LXXII COMPTE-RENDU DE L’EXPOSITION
Mieux que tout autre le porc sait s’accomoder des circonstances dans lesquelles il est appelé à vivre. Dans la Caroline du sud il est élevé dans la plus grande liberté ; les pores restent toute l’année sans gardien dans le bois vivant et se défendant seuls contre les attaques des animaux sauvages ; durant la semaine, ils ne reçoivent de leur maître aucune nourriture ; seulement le samedi soir on leur distribue à chacun une poignée de maïs ; aussi ce jour là à cinq heures du soir les voit-on accourir de toutes les directions pour venir prendre leur
itance, se faire compter et livrer celui d’entre eux qui est nécessaire la consommation de la maison.
Dans une culture plus avancée au contraire, le porc semble oublier ses instincs de vagabondage. Placé dans une loge de six pieds carrés au plus, il semble n’avoir d’autre soucis que de consommer avidement la ration qu’on lui donne, puis dans un long sommeil de transformer en viande la nourriture qu’il a consommée. Manger et dormir sont alors ses deux seules jouissances.
C’est alnsi que s’accomodant de tout, le porc se rencontre partout, c’est la ressource pour l’hiver du plus pauvre ouvrier. Nourri qu’il est des déchets de la cuisine, que nul autre ne saurait utiliser, il grandit pendant l’été s’aidant de longues courses pour compléter sa ration trop souvent insuffisante. A l’approche de l'hiver une nourriture plus riche termine la mise en chair, l'animal est abattu et grâce à lui, l’abondance règne pendant tout un hiver sous le toît du pauvre.
Si l’on réfléchit un instant à immense consommation qu’il se fait dans notre pays de la viande de porc, on restera convaincu de toute l'importance qu’il y a pour nous de posséder des races utilisant le mieux possible la nourriture consommée. La moindre économie ainsi obtenue par tête de porc, multiplié par le nombre d’animaux abattus annuellement, donnerait comme produit un chiffre tellement élevé que l’éxactitude des calculs pourrait seule le faire admettre. Qu’on se rappelle que le porc forme la bâse de l'alimentation dans nos campagnes, ainsi que pour la population ouvrière de nos villes, et l’on verra là un débouché énorme, comblé pourtant par les produits aujourd’hui obtenus par notre espèce porcine.
$2.—nivision DES RACES—BESOINS DU PAYS—MOYENS D’Y SATISFAIRE,
La Chambre d’Agriculture n’admet que deux grandes divisions dans la classification des animaux d’espèce porcine, et elle a certainement bien agi en cela. Aujourd’hui les différente: races Leicester, Yorkshire, Essex, Berkshire sont arrivées à un point de perfection tequ’il est de toute impossibilité de pouvoir distinguer ces races les unes d2s autres, encore moins de déterminer quels sont les souches de leur croisements. Devant cette difficulté il n’y avait qu’un parti à prendre, c'était de les admettre toutes à concourir aux mêmes prix sans distinction de race, le résultat obtenu dans leur engraissement
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