vaincus par les Toltèques, qui leur imposèrent un roi, frère d'un de leurs chefs. Plus tard, Marnes et Toltèques entreprirent plusieurs guerres avec leurs voisins les Quiches, jusqu'à ce qu'un roi de ces derniers, Kikab II, les eut complètement mis en déroute, à ce point que les Mames durent se réfugier dans leurs forêts. ■
Enfin Ahuitzotl, huitième roi de Mexico, conduisant ses armées triomphantes jusqu'au Guatemala, rendit, cette fois, tous les habitants de Soconusco tributaires de son empire.
Le mot Xoconochco, dont les Espagnols ont fait Soconusco est Mexicain, et signifie : île, lieu ou ï 012 mène la vie sauvage; il se compose de deux mots : xocotl. chose sauvage, etNoclitli, la vie, auxquels on ajoute la proposition co qui indique le lieu, l'endroit. Les habitants de Soconusco ont conservé le nom de Mames, qui n'est pas mexicain, mais bien indien, et paraît répondre au nom de père, qu'ils employaient fréquemment mais leur langue paraît s'être appelée plus particule Zaklohpakap.
Quant aux anciens livres sur cette langue, il faut citer : la Grammaire et le Vocabulaire du P. Fr. Diego de Reyiioso, Mexico 1644; et une autre grammaire écrite par Fr. Geronimo Larios, citée par Heynoso et Léon Pinelo y Bersiltain. — A peine la langue Mame est-elle citée dans le Mithridaies, et encore sans la moindre notice.
Le Totonaque se parle dans le nord de l'Etat de Puebla, et dans la partie de l'Etat de Vera-Gruz qui confme avec le pays des Huaxtèques, et avec le golfe du Mexique, depuis la barre de Tuxpan, jusqu'à celle de Ghochalcas.
Selon Torquemada (Livre III, Ch. 18) les Totonaqucs ou To, jnèqucs vinrent de l'Anahuac avant l'arrivée des Ghichimèques; ils étaient fractionnés et arrivèrent par familles
successives. Le premier point oii ils s'établirent futTeotihuacan; ils y construisirent, selon les uns, deux temples célèbres dédiés au Soleil et à la Lune, dont les ruines existent encore; selon d'autres, ces temples ne lurent pas leur ouvrage, mais bien celui des Olmèques; plus tard ils îurent reconstruits par les Toltèques de Teotihuacan, ils passèrent à Tenamitic, et de là au lieu où on les voit encore.
La capitale des Totonaques fut Mixquihuacan, ils occupèrent aussi plusieurs villes Irès-peuplées, telles que celle de Gempola, sur la côte du Golfe, la première dans laquelle entrèrent les Espagnols. Les Totonaques, furent d'abord gouvernés par des rois; plus tard, ils furent soumis par les Mexicains qui leur imposèrent un tribut; aussi cà l'arrivée des Espagnols furent-ils les premiers à se liguer avec Certes pour faire la guerre à Montézuma.
Le P. Sahagun a donné de curieux détails sur les mœurs, les coutumes, la civilisation des Totonaques; ils avaient adopté la religion mexicaine avec ses horribles sacrifices humains. De trois en trois ans, ils sacrifiaient trois enfants dont ils conservaient le sang mêlé à une certaine gomme comme un talisman sacré. Dans une haute montagne, ils avaient un temple célèbre consacré à la déesse des moissons, à laquelle on sacrifiait, non pas des hommes, mais bien des animaux. Il est curieux de mentionner d'après Torquernada, que les Totonaques pratiquaient la Girconcision. L'Etymologie du nom de Totonaque n'est pas mexicaine, mais bien totonaque môme, ce mot signifie, à la lettre, Troh cœurs, il est symboli(iue, et échappe à toute analyse.
Il existe plusieurs grammaires de la langue totonaque : celle de Don xJosé Zambrano Bonilla, avec une doctrine en langue Naolingo, par D. Francisco Dominguez, Mexico, 1572; celle de Pinelo y Zarita, antérieure à la précédente ; celle d^'Andrès Olmos et CristobalDiaz de Anaya qui ont également composé un dictionnaire ; les grammaires de Toval et de D. Eugenio Roniero; la grammaire et le dictionnaire de D. Fr. Francisco Tohar. — Le Totonaque :jsi couipris dans le Mithridates.
M CUNGUÈS DES A.MKUICA>'ISTES. 14
Le CJjRimhal — se parlait dans la paroisse de Gomitan de rôvèclié de Chiapas.
Le Chiapanèqiie. — Si l'on en croil les traditions des Chiapanùques, ils seraient les premiers peuples du Nouveau Monde ; ils vinrent^ disent-ils, du Nord; et arrivés à Soconusco, ils se divisèrent, allant habiter: les uns le pays de Nicaragua, \v,s autres s'établissant dans le Chiapas. Cette 'nation, au dire des historiens, n'était pas gouvernée par un roi, mais bien par des chefs militaires nommés par les prclres. Cela dura jusqu'à ce que les derniers rois mexicains les eussent soumis. Ils faisaient le même usage des peintures que les Mexicains, ils comptaient de la même manière ; ils employaient les mêmes figures que ceux-ci pour représenter les années, les mois, les jours. Les Chiapanèques se soumirent volontiers aux Espagnols.
Le P. Zepada a écrit une Méthode des dialectes chiapauèque, Zoque, Tzendal et Chinantèque ; cet ouvrage n'est connu que par les notes des bibliographes, et par le vocabulaire chiapanèque de Fr. Domingo Lara.
Le Chol. — Le Chol se parlait dans le département de ChiapaS; et il paraît que le P. Cordoha a écrit une grammaire de cet idiome.
Le Tzendal. — Cotte langue se parle dans l'Etat de Chiapas ainsi que les précédents idiomes. C'est sur le territoire des Tzendales que se trouvent les magnifiques ruines de Palenqué. Les Tzendales, de même que les Zoques et les Quélènes, furent soumis par les Chiapanèques.
Nous avons dit, à propos de la langue chiapanèque que le P. Zepada avait écrit une grammaire de l'idiome tzendal ; Fr. Juan Alfonso a également écrit dans ce même idiome des Opusculûs doctrinales.
Le Zoque. — Le Zoque se parle dans les Etats de Tabasco, de Chiapas et d'Oaxaca. Les Zoques furent soumis par les Chiapanèques. Le P. Zepada a écrit une grammaire dans cet idiome.
Les Tapijulapa, qui habitent dans une petite vallée à trois
lieues de Tacotalpa ; les Ocsolotan, qui habitent les l)ords do la petite rivière du même nom, et les Piizcatan, habitants du village de ce nom à 8 ou 9 lieues à l'est de Tacoltapa, sont au nombre de quelques familles seulement. Ils ont la même langue, à la différence du dialecte près.
Le Tzotzil. — La cité de Tzinacantlan, dont le nom mexicain signifie : le lieu des chauves-souris, a éié successivement la capitale des Quelènes et des Tzotziles qui l'appelaient Zolzilha, ce qui, de même que Zotzil, signifie chauvrsouris. Les Zotziles habitaient le Chiapas.
Parmi les dialectes qui se rattachent à la grande famillo Quiché-Maya, citons encore, comme dérivant du Maya :' I(^ Lacandon et le Pet en, parlés par les peuples du même nom qui habitaient le Guatemala ; et comme dérivant du Mame, le Pocoman et le Poconchi, également parlés dans le Guatemala.