II. — MiRVELO. — VaSQUEZ DE AvLLOX
Quelques années plus tard, une caravelle espagnole, com-
(1) Une petite baie de la côte occulent;il' porte eneorp son nom, conjointement avec celui de Chatbam.
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mandée par le pilote Mirvelo, toucha fortuitement aux côtes (le la Floride et fut très-bien accueillie par les indigènes.
Mirvelo ayant porté cette nouvelle à Saint-Domingue, sept habitants se formèrent en société, armèrent deux vaisseaux et les envoyèrent prendre en Floride des hommes pour les travaux des mines.
Ces vaisseaux abordent au cap Sainte-Hélène et sont bien reçus par les Indiens. Les Espagnols paraissent touchés des délicates attentions de leurs hôtes et les invitent courtoiseluent à visiter les navires. Cent trente Indiens répondent à cette invitation. Ils ne soupçonnent rien; et pourquoi soupçonneraient-ils quelque chose? Dès qu'ils sont sur les navires, les Espagnols lèvent l'ancre et font voile pour Saint- Domingue. L'un des navires périt dans la traversée ; l'autre rentre au port, mais il a perdu sa cargaison. Comme le dit Carcilasso de la Véga, ces pauvres sauvages, au désespoir d'avoir été trompés, s'abandonnèrent à la douleur et se laissèrent mourir de faim.
Instruit de ces affaires, Vasquez de Ayllon vient solliciter on Espagne l'autorisation de continuer les découvertes de Ponce de Léon. Charles-Quint lui accorde sa demande et la croix de Saint-Jacques. De retour à Saint-Domingue, Vasquez arme trois navires et part, en 152i, avec le pilote Mirvelo. Le vaisseau amiral se perd, et le pilote, qui ne peut retrouver sa route, meurt de chagrin. Vasquez continue d'avancer, et jette l'ancre sur les côtes de la Caroline du Sud, au cap Sainte-Hélène, près de la rivière Jourdain.
Los Indiens commencent par le bien recevoir, mais quand ils le voient détacher deux cents hommes pour explorer le pays, ils se souviennent de la trahison des premiers Espagnols, et pensent à la vengeance. Ils dissimulent leurs intentions, conduisent les Espagnols dans les terres, les massacrent à la première occasion, puis tombent à l'improviste sur la troupe restée à la garde des vaisseaux et la forcent de se rembarquer en toute hâte.
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L'expédition de Ayllon n'eut aucun résultat ; cependant Diego Ribero, sur sa carte de 1529, inscrit le nom de ce conquistador sur l'ancienne Floride.