UNE VOIX
Un emprunt ebrouillé.
Sir CHARLES TUPPER.—Peut-être, en effet, estce une faute d'impression.
L'honorable président du Sénat continue comme suit :
“ Mais, dans l'opinion d'hommes qui n’appartiennent pas à cette école financière, l'emprunt en question fut une opération inconsidérée et mystérieuse, ?‘
Peut-être l'honorable président du Sénat va nousexplique ce qu’on doit entendre par emprunt mystérieux. Il ajoute :
“ Je dis ‘“ mystérieux ”, parceïqu’il fut placé sans demande de soumissions, à des condit:ons qui réduisaient à 873 centins par piastre, ce qu’en reçut le Canada, et, de plus parce que l’adminis-
tration de M. MacKenzie a refusé de publier les nums de ceux avec qui l'emprunt avait été négocié, ou des bénéficiaires. ??
Et maintenant nous trouvons que ces bénéficaires ont réalisé des profits au montant 4’un peu moins d’un million de louis sterling, sur les deux emprunts qu'ils ont négociés avec l'honorable ex-ministre des Finances du Canada.
Or, si mon honorable ami, le Ministre des Finances actuel, se trouvait dans la position que je viens d'exposer, il y aurait quelques raisons pour qu'un membre de cette Chambre pût se croire en droit de n'être pas très particulier dans le choix des expressions à son adresse.
Mais je dis, M. l’'Orateur, et je le dis délibéremment, qu'il n’y a pas un homme au Canada qui ait, comme l’ex-ministre des Finances, la réputation d’avoir abaissé le ton de nos débats dans la Chambre et en dehors, sans la plus légère excuse. Je le dis délibérément, il n'y a pas un homme au Canada qui se soit mis dans une position aussi peu enviable que l'honorable député par le langage grossier, insultant et indigne d’un gentilhomme, dont il s'est servi dans cette Chambre ou en dehors, et je vais prouver mon assertion. L'hono-
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rable député, M. l'Orateur, n'est pas particulier dans le choix des occasions. Qu'aurait-il pensé de mon honorable ami, le Ministre des Finances, si celui-ci fût allé à Londres et si, sous sa propre signature, il eût déclaré solennellement que toutes les dépenses que le gouvernement de ce pays avait encourués étaient sages et légitimes, étaient des dépenses faites dans l'intérêt public ; qu’elles avaient toutes été admirablement calculées de façon à servir les intérêts du pays, et sil fût revenu au Canada après cette déclaration toute fraîche, et se fût présents devant le public en dénonsunt Îles hommes qui avaient fait ces mêmes dépenses, solennelle nent déclarées par lui sages, judicieuses, faites dans l'intérêt du pays ?
Sir RICHARD TJ. CARTWRIGHT.-—-Pas le moins du monde.
Sir CHARLES TUPPER.-—-Pas le moins du monde ? Alors je citerai les paroles mêmes de l'honorable député : & Cette dette entière, disait-il, n été encourue pour des objets légitimes et d'intérêt public. ??
Sir RiCHARD J. CARTWRIGHT.—-Mais pas sigement, ni judicieusement.
Sir CHARLES TUPPER.—-Je n'en ai pas fini avec l'honorable député.
Il disait encore :
& L'avantage indirect résultant de ces travaux publics se trouve dans la rapidité remarquable avec laquelle le commerce et la prospérité matérielle du Canada se sont développés. Le revenu a augmenté chaque année depuis l'établissement de la Confédération.
Or, que dirait-on d’un honorable député, ayant signé de sa propre main, en sa qualité de Ministre des Finances du Canada, une telle déclaration, assurant au peuple Anglais, qu'il pouvait la considérer comme une exXposition honnête et exacte des affaires de ce pays ; que
devrions-nous dire de lui si, de retour au Canada, il se servait en public d'un langage injurieux, s'il accusait d'une ignorance grossière les hommes qui ont fait ces dépenses, s’il disait que leu conduite avait été celle du matelot ivre cherchant * couler le vaisseau avant de l’abandonner.
Or, quelle fut l’exr ase de l'ex-ministre des Finances quand on l’accusa d’une telle conduite? Comme je l'ai fait voir, son excuse fut que les exigences de la position d'un homme public étaient très grandes.
Sir RICHARD J. CARTWRIGHT.--Je n'ai rien dit de tel.
Sir CHARLES TUPPER.--II déclara que quelquefois nous étions tenus de ne laisser voir que le côté brillant des choses et d'autre fois que le côté obscur.
Je pense que la plupart des honorables membres de cette Chambre qui ont entendu l’ex-ministre des Finances, en sont arrivés à la conclusion que c'est sur le côté obscur des choses qu'il s'est le plus employé, car aux yeux de tout homme honorable, et pour me servir d'expression dont se sert si souvent l'ex-ministre des Finances, un acte qui imprime à ce point sur le front de celui qui le commet le sceau d'une éternelle ignominie, n'avait encore jamais Cté fait avant lui, dans le pays.
Et qu'est-ce que l'honorable député a osé dire dans le discours qu'il a prononcé l’autre soir ?
Il a déclaré que l'on ne pouvait aucunement se fier aux déclarations de mon honorable ami, le ministre de l'Agriculture, les tableaux officiels qu'il a présentés étant absolument indignes de confiance.
Et que dit-il encore sur le compte d'un homme qui, il le sait lui-même, est reconnu dans cette Chambre, pour un homme d'aussi haute réputation qu'aucune autre personne dans cette grande Confédération. En qualifiant la conduite de mon honorable collègue, M. le ministre des Finances de l'administration précédente a parlé
d'intentions frauduleuses et préméditées. Que doit-on penser d'un homme qui se sert d'un tel langage à l'égard d'un honorable membre de cette Chambre, principalement quand cet homme a un passé comme celui de l'honorable député de Huron-Centre? Que dire d'un homine sé servant des épithètes “ insolent et malhonnête” à l'adresse d’un ministre de la Couronne (Sir John MacDonald). L'honorable député prétend aussi que le très honorable chef du ministère avait ‘ mérité l'ignominie ”. Cette expression a été empiovée lorsqu'il a dit que Sir John avait été chassé du pouvoir avec une ijgnominie méritée.
Sir RICHARD CARTWRIGHT.—Oui.
Sir CHARLES TUPPÈR.--II n'y a pas un homme dans la Chambre qui devrait plus rougir d'avoir employé ces expressions que l'honorable député de Huron-Centre lui-même. Qu'a-t-il fait ? Il a, pendant cinq longues arnées qu'il a été ministre de la Couronne, passé son temps à attaquer notre tres Lonorable chef dans les
termes les plus indignes et les plus bas. Il *a parcouru toutes les tribunes électorales du pays, où il a encore renchéri sur le langage dont il s'est servi en Chambre ; et quel a ct< 1e résultat de sa campagne ? Le résultat a été que, lorsque le grand corps des électeurs intelligents et indépendants du Canada a été appelé à choisir entre le e.ef de l'opposition et M. le ministre des Finances d'alors, les clecteurs ont donné au premier la plus grand: preuve de confiance et la position la plus enviable qu'un pretuier ministre du Canada, ait jamais occupée, tandis qui ont infligé au second la flétrissure qu'il méritait.
Si l'honvrable député de Huron-Centre pouvait apprendre quelque chose mais je regrette de constater que son intelligence obtuse ne le lui permettrait pas— il se serait aperçu que ses accusations nont pas été crues par ie peuple canadien. Il aurait appris M. l'Orateur, que le peuple lui a renvoyé ses accusations, Cf que
toutes les injures lancées à mon honorable ch2f retombent sur la tête de leur auteur; il a été rejeté par les électeurs, tandis que mon honorable ami a été élevé à la haute position qu'il occupe. Si ce n'était la vanité de l'honorable député de Huron-Centre, on pourrait croire que cet enseignement lui aurait fait voir la folie de porter de semblables accusations. Il a ditet c'est une preuve bien évidente de sa tournure d'esprit—que le Ministre des Finances faisait très bien de mettre des millionnaires parmi ses obligés, parce que leur argent pourrait être utile en temps d'élections générales.
Cela nous fait connaître la manière de voir de l'ex- Minitre des Finances dans ces questions. Supposons pour un instant, M. l'Orateur, que mon honorab'e co!lègue, le Ministre des Finances, ait partagé les osinions de l'honorable député de Huron-Centre sur ce point, et ait abusé, contrairement à la loi, de sa position de ministre, pour enlever—je me sers de ce mot à dessein, pendant l'absence de M.le Ministre des douanes-— à la veille d’une élection. générale, $50,000 au trésor public. Est-il étonnant, M. l'orateur, que des ministres de la Couronne oublient la haute position qu'ils occupent, au point, non seulement de partager une somme de $5,000,000 avec des amis à l'étranger, mais de faire accepter, malgré la loi, à une grande corporation de ce pays une somme de $59,000 de l'argent public.
Maintenant, M. l'Orateur, je suis heureux d’avoir vengé mon honorable ami, le Ministre des Finances, de ces attaques, et d’avoir prouvé que l'insuite grossière, impardonnable, qu'on lui avait lancée dans cette Chambre, était aussi injuste que non méritée. Je vais discuter maintenant quelques unes des observations faîtes par l'honorable député de Huron-Centre à propos des observations de M. le Ministre des Finances. En entendant l'honorable député faire un si grand étalage de phrases alambiquées et en le voyant prendre des poses si variées, son premier discours sur le budget m'est revenu à la mémoire. J'avoue que, depuis, il a amé-
lioré un peu son style. On fit alors, dans les coulcirs de la Chambre, quelques commentaires sur ce discours ! comme la chambre s’en souviendra, M. le Ministre des Finances d'alors, avait, non seulement essayé de planer sur les hautes sphères, mais avait aussi voulu se montrer très pratique ; or un honorable membre de cette Chambre disait à un confrère dans les couloirs : “ Il me semblait le voir apparaître, tantôt sous une couleur et tantôt sous une autre, comme les phares tournants de Mitchell.” “C'est vrai, répondit son interlocureur, ‘“ mais moins les lumières.” Quand je vois l'honorable député se tourner vers chacun de ses partisans, cet incident me revient en mémoire ; et lorsque j'ai tenté de le suivre dans ses évolutions, je me suis aperçu qu'il n'avait aucun argument sérieux à offrir à la Chambre, et qu'il ressemblait patfaitement au phare tournant, sans lumières. Maintenant, M. l'orateur, l'honorable député de Huron-Centre a beaucoup critiqué le discours de mon collègue, le Ministre des Finances, et il a prétendu que son budget n'était pas dressé avec toute l’économie possible. Comment ! pas assez d'économies dans le budget ! Qu'est-ce que prétend l'honorable député ? Oubliet-il que le budget de sa première année d’administration, corime Ministre des Finances, est consigné dans les documents publics, et qu’il demandait alors à la Chambre de voter la somme de $26,600,000 ? Et ïl veut savoir aujourd'hui pourquoi sa méthode économique n'a pas été suivie, cette année, quand il demandait pour les dépenses publiques des crédits dont le chiffre s'élevait à la somme de $4,300,000 de plus que ceux d'aucune année précédente. Je sais qu'il est dit, dans les comptes publics, que les dépenses de 1873-74, ont été de $23,316,316, mais ces comptes ne donnent pas le chiffre véritable. C'est bien là l'état soumis par l’ex-ministre des Finances, état dont il a falsifié la balance. Dans cet état apparaît un demi-million de dollars transportés alors, par cet honorable ministre, alors, du comgte du capital à celui du revenu, et ce,
contrairement à la teneur du crédit voté par le Parlement ; son but était de trouver une excuse au déficit qu'il nous prédisait pour le premier de juillet suivant. ît cette transposition, M. l’Orateur, est constatée dans les livres d'un des officiers du département des finances, le comptable. Kt qu'y a-t-il encore? Il y a une somme de $59,000 provenant du revenu des douanes de l’année précédente, et siles comptes eussent été tenus comme ils devaient l'être, cette somme n'aurait pas dû paraître parmi les dépenses de cette année-là, ce que l’honorable député sait fort bien. C'était réellement une soustraction faite au trésor public, en violation de la loi, à la veille d'une élection, et mon honorable ami paraît comprendre toute l'importance et tout le poids d'une transaction semblable.
La seconde faute, M. l'Orateur, que l'honorable député reproche au Ministre des Finances, est celle-ci : étant donné un excédant de deux à trois millions de dollars dans les revenus, ne doit on pas voir dans ce fait un manque d’habilité. Etil prétend que mon honorable collègue à fait un saut d’aveugle. Eh! bien ; si cela était vrai, il est du moins retombé sur ses pieds, l'honorable ex-ministre des Finances, a lui-même sauté en aveugle, mais il est tombé dans le fossé—c'est là la différence. L'honorable député sait fort bien qu'il était impossible—non dans le cas d'un changement ordinaire, mais dans une révolution complète du tarif comme celle qui vient d'être faite—de prévoir le chiffre exact du revenu. Mais la différence a été du bon côté, car un surplus a été le résultat de ce changement. L’honorable ex-ministre des Finances a voulu, lui aussi, se lancer dans l'inconnu, mais il est revenu au bout de quelques années, avec un déficit de $7,509,000. Voilà la différence. Que l'honorable député qui parle d’opérations aventureuses, considère ce qui lui est arrivé. Ayant devant lui le tarif, les rapports du commerce et l'expérience du passé, comment ses prévisions budgétaires se sont-t-elles réalisées ? L’ex-ministre des
Finances avait estimé les dépenses à $26,000,000, et elles ont dépassé ce chiffre de $,987,000. Il espérait retirer de l'opération de ce tarif de sa propre conception, une somme de $25,250,000, et il n’en a retiré que $22,507,000, ou $2,642,000 de moins. Et cependant il veut, avec son audace accoutumée, trouver des erreurs dans le budget de l'honorable Ministre des Finances (Sir Leonard Tilley), et il l’accuse d’avoir dans ses opérations expérimentales du tarif, retiré plus d'argent qu'il n’espérait.
L'honorable député de Huron-Centre attaque enuite le gouvernement au sujet de l'augmentation des dépenses, qu’il dit avoir été élevées de la somme de treize à vingt six millions de dollars. Eh ! bien, qu'estce que l'honorable député trouve à redire à cela? La dépense s'était élevée de la somme de $13,500,000 à celle de $23,600,000 lorsqu'il est arrivé au pouvoir, suivant les chiffres qu'il nous a- donnés vendredi dernier. Néanmoins, quelle a été sa première action? S'est-t-il contenté de cela ? Non. Bien que la dépense eût été augmentée, elle ne l'était pas encore assez pour lui et il n’a rien eu de plus pressé que de demander à la Chambre $3,000,000 de plus que l’année précédente, pour administrer les affaires du pays. Dans les circonstances, l'honorable député ferait bien de nous expliquer ce fait. Il a déclaré, en Angleterre, que l’augmentation des dépenses avait eu pour effet d’augmenter beaucoup la prospérité de la Confédération, et il vient dire aujourd’hui que cette augmentation n'était pas nécessaire. Où est la vérité? Si l’augmentation était requise pour des travaux publics, alors le ministre des Finances devait, pour se justifier, rendre compte à la Chambre ; si, d’un autre côté, ces dépenses ont été plus élevées qu'elles n'auraient dû l'être, l'honorable ministre des Finances n'aurait pas dû venir demander, en 1874, au Parlement de voter $6,000,000. Le premier budget dressé par l'honorable député n’a été que de $4,000,000 plus bas que celui qui est déposé main-
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tenant sur le bureau de la Chambre ; e: cepondant il nous taxe d'extravagance,
Je désire maintenant attirer l'attention de la Chambre, sur une assertion importante faite, vendredi soir, par l'honorable député. Il a dit :
4 Immédiatement après l'inauguration de cette politique, il y eut, comme tous ceux qui ont des relations avec l’ouest du Canada le savent, une émigration nombreuse et regrettable de plusieurs bons fermiers des régions de l’ouest, non pas, il me fait peine de le dire, vers notre Nord-Ouest Canadien, mais vers le Dakota, le Minnesota et autres parties des Etats-Unis.’
Qui doit-on blâmer pour cela ? L’honorable député penche la tête : il est donc coupable. Je suis heureux de constater qu'il se reconnaît coupable.
Sir RICHARD J. CARTWRIGHT.—Vous êtes le coupable.
Sir CHARLES TUPPER.—Je vais prouver de suite qu'il est le vrai coupable. Et pendant que je suis sur ce sujet, j'attirerai l'attention de la Chambre sur la phrase suivante, prononcée par l'honorable député de Huron-Centre
4 Si jamais une assertion audacieuse a été f:. ‘6e dans cette Chambre, s’il y à jamais eu un cas d’effronterie daus le monde, c’est certainement lorsque l'honorable député a dit que l'opposition était responsable de l'émigration d’un si grand nombre de Cana:dien vers le Minnesota et le Dakota, au lieu du Nord-Ouest Canadien.”?
Je demanderai aux honorables membres de cette | Chambre si l'opposition n'a pas, dans ses discours depuis
piusieurs années, déprécié et amoindri tout ce qui est Canadien ?
Sir RICHARD J. CAR FWRIGHT.—-Non.
Sir CHARLES TUPPER.—Je m'en rapporterai au verdict de la Chambre, de la gauche et de la droite, et je demanderai si les honorables députés de la gauche n'ont pas, et dans le parlement et devant le peuple, fait
tout leur possible pour engager les immigrants à fuir le Canada et à se fixer aux Etats-Unis. Je vais lire un extrait d'un discours prononcé par l’ex-ministre des Finances, et j'aimerais que l'honorable député me montrât, si la chose lui est possible, qu'une annonce publiée aux Etats-Unis, pût favoriser davantage l'émigration du Canada aux Etats-Unis, où pourtant mon honorable ami nest pas connu, si ce n'est pour avoir été Ministre des Finances. Qu'est-ce que l'honcrable député a dit ici vendredi soir ? Il s’est permis le langage suivant à l'égard de son pays :
‘ C’est pourquoi, M. l’orateur, je leur dis aujourd'hui, que le Canada est un pays dans lequel pas un homme n’est libre d'’echeter ou de vendre, de manger au de boire, de voyager ou d'être
en repos, sans être obligé de payer un droit à un percepteur ou à un autre extorqueur, ‘
Est-ce qu'un discours comme celui-là tend à amener des immigrants au Canada? C'est là le langage dont lui et ses amis se sont servis pour faire connaître ce qu'ils pensaient du Canada. Je dis qu'il n’y a pas un homme intelligent, qui a confiance dass les honorables députés de l'opposition ou qui croit à ce qu'il dit, qui ne se hâterait de quitter le Canada à la première occasion favorable, pour aller habiter tout autre pays du inonde. ‘Telle est la position dans laquelle se sont mis les honorables députés, et telle est la besogne à laquelle l'ex-ministre des Finances et ses amis travaillent depuis plusieurs années. Mais, malgré tous leurs efforts, ils ont travaillé en vain. Grâce à la politique financière de mon honorable collègue (Sir Leonard Tilley, politique sanctionnée par le Parlement, tous les efforts des honorables députés de la gauche ont échoué. Leurs effoits auront néanmoins pour résultat de faire connaître au peuple intelligent et surveillant ses intérêts, quels sont les hommes, dans ce pays, aux discours desquels on peut ajouter foi, et quels sont ceux qui ont su bien conduire les affaires publiques.
M. l'Orateur, l'honorable député (Sir Richard Cart-