‹ Compte-rendu du salon d'exposition de Bruxelles, 1836Chapitre 18 sur 35 · PORTRAIT · texte numérisé non relu

PORTRAIT

Il y a sao8 doule beaucoup à louer dans la plupart des personnages de la Féte de Dieghem, par M. de Landtsheer. Sou charlatau a uu geste et uue expression bien vrais. La jeune fille qui se fait arracher une dent, les spectateurs ébaliis, composent uu tableau piquant.

M. Gels^ qui a fait plusieurs portraits ressemblans , a exposé une étude d intérieur, 38, qui est vraiment étonnante pour la justesse de feifet. Si la Salle mpé^ rieure clc la boucherie d'Âiwers était auiaiéc par uue bonne scène, ce serait un ouvrage précieux.

M. 1 avrot iiiauque de vi{];ueur, mais il dessine bien; nous lattendons à la prochaine exposition avec un styet j)Iu6 licureubciiicnt choisi.

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M. iMeyniie a un pinceau très-délicat; son Menuet est un agréable tableau > mai» le desaia en est n^igé, Nous trouvons aussi de bonnes parties dans son Corps de garde. Avec de Tétude, cet artiste obtiendra des succès.

M. Sacré a fait mieux que ce qui! a exposé cette année : il se doit une revanche.

Les deux Intérieurs de M. Mois annoncent un peintre; si ses figures étaient aussi bien dessinées que ses

acce«8oircë sont bien peints, il devrait être mis à côté de nos bons artistes.

Paruii lc8 peintres de portrait, M. de Langhe mérite de fixer Tattention, ndn paa qu^îl sorte tout à fait de

ligne, iiiaii» puui* la rci^i^euiblauce quil saisit habituellement.

On a remarque celle année moins de tableaux exécutés par des daines. Outre celles dont nous avons parlé spécialement, M H""* Lesbroussart , Opdenbosch et Socyers ont traité le genre avec succès.

JQUELQUES PAYSAGISTES,

Il eèi quelques peÎDtres auxquels noua n^avom pu

consacrer exclusivement un article^ el qui cependant ont exposé au Salon des ouvrages dignes d^une mention honorable ; de ce nombre nous citerons particulièrement M. Devigne-Quanonue^qui nous a montré^n^ 137, un Site boisé, où Ton trouve des parties fort remarquables; M. Thirac^dont les aquarelles sont loin de valoir le petit tableau à Thuile, n* 451. Ce paysage serait un des plus jolis du Salon , si le^ premiers plauâ et les animaux répondaient au reste. M. Thuillier a reproduit, dans deux payages^ des sites de TArdenue et des bords de la Meuse. Ces peintures ne manquent pas de vérité, mais elles sont ud peu crues de couleur. M. P. G. Dewalsche compose bien, il a un faire assez habile. ftU Ma-

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thol, élève de M. Ilelvaux, donne aussi des espérances.

M. Louis Verboeckhoven , peintre de marines, se soutient à la hauteur de la réputatioa qu il s'est justcoieiit acquise. Sa peinture a de la vérité, elle rend bien Tétat habituel de notre mer du Nord. Cet artiste appartient plutôt à récole hollandaise, simple et tranquille, qu^à Técole dé Gudin et d'isabey, dont Jes eileUëoul loujour» plus brillans.

M. Vandereycken a longtemps profilé de Tappui que lui prêtaient les anciens peintres hollandais. Wynandts, Wouwermans et Carie Dujardio ont fait les frais de ses premiers tableaux ; il a abandonné à temps une route qui de Timilation le menail au [jla^jial. Les deux tableaux ' qu'il nous montre cette année ont un caractère dWiginaltté que nous ne lui avions pas encore trouvé. Son grand paysage, n° 491, F^ue prise aux environs de Mant-Àigle, dans les Àrdennes, est d'une belle composition ; la cascade, relTet de brouillard dans la gorge de la montagne , la ruine sur un rocher à pic, forment un bel ensemble. Le feuille y est adroitement touelié \ les saules , les sapins en varient bien les nuances. Les premiers plans voudraient plus de vi(jueur. L'autre tableau, 490, est un effet de brouDlard chaud, par un soleil qui le dissipe. 11 est fort remarquable , et pour le faire ^ et pour la composition.

AOO dmmwmo du salon D'Kxrosmoii.

M« Yermeylea ett encore dans la voie que M. Vandereycken a quittée. 8eê deux tableaux > d* 547 el 548, •ont d'une louche fine qui promet.

Une Fue prise à l'Ile de Joukl, n* 591 , par

M. Â. A. J» Payen, nous mouire uue nalure qui ne nous ett paa familière ; noua ne aauriona donc apprécier

la vérité de l'imitation, noua pouvons toutefois y recon* naître un faire habile.

Le paysage de M. Alexandre Scliaepken mérite aussi une mention honorable*

FOUQUET,.DUCORNET, PITLOO, STORELLÏ.

Parmi les arlisU'ë éli aiigers qui nom ont envoyé de leurs ouvrages, MM. Fouquet^ Ducornet, PiUoo et Storelli oui des litres à nos éloges. S'ils ne brillent pas au Salon à Fégal des Gudin , des Courte des Rellangë, ils y tiennent cependant un rang honorable. Les tableaux de genre de M. Fouquet sont d'intelligentes pochades, pleines de naturel et d^expression. Son grand tableau, Jnléneurd'un marcJuuid de bric-à-brac, est soigné dans ses détails pour ee qui manque de fini à ses«utres productions. Cette grande tuile, remplie d aaliquaillcs^ u a pas d^efiet d'ensemble; tous les objets s^y montrent trop nettement et se disputent Tattcution.

M. Ducomet est un phénomène des plus extraordi-

Sf

Daires. 11 ii apas de bras et peiot avec les pieds. Sans cette circonstance, que Ton n^a pas manqué de signaler au catalogue, ses ouvrages ne soi lit aient pas de ligue. Mais si Ton pense aux obstacles que rariiste a dû surmonter pour parvenir à remplacer les membres dont la nature Ta privé, on admire son courage* On peut aussi désirer posséder uu de ses ouvrages; car ce sont vraiment des résultats surprenans.

Les deux paysajjcs que M. Pilloo nous a envoyés de Naples pourraient être mis au nombre des meilleurs du Salon , s'ils étaient moins secs , il sont fort bien dessinés et représentent des sites d'un bon choix; les figures et les animaux dont il les a étoffés sont spirituellement traités. Ses eaux ont de la transparence , ses ciels ont de la profondeur et de Fair.

M* Storelli a mis beaucoup de vérité dans sa Vue d'Âmalfi, royaume de Naples, 444. Sa Fue de la campagne de Home n'a pas fait autant d'cfTet que Ton pouvait en attendre d'un tableau composé ayeo sentiment; mais Taspcct de celle campagne, triste et dune couleur sombre, n*a pas beaucoup attiré les yeux. 11 y a cependant de l'habileté dans cette exécution.

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