PROVINCIALE AGRICOLE, 1858. LIT
qui plus tard permettrait à la laitière d’absorber ces rations énormes de fourrages nécessaires à une abondante lactation. D'un autre côté une riche alimentation active les organes de la respiration, dont le rôle est de transformer, par une combustion intérieure, les aliments de la ration en principes assimilables. Or on conçoit que plus lalimientation est riche et plus les poumons doivent prendre d’ampleur,la poitrine s’élargit et plus tard l'animal transforme en viande exclusivement la raiion destinée à produire du lait; la conformation est vicite.
Et pourtant tel est le mode d’élevage généralement suivi à l'égard de la race Ayrshire dans notre pays, en est-il de même en Ecosse ? Certes non. Le jeune veau, promptement sevré, est mis au pâturage, et plus tard il reçoit à l’étable une ration exclusive de foin. Le resultat de cctte alimentation doit être tout différent de celui que je viens de constater pour lPalimentation précédente. Le jeune animal, forcé de consommer une nourriture relativement pauvre, absorhe une ration volumineuse qui a pour effet de détendre les parois abdominales. Les principes alimentaires qui se présentent à l’élaboration des poumon: sont relativement en petite quantité, et les organs de la respiration restent peu développés, la poitrine plus tard sera retrécie et sera un des caractère saillants de la conformation laitière, dont l’aspect génèral peut se resumer en deux points principaux, abdomen volumineux, poitrine étranglée. Il faut bien se le rappeler ces caractères se repètent dans toute les races, de quelque partie dn monde qu’elles soient, dont l’aptitnde spéciale est la’ production du lait.
La race d’Ayrshire est de toutes les races laitières perfectionnées celle qui aujourd’hui est la plus répandre dans le monde. Et c’est à juste titre, car elle possède toutes les qualités qui doivent faire rechercher une race pour la production du lait.
$5.—Pro DUCTION DU TRAVAIL.
Si l’agriculture ancienne trouvait dans le bœuf de travail un moteur économique, pour ses diversesfacons données au sol, l’agriculture mo- 2 : .. + 3 derne, devenue une industrie, ne saurait se contenter de ses allures lentes et gênées, il lui faut, pour ses nombreuses cultures, plus de vi- [es ? FR L . D tesse, plus de dextérité. T'ant que lagriculture dans son enfance produisait d'abondantes moissons, grâces à la fertilité naturelle du sol non épuisée, le cultivateur n’eût que de rares travaux, une nature prodigué,fesait le reste,le bœuf en quittant le joug retournait au pâturage sut; ; Î Jus 5 et produisait de la viande après avoir donné du travail. Mais bientôt le sol en s’épuisant demanda plus de facons et l’art du cultivateur . 1] . . En ns . ) devenant plus diflicile, voulut plus d'intelligence. Dès cet instant les populations rurales, composées jusqu'alors de ‘rustres” (rusticus), comptèrent des hommes d’intelligeance et Part en s’élevant, grandit avec eux.
Le cheval fut subsitué au bœuf et e fut un progiès énorme mais bientôt le cheval ne suffit plus et la vapeur vint se plier aux besoins