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question a donné lieu à une discussion publique. Le journal le Globe avait falsifié le compte-rendu du discours de Sir Henry Tyler. Le correspondant du G/obe à Londres, ou des pers2nnes attachées au bureau de ce journal à Toronto avaient falsifié le discours de Sir Henry Tyler et lui avaient prêté des paroles qu'il n’avuit jamais dites. Cela donna lieu à une discussion et le Globe fut mis au défi de produire le discours de Sir Henry Tyler, ce qui prouve la déclaration que j'ai faite, c’est-à-dire que le correspondant de Londres ou des personnes attachées au bureau de Toronto étaient si vivement poussées au pied du mur, pour maintenir leur pcsition ateuable, qu’ils ont dû faire ce que l'honorable ex-miuistre des finances n'aurait pas dû faire, lui, alors que cette question a fait le sujet d’une discussion publique—- c'est-à-dire prêter à Sir Henry Tyler des paroles qu'il n'avait jamais prononcées.
Sir RICHARD J. CARTWRIGHT. Produisez le discours.
Sir CHARLES TUPPER. Je l’ai ici, et honorable député pourra se convaincre que non seulement il ne dit pas ce qui est rapporté, mais encore qu'il établit tout le contraire. Sir Henry Tyler, bien entendu, comme tous les hommes de sa position, était anxieux de montrer pour quelle raison il n'y avait pas une balance nette plus élevée en faveur du chemin de fer, et il n'aurait été que trop heureux s’il avait pu démontrer que l'imposition du droit de 50 centins par tonne de charbon l'avait forcé de prendre ces 50 centins sur les bénéfices du chemin de fer, afin d'établir ainsi la balance ; mais il ne s’est pas hasardé à dire cela, il ne pouvait pas le faire, parce que je sais que le Grand-Tronc a acheté son charbon à meilleur marché que la compagnie ne le faisait auparavant, et par conséquent Sir Henry Taylor ne pouvait faire une semblable déclaration. Il a dit :—
‘Il nous donne toutes les raisons pour le'surcroît des dép enses
En or animent" een
pour le semestre courant. que vous trouverez page 12.—Augmentatiou de la consommation du combustible causée par le froid beaucoap plus intense de l'hiver dernier ; 20. élévation du prix 4 du combustible, des salaires et des matériaux ; 30. dépense pour * le trafic supplémentaire qui nécessite une consommation plus M cousidér?” :e de combustible, et ainsi de suite. Quant au combus- V4 tible, j'aimerais à vous dire ce que nous faisons à cetégard. Nous économisons graduellement en employant plus de charbon et moins de bois. ” ï
On a fait dire à Sir Henry Tyler que sa compagnie : souffrait, que le Grand Tronc et toutes les compagnies É de chemins de fer se plaignaient de l'imposition du droit | sur le charbon. Il dit aux actionnaires que, bien qu'il | n'ait pas à produire une balance aussi forte qu'il le dési- | rait, il l'augmentait, par * que la compagnie brûlait plus de charbon et moins de bois. Il dit :
“Dans le semestre se terminant en juin 1880, nous avons employé 60,000 cordes de bois, et dans le semestre finissant en juin 1881 seulement 48,000 cordes. Par contre, nous avons employé dans le semestre se terminant en juin 1880, 109,000
À tonnes de charbon, de sorte que nous avons diminué de 12,000 à cordes la consommation du bois, et augmenté de 34,000 tonnes celle du charbon. Comme le bois devient tous les jours plus
rare, et qu’il est de plus en plus facile de se procurer du char- :
bon, nous espérons réaliser ainsi plus d'économie dans les La dépenses de notre trafic. ’’
L'honorable ex-ministre des Finances prête à Sir Henry Tayler des paroles qu'il n'a jamais prononcées.
M. MACKENZIE.—-Est-ce tout ?
Sir CHARLES TUPPER:.-——N'est-ce pas assez pour | démontrer que Sir Henry Tyler n’a jamais prononcé les paroles qu'on lui prête? N'est-ce pas assez pour démontrer que les déclarations de l'ex-ministre des Finances, reproduites par le Æansard, sont mal fondées, de même que les paroles qu’il prête à Sir Henry Tyler ? N'est-ce pas assez que Sir Henry Tyler, au lieu de dire que sa Compagnie souñrait de l'augmentation que le charbon avait subie, dans une proportion égale à cells du montant du droit imposé, comme le prétendait l'honorable ex-ministre des Finances, ait déclaré qu'elle réalisait une économie en employant plus de charbon
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ge 12.—Augmenusée par le froid élévation du prix 30. dépense pour sommation plus Quant au combusà cet égard. Nous de charbon et
sa compagnie es compagnies osition du droit que, bien qu'il te qu'il le désinie brûlait plus
880, nous avons stre finissant en itre, nous ayons 1iin 1880, 109,000 iminué de 12,000 de 34,000 tonnes us les jours plus rocurer du charnomie dans les
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F et en abandonnant l'usage du bois? Si l'honorable député de Lambton pense que ce n'est pas assez, je crains qu’il ne soit difficile de le convaincre.
M. MACKENZIE.—L'honorable monsieur sait aussi bien que moi que cela ne suffit pas.
Sir CHARLES TUPPER.—-Je crois qu'il n’est pas nécessaire d'attirer plus longtemps l'attention de la chambre sur la question du charbon. Je crois avoir détruit, une fois pour toutes, la prétention que le consom- ) mateur, dans aucune partie du Canada, doit payer un "Ù prix plus élevé pour son charbon par suite de l’imposi- … tion du droit. J'ai démontré que la pauvreté et la souffrance qui existaient auparavant, ont disparu pour faire M place à l’aisance et à la prospérité. J'ai démontré aux honorables députés que ia grande industrie du charbon, qui était languissante et mourante, et qui menaçait de succomber,s’est relevée. Sous l’ancienne politique, l'Ontaric se serait trouvé privé de protection ; il n’y aurait pas eu de mines de charbon canadiennes mises en requisition, mais tout a changé, et maintenant nous voyons non-seulement les industries naître de tous les côtés, mais en même temps nous pouvons établir clairement que ce résultat a été obtenu sans que les manufacturiers, les che.\ins de fer ou les particuliers aient eu à payer un seul centin de plus. Mais supposons que cette taxe ait coûté quelque chose aux chemins de fer. Qu’avons-nous fait pour les chemins de fer, grâce à notre politique ? L'honorable député sait-il combien ces chemins de fer % ont progressé sous la politique nationale qui lui cause tant d'inquiétude, ainsi qu’à l'honorable chef de l’opposition ; —ces grandes corporations ne peuvent être repré: sentées comme étant aussi pauvres ? L'honorable député | n'a qu’à consulter les rapports et il verra que, de même | que toutes les statistiques se rapportant à la politique nationale, ils ont un caractère frappant d'intérêt. Ces statistiques établissent au delà de tout doute, les pro-
grès intéressants, la prospérité et l'avancement de ce
ci à DERNIERE AT AR P ESS “ RARE EAN En 2 an.
pays. On ne peut employer un baromètre indiquant d'une façon plus pré: 5e la richesse publique, que celui des recettes des chemins de fer du pays. Les chemins de fer sillonnent le Canada dans tous les sens et les recettes augmentent en raison directe de la prospérité du pays et diminuent proportionnellement à la souffrance du commerce. Qu'il me soit permis d'attirer l'attention des honorables représentants de la gauche sur ce qu'établissent les rappnrts des chemins de fer, et ils verront qu'il n'y a pas raison de s’apitoyer sur le sort des compagnies de chemins de fer, lors même qu'elles auraient ce droit à payer. Le tableau suivant donne un état comparatif du transport du fret par tonne et des recettes :
os 1876-77 | 1877-78 | 1878-79 | 1879-80 | 1880-81
Nombre de ton- | | nes de fret tran- | porté .........| 6,859,796 7,883,472| 8,348,810| 9,938,858
en) a
Recettes provenant des voyageur.......e.e | 6,456,493]| 6,386,325| 6,459,598| 7,076,340| 8,198,274
Recettes provenant du fret...11,831,264 13,129,191/12,509,091 15,596,935118,616,517
Recettes prove- \ nant du tran.| sport des malles et messageries.
Recettes provenant des autres SOUTCES, , | 217,554
ee mes
eme
Ainsi nous avons un total de $18,742,052 en 1876- 77, contre $19,925.066 en 1878-79; et lorsque la politique de l'honorable ministre a été changée, les recettes des chemins de fer dans le pays ont été de $27,907,719, soit une augmentation en 1880-81 sur l’année dans laquelle l'honorable ministre a reçu l’autorisation de se retirer des affaires publiques, d’au moins
$8,082,453. De sorte que, si les chemins de fer ont à
re payer quelques sous de droits par tonne sur le charbon, " chémine ils peuvent parfaitement le faire, si l’on considère la Ab at lès position dans laquelle ils se trouvent placés aujourd'hui, prospérité grâce à la politique nationale, comparée à celle qu'ils A CRAN occupaient auparavant.
: dMbirer L'honorable député me permettra peut-être de repora gauche ter son attention à l'époque où il a fait son premier Hélène . exposé financier. Quelles perspectives nous a-t-il alors ne ) fait entrevoir au sujet du chemin de fer Intercolonial ? le dn'alles Il a donné à entendre à la chambre qu'elle pouvait ARE 11e s'attendre à un déficit de $1,2 50,000 dans l'exploitation A Lt dés de cette voie ferrée. Eh! bien, pendant l’année où son parti abandonna la direction des affaires publiques, le 0 déficit s'éleva à près de $750,000. et, si l'honorable … député fût resté assez longtemps au pouvoir, je crois ie | HARAS qu'il aurait pu prouver qu'il était un vrai prophète en FRE = | portant le déficit au chiffre de $1,250,00 qu'il avait | à annoncé. Nous sommes néanmoins en état d'annoncer 358/12,102,245 : aujourd’hui que nous a’ons augmenté de 42 pour cent Fe. : le transport du fret, et, au lieu de nous trouver en pré- sence d'un déficit de $750,000 comme en 1878-70, : lorsque la politique suivie par l'honorable député a été 40! 8,198,274 changée, nous avons eu une balance, peu considérable il
est vrai, mais qui n’en est pas moins une balance, en faveur
. de l'administration du chemin. L’honorable député dira
peut-être que nous avons augmenté le fret de 42 pour
cent. Cela est vrai, mais quel résultat cela aurait-il eu s’il était resté au pouvoir? Si le transport d'une tonne 76: 150,257 de fret eût coûté aussi cher que lorsqu'il était au
es
… pouvoir, les déficits auraient augmenté énormément, et
… l'honorable député aurait pu démontrer triomphalement
en 1876- avec quelle exactitude il avait fait ses 2stimations, lorsque la lorsqu'il avait annoncé que le déficit atteindrait $1,250,angée, les 000. De quelque côté que vous tournez les yeux, que nt été de voyez-vous ? Vous voyez, comme l'indique le barr aêtre 80-81 sur es chemins de fer, une énorme augmentation de trafic, eçu l’auto- de progrès, de prospérité et de confort succédant. à la
d'au moins
a A D RS UN JV VOIRE NEPS ERA ES RENE RER D ane cour ronde snau marrer monte
pauvreté et à la retrogression. Voilà ce que l’on constate dans tout le pays.
Mon honorable ami le ministre des Finances a eu la grande satisfaction, l’autre soir, de faire de l'état du Canada une peinture bien propre à remplir d’un juste orgueil le cœur de tout Canadien qui aime son pays. Ce tableau n'a cependant pas semblé tout-à-fait produire cet effet sur quelques députés qui ne sont pas à cent milles d'ici On aurait dit que l'honorable ministre révélait une des calamités les plus désastreuses qui pôût fondre sur le pays, à en juger par la figure allongée de l’ex-ministre des Finances. Personne n'a peut-être jamais souffert plus que lui, en entendant l'honorable ministre des Finances mettre en grand relief, sans toutefois y faire aucune allusion, les résultats heureux de sa politique en opposition à l’insuccès de la politique de l'ex-ministre des Finances. Je n'ai pas besoin de vous rappeler que, lorsque nous avons adopté notre politique, lorsque la question a été débattue et qu'il s'est agi sérieusement de savoir si rous devrions recourir à la taxe directe ou adopter une politique nationale qui eût pour but de protéger l’industrie canadienne sur le sol canadien .... L'honorable ex-ministre des finances sourit quand je parle de taxe directe. Oublie-t-il qu'il a luimême admis ici qu'il était au bout de sa chaîne, que toutes ses ressources étaient épuisées, qu'il ne connaissait d’autre moyen d'imposer le peuple appauvri de ce pays que la taxe directe ?
Sir RICHARD J. CARTWRIGHT. —Non ; je n'ai as dit cela.
Sir CHARLES TUPPER. L'hon. député oublie que, lorsqu'un grand nombre de personnes du Bas-Canada demandaient avec instance l'adoption d’une politique qui favorisât la culture du tabac canadien, il a répondu à cette demande non en disant qu'elle n'était pas juste, mais en déclarant que cette politique ferait perdre au
l'on cons-
es a eu la > l'état du d'un juste son pays.
à-fait proont pas à ble ministreuses qui re allongée a peut-être l'honorable sans toutereux de sa olitique de in de vous e politique, il s'est agi
qu'il a luichaîne, que ne connaisauvri de ce
on ; je n'ai
oublie que,
t pas juste, t perdre au
revenu $500,000, et qu'il ne voyait pas d'autre moyen de remplacer cette somme que la taxe directe.
Il à fait allusion l’autre soi: aux mémoires. Il n’y a rien qu'il ait autant raison de craindre que la mémoire des membres de cette chambre. Ses exposés financiers ont été jetés au rebut, ils y moisirent parce que personne ne tient à faire une lecture aussi peu proftable et aussi malsaine. S'il pouvait seulement effacer le souvenir de ces discours et faire oublier les positions qu'il a prises lorsqu'il essayait faiblement de manier ce qu’il était incapable de conduire—les intérêts financiers de ce pays—-ce serait en vérité heureux pour lui. Nous pouvons parfaitement nous rappeler que, lorsque cet honorable Monsieur a préserté son tarif en 1874 et imposé $3,000,000 de taxes additionnelles, et qu'il est revenu deux ans plus tard avec un autre déficit et a demandé l'imposition de $500,000 de nouvelles taxes, il nous a dit qu’il avait atteint la limite de la taxe indirecte, et que s’il trouvait un moyen facile de percevoir une taxe sur les revenus, il serait disposé à l'adopter. Je dis que, lorsque l'honorable chef du gouvernement est venu à la rescousse, lorsque le peuple luimême est venu à la rescousse et a sauvé le pays des mains incompétentes de l’ex-ministre des Finances et de ses collègues, la taxe directe était à notre seuil ; et si nous n'avons pas à la subir aujourd’hui, c'est parce que ces honorables Messieurs ont perdu la position pour laquelle ils avaient montré leur inaptitude absolue. Mais qu'ont-ils dit lorsque notre politique a été adoptée, lorsque nous les avons forcés d'admettre que nous avions franchement et fidèlement tenu les promesses au moyen desquelles nous avions été élus, que nous avions rempli courageusement les engagements que nous avions contractés vis-à-vis du peuple ? L’honorable député suppose-t-il que la mémoire des membres de cette chambre leur a permis d'oublier que, suivarit lui, cette politique ne devait pas réussir comme. tarif de
revenu ?
Sir RICHARD J. CARTWRIGHT.—C'est ce qui est arrivé.
Sir CHARLES TUPPER.— L'honorable député oublie-t-il avoir prétendu dans cette chambre que la souffrance du commerce augmenterait d'intensité au lieu de diminuer? Oublie-t-il qre, durant six longs mois, lui et ses partisans, dans cette chambre et ailleurs, ainsi que le Globe, se sont efforcés de démontrer que la crise augmentait, et que le pays était irrémédiablement ruiné ; et ce n'est qu'après que de toutes parts la preuve du progrès et de la prospérité du pays fût devenue si évidente qu'il n'était plus possible de la nier, que les honorables députés ont rengainé leurs prophéties, et essayé de découvrir en dehors de la politique nationale quelque cause à laquelle ils pussent attribuer notre grand progrès ? Mais, M. l'Orateur, cette porte ne leur est pas ouverte; ils l'ont fermée eux-mêmes. Ici même, dans cette chambre, lorsqu'ils discutaient cette grande question de la politique fiscale du Canada, ils ont déclaré que l’adoption de la politique de mon honorable ami le ministre des Finances ne réussirait pas à accroître le revenu, parce que les articles importés dans ce pays se trouveraient tellement taxés que personne ne pourrait rien importer. Nous avons essayé, dans la mesure de nos faibles forces, de les convaincre qu'ils étaient dans l'erreur. Nous avons tâché de leur démontrer que si nous protégions les intérêts du Canada comme ils é::vraient l'être, le peuple pourrait acheter davantage ‘{ que les importations augmenteraient dans la même proportion.
Les honorables députés formulaient d'autres objections. Qu'étaient-ell:? Ils disaient : “Le crédit du pays est ruiné ; votre politique porte aux intérêts impériaux un tel eoup que le marché monétaire du monde vous sera fermé, et que la diminution des revenus vous empêchera davantage de payer la dette publique.” C'étaient là les raisons de l'honorable Monsieur. Où en sommes-