‹ Compte-rendu des travaux de la Chambre d'agriculture du Bas-Canada [microforme]Chapitre 48 sur 98 · LX COMPTE-RENDU DE L’'EXPOSITION · texte numérisé non relu

LX COMPTE-RENDU DE L’'EXPOSITION

H faudra ehoisir,dans la race à + néliorer,les reproducteurs qüi présentent ait plus haut degré les qualités que lon recherche, et les entourer des soins qui assurent le maintient de ces qualités. Leurs jeunes produits sont “levés avec les mêmes soins et ceux d’entre eux qui se distinguent le plus sont accouplés entre eux où avec leurs descendants et ascendants. On obtient ainsi, après quelques générations, le développement et Ja filiation des caractères que l’on désire,

Ce procédé ofrirait toute les chances de succès, Opérant avec une race qui est le résultut des circonstances locales, il est probable qu'elle néprouverait aucune modification défavorable, De plus, en accouplant ainsi des animaux de mème race, dont les caractères ont une égale tendance à se transmettre, on obtiendrait des produits aussi ressenmiblants que possible aux gurateurs, résultat «nr lequel on ne peut compter quand il s’agit de races différentes,

En continuant pendant quelques générations, Paratlioration in and in,on aurait l'avantage incontestable de rendre fixes les caractères de la nouvelle race améliorée, de diminuer la grosseur des os et de développer la précocité. Tlest vrai que, poussée trop loin, cette inéthode entrainerait à de graves inconvénients, dont les principaux sont : la diminntion de la vigneur et de la rusticité des produits, de la puissance reprodactrice dans les miles et de la fécondité dans les femelles,mais on éviterait facilement ces maux en choisissant, en dehors de la famille perfectionnée, mais toujours dans notre race canadienne, des mâles où mème des femelles qui, s’en rapprochant le plus possible par leur conformation, serviraient comme reproducteurs. Cette nouvelle infasion de sang primitif suflirait, sans nuire notablement à la perfection obtenue.

Le résultat serait bien plus certain, si l’éleveur pouvait se procurer des sujets de l4 mème souche, muis appartenant à une autre famille de la race canadienne, am“liorée dans le même sens, vivant dans des conditions un peu différentes et n’ayant avec la sienne qu’un parentée déjà éloignée. On suivrait ainsi le procédé d'amélioration appelé par les Angl:is amélioration in {he same line, prooédé le plus généralement suivi en Angleterre.

La consanguinité et l’arnélioration in {he same line, séparément ou combintes,sont certainement les moyens les plus sûrs de réussir dans le perfectionnement de notre race canadienne, mais il faut de plus qu’ils soient domints par une alimentation et des soins appropriés.

n effet, qu'est-ce qu’une race : ne race es e, modifié pa flet, qu'est-ce qu ? Une race est nn type, modifié par sol, le régime, les Soins, transmettant par la génération les caractèe sol, le régime, 1 st ttunt la génération | tè res qui lui sont acquis et qui sont permanents tant que les circons{ances qui les ont produits persistent.

Dès lors, si notre race est ce que la font Île «ol, le régime et les soins, il est évident que si on veut améliorer l’une il faudra modifier les autres. Il faudra donc attendre que nous avons amélioré notre système de culture pour entreprendre l’amélioratiog de nos races $

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