LIV COMPTE-RENDU DE L’'EXPOSITION
de l’industrie agricole,qui elle aussi nécessitait ce tout-puissant auxi- à e liaire. | 8
Sans doute il est des exceptions à cette marche générale du pro-
grès agricole, mais ces exceptions sont motivées toujours par des cir- È P
constances de localité,qui justifiant plus où moins Pemploi du bœuf 1 p
comme force motrice pour la culture du sol. Toutefois il est remarqua- ÿ s
ble que,là où on le rencontre généralement,les populations moins in- 4 P
telligentes semblent, au contact incessant du bœuf de travail, en avoir i T':
| pris les allures lentes et génées et compromettent trop souvent leurs C récoltes par la manière dont ils en exécutent les travaux. à
Les circonstances veulent elles une culture plus active, aussitôt le bœuf est remplacé parle cheval. Avec notre climat excessif, nos printemps si courts, il est de toute nécessité d’exécuter les travaux ‘4 P
avec toute la promptitude possible, d’un autre côté l’éloignement de a T nos marchés, la température froide pendant laquelle se fontles char- [à k rois, nos routes glacées, toutes ces raisons nous font une nécessité 1 8 d'aller vite par l’emploi du cheval pour nos travaux agricoles. É IE
Pourtant il est des localités où, par des circonstances particulières, 14 5 le bœuf de travail est économiquement employé ; alors le cultivateur 1 v
devra choisir un bœuf bien ouvert du poitrail et des hanches, bien éta- 4 bli sur ses quatres membres ; les jambes, de hauteur mediocre,seront À nerveuses, sans être ‘rop fortes ; lies jarrets seront larges. La tête de à moyenne grandeur, les côtes arrondies, le ventre ni gros ni pendant, le LA garrot et les reins larges, un dos droit du garot à la croupe, des hanches peu saillantes, une queue bien attachée, et s’élevant un peu audessus de la croupe, la cuisse arrondie, les pieds solides, tels sont les points auxquels on eut pû reconnaître la haute valeur des bœufs de l travail exposés au derniers concours. Les Nos. 325 appartenant à M. Louis Dagenais étaient certainement des échantillons remarquables et méritaient en tout pointle prix qui leur a été décerné. La dociliki té avec laquelle ils obéissaient à la voix de leur conducteur dénotait suffisamment le bon emploi qu’il est possible de faire des bœufs de travail bien choisis et bien dressés ; il n’y a pas chez nous de race : spécialement apte au travail ; aussi les animaux exposés étaient ils des croisés avec les différentes races qui peuplent nos campagnes.
Ce qui démontre qu'avec un bon choix d’individus des soins et une alimentation convenable on peut développer une aptitude qui peut ne pas être spéciale à la race, mais spéciale à lindividu.