XXXVIII INTRODUCTION
donation, cette bibliothèque comme un sacré depost, et entends qu'elle soit ouverte auxdits chanoines depuis le lever du soleil jusqu'au soleil couché; ainsi qu'aux personnes doctes et studieuses et aux étrangers ^ »
Les chanoines s'empressèrent d'enlever du château de Gaillon la bibliothèque qui leur était donnée avec tant de générosité, et qui en était une des principales richesses.
A quelques années de là, François de Harlay faisait les honneurs du château de Gaillon au jeune Louis XIV, que sa mère Anne d'Autriche et le cardinal de Mazarin conduisaient en Normandie pour pacifier cette province, soulevée par le duc, disons mieux, par la duchesse de Longueville. Ils séjournèrent à Gaillon le 20 février i658.
Précédemment François de Harlay y avait hébergé, un peu forcément, il est vrai, le 2 i décembre lôSg et jours suivants, le chancelier Séguier, le maréchal Gassion et leur suite, envoyés en Normandie par le cardinal de Richelieu, afin de mettre à la raison la ville de Rouen. « Ils s'y trouvèrent magni- « fiquement logés, dit le secrétaire du chancelier, et confes- « serent que François de Harlay les avoit régalés avec une « magnificence incroyable. »
Le chancelier Séguier, qui se trouvait bien au château de Gaillon, y reçut des députations du parlement et du corps de ville de Rouen, et, en attendant qu'il en allât châtier les habitants et en faire pendre quelques-uns, ne se fit pas faute de donner la chasse aux daims de leur archevêque.
' Archives du département de la Seine- bleau,contre-signée par Mazarin. (Arcliives
Inférieure. du département. )
La donation de six cents livres, cfui était Dom Pommeraye, dans son Histoire de
à prendre sur les revenus de l'archevêché, la cathédrale de Rouen, nous apprend
fut confirmée par ordonnance de Mariede que cette rente s'éteignit avec François de
Médicis, le 27 juillet i646, à Fontaine- Harlay.