‹ Comptes de dépenses de la construction du château de GaillonChapitre 49 sur 318 · CARRIERS · texte numérisé non relu

CARRIERS

On se figure facilement quelle quantité de pierre dut employer un château aussi considérable que celui de Gaillon. Elle fut tirée principalement des carrières de Vernon et de Saint-Leu. Un seul carrier de Saint-Leu, nommé Guillaume Guillaume

Dumont.

Dumont, en livra plus de 8,000 tonneaux^.

La pierre de Saint-Leu coûtait, sur la carrière, de 7' à 7' 6*^' le tonneau ; la pierre de Vernon , en pierre d'appareil , de i5 à 16% en libage, S\ en carreau, 5^ 10' le cent, en pierre de pavement, 3o' le tonneau.

La pierre de liais, tirée de Paris, y coûtait 2^^ i5'la toise.

On tirait aussi de la pierre de Louviers, mais en petite quantité et spécialement pour faire des marches d'escalier, ainsi que du val Vendrin (p. 111).

La carrière de Louviers est aujourd'hui fermée; celles de Vernon et de Saint-Leu sont encore inépuisées. Saint-Leu fournissait de la pierre dès le temps de la domination romaine ; on

' La pose de la tuile revenait à 7' la " Le tonneau est compté pour 2,000

toise. livres pesant.

cLiv INTRODUCTION.

en a retrouvé dans les fondations de la muraille militaire antique de Lillebonne et de Rouen.

Plus de trente carriers de Saint-Leu , de Vernon , de Louviers, furent occupés pour le château de Gaillon, Leurs noms reparaissent à presque toutes les pages de nos comptes. Ceux de Simonnet Lecousturier, Jehan Bansse , Pierre Fauquet de Vernon , de Guillaume Dumont et de Guillaume Delahaye de Saint-Leu, sont ceux qui reviennent le plus fréquemment.

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