‹ Comptes de dépenses de la construction du château de GaillonChapitre 47 sur 318 · SERRURIERS ET MARÉCHAUX · texte numérisé non relu

SERRURIERS ET MARÉCHAUX

Nous réunissons les maréchaux aux serruriers; les maréchaux, à cette époque, s'occupant des ouvrages courants de serrurerie, comme cela a lieu encore de nos jours en Normandie, dans les campagnes. Parmi les serruriers, nous nommerons :

Jehan Piesseval, Gilles Dumesnil,

Pierres Lfjeune, Michel Leserf.

Parmi les maréchaux : ;

Bertrand et Guillaume Hervieu.

Jehan Piesseval recevait 3 5' pour quatre serrures placées aux jehanPiessevaL caves de la grande maison (p. i4); Pierre Lejeune, 3i' pour P'*^'''^^ Lejeune. plusieurs serrures « et aultres aggrémens de son mestier pour servir à la grant maison » (p, 20).

Ce fut Gilles Dumesnil, serrurier de Rouen , qui fournit, en ciiies i5o3 et i5o4, la ferraille pour le Lydieu, maison et chapelle (p. 84-85). Mais, de tous les serruriers employés au château

CL INTRODUCTION

de Gaillon, Michel Leserf, maître serrurier de Rouen, que nous retrouvons dans les travaux du manoir archiépiscopal de Rouen, est celui qui tient le premier rang par l'importance des fournitures.

Dès l'année 1 5o i , ce maître serrurier avait livré « la ferraille de la grant porte du parc et aultres gonz et vertevelles, le tout pesant iiif^ vu", » au prix de lo deniers la livre (p. 6). En i5o6, il travaillait au pavillon du jardin. Le 3o janvier i5o8, il passait deux importants marchés: l'un, «de faire la cage et volouer (volière) du jardin,» qu'il devait livrer trois mois après, pour la somme de -450^ tournois (p. 266); le second, « de bailler et livrer au chasteau de Gaillon, toute ferraille qui y sera nécessaire, c'est assavoir, en grosse ouvrage comme pour la plomberie, cheminées et autres non portant façon, au pris de x*^' livre, et pour chacune livre de fer qu'il livrera en pannelles, gons à pendre huis et autres semblables ferrailles, il aura 12'''» (p. 267). En quelques mois, Michel Leserf avait livré plus de 3 0,000 livres de fer ouvré.

La façon du fer, sans fourniture, se payait 4' la livre, le mille de clous à lattes /i\

Nous passons aux maréchaux,

Bertrand Bertrand Hervieu est nommé comme faisant des pics pour

Hervieu. i r i • 7

les maçons, et forgeant, moyennant i 2 % deux cents jwmtesde ferremens pour Géraulme Pacherot, pour le travail des marbres de la chapelle (p, Sôg), Plus tard, il forge 600 autres pointes de siceau pour la somme de 26 sous (p, 36o-36i ),

Guillaume Guillaume Hervieu, maréchal, demeurant à Gaillon comme le précédent, paraît dans tous les comptes de la construction de Gaillon, depuis l'année i5o2 jusqu'à l'année 1609. Il livre

REVUE DES ARTISTES. eu

du fer « pour servir ès édifices » au prix de y'^ la livre; des pentures et fiches pour les portes des caves de la grande maison; un gril (grillage) pesant 'jli livres « pour mestre à la tour » de la même maison; deux scies pour la pierre de taille, à 4' la pièce; des coins, des marteaux, des masses «à briser la vieille machonerie," des pelles et des houes pour les jardiniers, des barreaux, des étriers, des crampons pour les cheminées, «et autres agrémens. » Il fournit, toujours au prix de 7"^ la livre, du fer pour le pavillon du jardin, pour les tonnelles, la héronnerie, les portes, la chapelle, les murailles du parc, pour la loge aux cerfs, la lanterne du pavillon, le pont du portail, etc. L'enclume de cet infatigable ouvrier ne reste pas un moment en repos.

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