LA ROUTE DU MISSISSIPI
nature à jeter queltiue jour sur les commencements de l'ère incasique Le mot quichua huan signiiie « ensemble, conjointement » tandis que tiaim ou tiyana correspond à « siège, chaise ». Il suit de là que tinliuana ou tiytihimim représente un siège dans une assemblée, un congrès, un parlement, et en général dans un corps délibérant, et aussi le lieu ou l'édifice contenant ce siège.
« Or, en quichua, on forme un certain nombre de verbes en suflixant au thème la particule d'il ou kcu; on aura donc, à la première personne du singulier du présent de l'indicatif tiahuaim-c'u-n-y «je siège dans une assemblée » et à l'infinitif tiahuana-cu-y « siéger dans une assemblée, lever la session, etc. » D'un autre côté, comme les voyelles u et o se substituent très-fréquemment l'une à l'autre, et que y finale est sujette à apocope, tiahuanaciiy devient régulièrement liahunnaco.
« ...Que si maintenant nous nous transportons sur les ruines de la ville de ce nom, nous rencontrerons tout d'abord quatre bancs immenses sur lesquels on dit que le souverain s'asseyait avec les personnages de sa cour pour dépêcher les affaires publiques. Chacun de ces bancs forme trois sièges taillés dans la pierre. »
M. Cravier donne lecture d'un mémoire sur La route du Mississipi.