XII. — Des Pronoms relatifs
La relation pronominale s'exprime de six manières différentes :
i" MoNTAGNAis. — Gctto languG possède une sorte de pronom spécialement affecté à l'expression de la relation. Exemples : déné homme, tta-déné celui qui ; ttsékwi femme, tta-ttsékwi celle qui ; eyi tta celui qui, celui dont : Jean tta tiri Jean qui. .^ i i , , r i ; j
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2" Dakota, Hidatsa. — Les pronoms interrogatifs font fonction de pronoms relatifs.
8" Langues dans lesquelles la fonction relative est remplie par des pronoms démonstratifs.
Iroquois. — Les démonstratifs no, nene, ainsi que le pronom interrogatif nabotcn s'emploient en qualité de relatifs.
Il existe en outre deux pronoms composés dans lesquels le premier élément paraît être exclusivement relatif. Ex.: tsinahoten ce que, ^57-72^ pour tsi-ne ce qui. .. ,
QuicHÉ. — Exemples : k-nhnual ri notre seigneur qui, nim-nl-nh tzak-ol ri le grand créateur dont, Jexu Cvixto ri Jésus-Christ qui.
Maya. — Au démonstratif quiche ri correspond le démonstratif/a/.
Nahuatl. — La relation s'exprime en préposant le démonstratif 772. Ex.: yn ni-mo-cuzqui moi qui suis ton bijou, yii ! ni-mo-quctzal moi qui suis ta belle plume.
Les pronoms interrogatifs aequin, tlein deviennent relatifs par la préposition de yn. Ex.: xiccaqui yn tlein ni-mitzilliuia écoute ce que je te dis, yehuatlyn aequin tlatlacuUitica mococoa celui qui souffre dans le péché.
4" Langues dans lesquelles la relation s'exprime en mettant le verbe au mode participe.
Algonquin. — Exemples : nind-awema saiakiliak ma sœur que j'aime, nind-awema saiakiliatk ma sœur qui m'aime.
GmppEWAY. — Gomme en Algonquin. j
Grî. — Gomme en Algonquin. Exemples : mokkuman meskaman le couteau que je trouve, kiyasisik mokkuman le couteau qui coupe.
On peut aussi se servir du subjonctif précédé de la conjonction e ou de la particule ka. Ex.: molikuman c miskaman le couteau que je trouve, ka I^asisik mokkuman le couteau qui coupe. • .
Chibgiia. — Exemples : ze-bquyscua je fais, cha-quy-sca moi qui fais, clmquy-ia moi (jui fis.
Guarani. — Exemples : o-mhoé-haé celui qui enseigne, o-mboé-haé-cuern celui qui a enseigné, clie-vcmi-mboé celui que j'enseigne.
Kiumi. — Exemples : tupnij d-iica-ri hi-dioho Dieu aimant à moi, Dieu qui m'aime, Pero du-pa-ri du-nmra Pierre qui a tué son ennemi, Pcro di-pa-cri-ri hi-nha Pierre qui a été tué par moi.
Kechua. — On emploie les participes ou noms verbaux avec la conjonction ca. Exemples : cqca-cla acullicu-k-ca isu-cta inasca-ii celui qui mâche de la coca cherche de la chaux, coca-cta acuUicu-k chay-ca isu-cta masaa-n celui qui mâche de la coca celui-là cherche de la chaux^ etc.
5° Chacta. — On exprime la relation en suffixant aux noms les articles-pronoms ut, at, vt, et, it, ak-osh, ig, op, ona, ak-oij. Exemples : Alviii-ut Adam qui, Ef-vt Eve qui, Alvm-ak-osh Adam lui qui ; Alvni-ap Adam que, à qui ; Ef-ak-op E\c que , Eve à qui.
6" Caraïbe. — On exprime la relation en postposant aux thèmes verbaux les thèmes empli, onipti, ometi, ba-li, a-ba li, ba-rou, a-ba roii. Exemples : lika boule enipti ce qui est écrit, likira arica b- onipti ou likira arica abali-bou celui ({ui t'a VU; tokoya chile ba-rou celle qui est venue.
On peut aussi, en même temps que l'on postpose onipti an thème verbal, suffixer ba-li ou ba-rou au nom qui précède. Ex.: likira bouyoucou-bali inchacoua b-onipti n-one ce serviteur que tu as envoyé à moi, toucoura araoua-ba-rou alloucoura 1-onipti n-one cette hache qu'il a envoyée à moi.