LXXXVIII COMPTE-RENDU DE L’EXPOSITION
simplement en une charrue ayant un versoir à jour, représentant assez bien les vides d’un petit ratelier. La terre pulvérisée s’échappe à travers ces vides et ainsi les patates sont séparées et placées en une ligne continue. Cet instrument est exceptionnellement employé et convient seulement dans des sols très légers. Aussi l’agriculture attend-elle encore l’instrument qui doit exécuter économiquement l’arrachage des récoltes racines,
, RATEAUX ET FANEUSES.—Rateler et faner sont les deux opérations eut-être, qui demandent le plus grand nombre de bras, et, comme la anaison se fait partout à la même époque, précisément au temps où les bras sont les plus rares. Et pourtant les foins, pour être bien faits, demandent de la célérité et surtout la mise en magasin dans la moindre atteinte de pluie. C’est alors qu’il garde la coloration et ce parfum qui en font un article de prix, facilement vendable aux marchés de nos villes ou bien un aliment sain et goûté par le bétail,
Pour les rateaux le problème est résolu en Angleterre, où ces instruments ont atteint toute la perfection désirable. Ils sont composés d’un bâtis monté sur des roues et armé de dents en forme de faucilles, toutes indépendantes les unes des autres, de manière à suivre les ondulations du sol et à nettoyer indistinctement chaque élévation, chaque cavité, du plâs petit brin de foin. Au moyen d’un levier, toutes ces dents, se soulèvent en même temps et se déchargent de leur contenu en retombant sur le sol, le travail continue sans
interruption. Ces rateaux sont entièrement en fer et c’est là la seule objection (si c’en est une) qu’on puisse leur faire, car leur prix de revient s’en elève d’autant et en fait ‘in instrument coûteux.
Les américains ont voulu trancher cette difhiculté en remplaçant le fer par le bois. On conçoit toute la difficulté qu’ils ont dû rencontrer dans la fabrication des dents, qui sont composées de deux morceaux unis en.forme de < (V); ils ont voulu même le perfectionner er iéunissant les deux branches du < par un ressort à boudin, qui cède chaque fois que la dent rencontre un obstacle qu’elle ne peut renverser, de cette manière, on évite de casser les dents ou de les déformer ainsi qu’il arrive avec les dents de fer anglaises. Ces rateaux se répandent dans les Etats-Unis et partiellement dans le Haut-Canada ; ils paraisseut être les plus parfaits de tous les rateanx américains. Un levier relève toutes les dents de ce rateau d’un même coup, de même que pour le rateau anglais.
Mais ce ne sont pas là les rateaux communément employés par nos cultivateurs, qui préfèrent les rateaux en bois, à bascule, ou bien encore les” rateaux en fil de fer. Le premier a certainement pour lui d’abordile bas prix, ensuite ancienneté ; et enfin son propre mérite, qui est incontestable, chaque fois qu’il s’agit de ratteler une prairie bien unie, sans buttes ni trous. Car dans ces deux cas ce rateau ayant une largeur moyenne de 6 pieds étant composé d’une seule pièce, il est évident qu’il ne peut que suivre les ondulations moyennes du terrain sans pouvoir monter sur les buttes et ratteler les dépressions du sol. Ce défaut est moindre dans le rateau en fil de fer, car les dents étant
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