‹ Compte-rendu des travaux de la Chambre d'agriculture du Bas-Canada [microforme]Chapitre 46 sur 98 · PROVINCIALE AGRICOLE, 1858, LIX · texte numérisé non relu

PROVINCIALE AGRICOLE, 1858, LIX

De létude qui précède il ressort évidemment que les besoins du pays sont en général, le lait, le beurre, le fromage, qui trouvent sur nos marchés le débouché le plus avantageux. La production du bœuf est exceptionnellement avantageuse, et ne constitue une industrie lucrative, pour la plupart de nos cultivateurs, que lorsqu’elle s’alie d’une manière secondaire, avec la production du lait, du beurre ou du fromage. Arrivé à cette conclusion, il est évident que les besoins du pays en bétail se résument, en races laitières d’abord et en races d'engrais ensuite,

Les capiraux et le cLiMAT sont deux circonstances également importantes et qu’on ne saurait contrôler. En général les capitaux de nos cuitivateurs sont restreints, et il leur serait impossible de faire des déboursés considérables, pour l’achat de reproducteurs améliorateurs. Les races propres à l’engraissement, en raison des soins délicats qu’elles exigent, demandent des déboursés trop élevés pour leur achat d’abord, et pour leur éducation ensuite. Les races laitières au contraire sont plus rustiques, coûtent moins, soit pour leur achat, soit pour élevage. Ainsi au point de vue des capitaux, les races laitières doivent encore être préférées aux races d'engrais.

Notre climat, avec ses froids rigoureux, exige des races dont la rusticité puisse lutter avec avantage contre la température excessive de nos étés et de nos hivers. Ici encore les races laitières méritent la préférence.

Les besoins du pays aux points de vue de la culture,des débouchés, des capitaux et du climat paraissent donc exiger avant tout la multiplication des races laitières. Voyons maintenant les moyens de snppléer au besoins du pays.

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