SUGGESTIONS SPÉCIALES AU DÉPARTEMENT DE L’ESPÈCE BOVINE
En considérant ce qui se passe actuellement dans nos concours, au point de vue de emélioatton de nos races, quelle est notte point de départ? Pour l’espèce bovine, le seul moyen d’amélioration
araît-être l’adoption pure et simple de toutes les races anglaises perectionnées, presque sans distinction. Est-on bien sûr de tout l’effet utile de cette subtitution de races étrangères à notre race canadienne ? En supposant la chose possible, ne faudrait-il pas au moins un siècle pour opérer cette transformation, nous ne dirons pas complètement, mais de manière à la rendre sensible? Et d'ici là que deviendra notre race canadienne, exclue de droit de nos concours provinciaux par la prohibition actuelle des taureaux, dont les meilleurs types ne sont pas jugés dignes d'encouragement. Abandonnera-t-on cette racer d’une inutilité si contestable, aux hazards de la rcutine, peu difficile sur le choix des reproducteurs ? N'est-ce pas, en agissant ainsi, vouloir abâtardir d’avantage eette malheureuse race dont on dit déjà tant de mal? Voilà pourtant pour l’amélioration de nos races bovines notre point de départ, anéantissement de notre race canadienne, adoption pure et simple des races perfectionnées anglaises, sans distinction. Dans mon opinion, on part d’une bâse fausse. Plus que personne peut-être,je suis persuadé de l’importance de l’amélioration de notre race canadienne par l’importation de races perfectionnées anglaises. Dans ma revue des animaux exposés au concours provincial agricole ne 1857, j’ai nettement exprimé mon opinion à ce sujet,