‹ Compte-rendu général des travaux du Congrès international de statistique dans ses sessions de BruxellesChapitre 38 sur 418 · De la levée des plantes · texte numérisé non relu

De la levée des plantes

Cette constatation est d’autant plus importante que les plantes qui ont les rapports les plus intimes avec notre économie domestique, comme les céréales, les plantes à cosses (légumes secs), les pommes de terre, le lin, sont des plantes annuelles qu'on ne saurait se dispenser d'observer.

La floraison de nos céréales peut avoir une si grande influence sur notre bien-être qu'il paraît désirable d’en fixer l'époque par une autre date encore, celle 6. DU COMMENCEMENT DE L'ÉPIAGE.

Cette date est prise au moment où apparaît le premier épi (pour l'avoine, la panicule). On a en effet souvent remarqué que, malgré la formation la plus luxuriante des épis, la récolte a été mauvaise, parce que le temps a été défavorable ù la floraison. On reconnaît dans une certaine mesure cette influence par la durée de l’intervalle qui s’est écoulé entre l'épiage et la floraison, cet intervalle étant abrégé par un temps chaud et serein prolongé, qui est également favorable à la floraison.

Outre la constation de l'époque des semis, de la levée des plantes, de l'épiage, de la floraison et de la maturité, il est utile de mesurer, ù ces diverses époques, la longueur de la tige, afin d’obtenir une mesure simple de la fertilité comparée des diverses localités et années.

Les influences météorologiques n'ont pas toutes une égale action sur le développement de la plante; les agents atmosphériques qui doivent être placés au premier rang sont: la chaleur, la lumière et l'humidité. Mais chacun de ces agents n’agit pas avec une égale énergie sur tous le phénomènes de la vie des végétaux, car, tandis que la chaleur et l'humidité sont plus, particuliérement les agents de la végétation proprement dite (formation de la tige et des feuilles), le développement des organes de la reproduction (floraison et formation du fruit) dépend avant tout de l'action de la lumière du soleil.

Afin d’être en état de mieux apprécier ces divers effets, ii serait ù désirer qu'on fit aussi des observations sur le dévelop|>ement du feuillage.

Les phénomènes de cette catégorie se présentent en masses si compactes que la détermination rigoureuse de leurs diverses phases est très-difficile ou même impossible, lorsqu'on a négligé d'en constater les premiers symptômes. On notera donc

Page 1