‹ Comptes rendus, procès-verbaux, mémoiresChapitre 10 sur 26 · V. Dubos, 1. 1, p. 70. Edit. in · texte numérisé non relu

V. Dubos, 1. 1, p. 70. Edit. in

(2) V. un Mémoire de Tabbé Belley, dans ceux de TAcad. des InscripI . et belles lettres, t." XÏX, p. 495. — Walckenaer, 1. 1, p. 52, et Caumont, 2« partie, pp. 72, 73.

GÉOGRAPHIE DE LA PÉNINSULE AltitfORIGAINE 89

des temples placés à Textérieur des villes, à des théâtres, ou à d'autres édifices. On a trouvé des traces ou des restes de ces enceintes gallo-romaines à Nantes, à Rennes, à Vannes, à Goz*guéodet. Quant à ces Maures-Vénètes, comme les désigne la Notice, qui tenaient garnison à Vienetum, il y a tout lieu de croire qu'ils étaient établis dès longtemps dans le pays, et d'une manière stable. Nous les avons rencontrés déjà à Sulim, Gastennec, sur la voie directe de Dartoritum h Vorgium, et nous les retrouvons encore à Osismii, A Corseul ont été signalés aussi une inscription et des objets antiques d'origine africaine.

La Notice ne nous indique pas de postes militaires sur la côte occidentale de la presqu'île armoricaine, où il y en eut sans aucun doute ; mais les localités qu'elle énumère devaient être les principaux centres de commandements, d'où, selon les cir* constances, partaient des détachements mobiles, pour se porter sur les points les plus menacés : le cap Gohœum, le castelluni de Brest, Saliocanus portus, et d'autres encore, ne devaient certainement pas être dégarnis de troupes.

Osisxnii. — Nous arrivons à Osismii sur le littoral septentrional de l'extrême Armorique ; et ici se présente un fait particulier qui doit fixer notre attention. Il est de l'ordre de ceux que nous avons indiqués, d'une manière générale, aux pages 70, 93, 96 et 97, et qui doit avoir sa cause et son origine dans les grands événements de la fin du in« siècle.

Le nom d'0«wmit devrait naturellement, régulièrement s'attacher d'abord, et se substituer ensuite à celui de la capitale, c'està-dire à Vorganium, comme les noms Redones, Veneti, Namnètes s'attachèrent à ceux de Condate^ Dartoritum et Condivicnum, que bientôt ils remplacèrent ; cependant on ne saurait douter que VOstsmnde la Notice des Dignités réponde à une ville du littoral septentrional, située v^rs Saint-Pol-de-Léon ou Roscofi : quelle serait donc l'explication de ce fait extraordinaire et important ?

Tout porte à croire que lorsque, vers la fiiw^u in« siècle, les invasions saxonnes de plus en plus fréquentes eiplus nombreuses, vinrent menacer et infester incessamment les côtes de l' Armorique , l'Empire se vit dans la nécessité absolue de porter, sur le littoral, les forces de la défense. C'est vraisemblablement par cette cause et vers ce temps, que commença le déclin de l'ancienne capitale,

90 ASSOGUTION BRETONNE

Vorganiufn, Carbaix, doikt la i^ituation était centrale, et dont Tin-' fluenoe dominait tout le territoire Osismien. Alors aus^, et par les mômes raisons, deux nouveaux centres virent tout à coup grandir leur importance. Ce fut d'abord le chef-lieu du pagus qui recevra plus tard le nom de pagus legionen$i$, et la ville celui de Saint-Pol- de-Léon ; ce fut ensuite le chef-lieu de la Basse Comouaille, Aquiloniay qui s'appellera plus tard Locmaria de Quimper.

C'est sans nul doute vers le premier de ces deux points que dût se porter d'abord la défense, pour couvrir, avec les deux préfectures militaires de Mannatitxs et d'Aletum^ la côte septentrionale de la presqu'île armoricaine, qui se présentait la première aux invasions des pirates du nord ; c'est croyons nous encore, la même cause et le même temps qui amenèrent à A^tum ces milites Martenaes cantonnés, jusqu'hors, selon toute apparence, à l'intérieur des terres, autour du Fanum Martis, de Cor-, seult, et firent élever, à la côte occidentale, le castellum de Brest et les ouvrages de la Pointe du Kaz. Si ces faits, qui nous paraissent plausibles, encore bien que nous ne puissions pas lesétayer par des textes historiques spéciaux et précis, étaient une fois admis, on comprendrait qu'ils ne purent manquer de produire d'inévitables et de grands changements, dans les conditions de l'occupation romaine, et le nom d'Osismii, donné à Saint-Pol-de- Léon par la Notice des Dignités de l'Empire, ne semble pas pouvoir s'expliquer autrement que par le déclin de Vorganium et le déplacement de la capitale des Osismiens elle-même, motivé par celui des troupes, des fonctionnaires et des trafiquants, qui ne se séparaient jamais de l'agglomération militaire.

C'est à Osismii que résida désormais le préfet ou commandant des soldats Maures Osismiens. En résumé donc, la ville, qui allait s'appeler plus tard Saint- Pol-de-Léon, dût sinon son origine, du moins ses accroissements, au séjour permanent d'une légion romaine, qui Ht donner au pays environnant les noms de pagus legionensis (1) et Leonensis, de la même manière qu'une

(1) c La colonie militaire de Maures osismiens continua, après la révolte de > rArmooique, à résider dans le pays ; c*est de cette lé^on qu'il reçut le nom » de pag%i8 legîcfnensia. » A. de Blois, Dict. d'Ogée, t. II, p. 412^ •

f f . . Hon^ani milites^ <|ui erant in extreitil Gallii stationarii, cum nec Romam

légion établie, dans Tile de Bretagne, chez les SUures^ fit nommer la ville où elle résidait, Caét-Léon, et qu'une autre ôolonie militaire, Legio êeptimu gemina, établie en Asturie, (ut l'origine : de la ville de Léon, Il est probable que notre ville armoricaine s'appela d'abord Legio (kUmorum ; plus tard c'est à Osiimii^ » selon l'usage qui prévalut dans le courant du iv siècle, que la Notice des Dignités place c Pra&fectus militum Maurorum Osis- > miacorum, 0»i8miU. >

Saint-Pol ne fut jamais une ville murée et fortifiée; elle n'était défendue que par un château, appelé Chastel-Pol (1), bâti sur une hauteur qui la domine, du côté de la route de Roscoff. A un demi quart de lieue de la ville, et sur le bord de la môr, est le village de Penpoull ; c'est, à proprement parler, le port de Saint-Pol-de-Léon. Il s'y faisait anciennement un grand commerce, mais il est presqu'abandonné aujourd'hui, et habité seulement par des pécheui*s. Du rivage de Penpoull, la vue s'étend sur un vaste horizon. On découvre toute la baie de Morlaix, le château du Taureau, l'île Callot, le village de Garantec. Les côtes de Ploué-: zoc'h et de Saint- Jean-du*doigt bornent l'horizon, dans le lointain. Il y a lieu de penser que l'étendue même de la vue avait déterminé le choix de cette station pour la surveillance des côtes et leur défense contre les invasions des pirates Saxons. Un lieu de sépultures existait au bord de la baie de Penpoull, presque sur la falaise. Nous y avons vu nous-méme plusieurs de ces auges funéraires qui caractérisent les derniers temps de l'occupation romaine. Saint-Pol-de-Léon est appelé oppidum dans les actes anciens (2). On sait enfin que cette ville devint le siège d'un évêché au vi» siècle.

Plusieurs voies romaines rayonnaient autour de Saint-Pol,

» redire possint, neque ad hostes arriaiios desciscere vellent, se ipsi cum -» signis... Arborychis permiscerant. » Procop., 1. 1, c. xii.

(1) D. Lob. ap. Albert Legrand, nouv. édit-, p. 199. La ville est encore appelée en breton Castel-Pol ; les anciens actes de saint Pol nous font connaître qu*avant l'époque de ce saint, ce n'était qu'un oppidum environné de remparts en terre.' D. McHTic. P., 1. 1.

(2) Vita S. Pauli episcopt Leonensis. c Oppidum et S. Pauli oppidum, antè > annosDCLX, vocat Aimoinus in lib. ii, miraciil. S. Bençdieti, cft]^. 3(1. » A4rien de Valois, Notice, p. 270,

tendant vers Carhaix (Vorgium), Locmaria de Quimper (Aqiiilonia) et l'embouchure de TAbervrac'h.

Les vestiges romains se rencontrent aussi, en abondance, à Roscoff, situé à trois quarts de lieue au nord de Saint-Pol. Le président de Robien mentionne une statue romaine en or trouvée dans le voisinage du fort Bloscon, et nous avons nous-même, à marée basse, recueilli dans la grève, entre le fort Bloscon, le* quai actuel de Roscoff et le Rocher, des fragments de briques romaines, dont plusieurs avaient acquis la forme arrondie des galets roulés par la mer.

Maxmatias. — Nous arrivons maintenant à la station militaire, nommée, dans la Notice, Mannatias, Plusieurs auteurs ont cru voir, dans ce nom, celui de Namnetes défiguré ; mais cette opinion qui n'est du reste autorisée par la leçon d'aucun manuscrit, car ils portent tous également et exactement Mannatias^ a été justement abandonnée. Nous avons fait remarquer déjà qu'à l'exception de Venetum, cité après Blabia, la Notice suit, dans son énumération un ordre parfaitement exact, de l'embouchure de la Loire jusqu'à celle de la Rance.

M. Walckenaer, qui reconnaît que cette station doit être cherchée sur la côte septentrionale de la péninsule, la place à Matignon (i), nous ne savons trop pour quel motif : ce n'est pas, sans doute, la ressemblance des noms qui l'y détermine, et le voisinage trop rapproché de la garnison d'Alet enlève toute vraisemblance à son indication.

Cette station de Mannatias doit, selon nous, être placée à Gozguéodet (2), près de Lannion, à l'embouchure de la rivière du Giier, où une tradition générale et constante dans le pays, rapporte qu'il exista autrefois une ville.

D'Anville dit bien quelques mots de Mannatias dans l'article de sa Notice qtii a trait à Vorg^anium, mais c'est seulement pour réfuter l'opinion du géographe Sansori qui plaçait cette dernière ville à Coz-guéodet. Sanson, en effet, sans tenir compte des données de la Table de Peutinger, identifiait Vorganimn avec Coz-guéodet, où il avait appris que la tradition prétendait qu'il

(4) Walckenaer, t. II, p. 438,

(2) Dans la commune de Ploulec'h.

avait existé une ville, et même une ville épiscopale, dans des temps reculés. Cette position, se borne à dire d'Anville, est trop écartée des lieux indiqués par la Table pour convenir à Varganium ; il n'exprime, en résumé, aucune opinion sur la situation de Mannatias, et traduit, par occasion, le nom de Coz-guéodet par le ^Âe%Jlx gué. Ce nom a une signification bien autrement intéressante pour la question qui nous occupe : il veut dire en effet vetun civitaz, vieille cité. Nous l'avons déjà rencontré s'appliquant au lieu de Locmaria de Quimper (1). Dom Morice dit qu'on apercevait encore, de son temps, à Gosguéodet, quelques vestiges de l'ancienne ville, qui fut, ajoute-t-il, ruinée par les Danois, au commencement du ix« siècle. On en voit de nos jours encore, quoique le temps et la main de l'homme en aient fait disparaître beaucoup.

Le Coz-guéodet, situé sur un promontoire à l'embouchure de la rivière du Guer dans la Manche, est couvert, au nord, par le cours de cette rivière, large en cet endroit, au sud, par un ruisseau profondément encaissé, et bordé de tous côtés, sauf à l'est, par des pentes abruptes. De ce dernier côté, un rempart d'un énorme relief, en rejets de terre^ et un large fossé le séparaient de la terre ferme. Un mur de maçonnerie romaine, fortement cimenté, circonscrit l'aire intérieure, en suivant la crête des pentes rapides qui forment les flancs du promontoire. De ce mur ruiné, pour la plus grande partie, nous avons vu des vestiges sur divers points du périmètre ; il venait s'attacher aux extrémités du rempart en terre élevé à la gorge. L'entrée semble avoir été à l'angle nord-est, où une maison est construite sur des fondations antiques. On a trouvé à l'intérieur de l'enceinte dés briques, des meules de mouUns à bras, des fragments de vases, des substructions, des monnaies celtiques et des monnaies romaines ; mais ce qu'on y a rencontré de plus curieux, ce sont des pièces phéniciennes, que nous avons vues nousmême âans la collection de feu M. de Penguern (2).

(i) Le Co2-guéodet signifiç littéraiemént vêtu» civiica, A. de Biob, fiallei. dd Tàssoc. bret., 1. 1, p. 121.

(2) Nous en possédions nous-méme d'identiques qui proviennent des ruines de Carthage.

C'est ta uti témoignage dô l'andennété et de rimporiance de l'oppidum de Coi^guéodet.

Il est évident qu'à Coz-guéodet, comme dans beaucoup d'autres endroits, du reste, l'établissement romain a été greBë sur un \oppidum celtique. Là résidait le préfet ou conimandant des soldats désignés sous le nom de superventores , chasseurs, éclaireurs. De ce point, étaient sans doute dispersés des postes de soldats pour la surveillance du littoral environnant. Nous avons reconnu les derniers vestiges d'un cctsteUum sur un monticule rocheux, au bord de la mer, vers le nord-ouest; et dans la corn- ^nune de Trégastel (1), les vestiges d'un camp, vers le nord de Perros, nommé actuellement, Barz-Gastel ; des débris romains au lieu nommé Gastel-Trélévern, dans la commune de Louannec ; des débris romains aussi près de la Lieue de grève^ entre Lannion et Morlaix, où a été trouvée une pièce d'or, à l'effigie del'en^^reur Julien, laquelle fait partie de notre collection. Enfin il existait, durant l'occupation romaine, à la pointe nord-^st, et tout près du boug actuel de Locquirec (2), une station fortifiée ou camp d'observation Les vestiges romains y sont abondants, briques, fragments de poterie, de ciment ; des armes, des monnaies antiques et un certain nombre de sépultures ont été découvertes à la Palue (3). Il existe un mouillage sous Loquirec.

Aletum. — Il ne nous reste à parler que de la station d'Aleium pour avoir épuisé la série des garnisons romaines indiquées par la Notice des Dignités, sur le littoral de la presqu'île armoricaine. Il n'existe ancune indécision sur l'emplacement qu'occupait Aletum (4). Cette ville, dont l'importance se soutint, et jgrandit même après la ruine de la domination romaine, s'élevait à l'embouchure de la Rance, sur le terrain occupé maintenant par le fort de la Cité et par la partie ancienne de la ville de Saint-

(i) Beaudoin de Maison-Blanche a signalé l'existence , dans cette commune,

4 ^-^^ milliaire romain que nous avons cherché en vaîn.

ji» (2)M. A. de Courcy signale près du bourg de Locquirec, séparé de Coï-

I Yaudet par la baie de Toul-an-Hiri, la pointe nommée Beg-ar-Chastel, où Ton

^ a trouvé des urnes cinéraires et des monnaies romaines. Ballet. Assoc. bret,

f (3) Biblioth. bretonne, n. 4, p. 202.

jj (4) f Antiquissima civitas Aletis, à meridianâ parte Rinctio fluvio, Ulic mari

; » influente, lavitur. » In vit. B. Maclovii, ap. Mabill.

■.ru ''A

Servan. < Quo\qu*Al^um, dit d'Ânville, ne paraisse pas, dans >' la Notice des provinces de la Gaule, au rang des cités, il est

> devenu un siège épiscopal, lequel ne fût transféré dans l'Ile » d'Asux>n(Saint-MaIo) qu'au xii« siècle (1). L'ancien emplacement

> A^Aletum sur une pointe de terre, près du bourg de Saint-

> Servan, est appelé par les bretons Guic'h-Alet, et autrement la » cité, du terme affecté aux villes épiscopales. i

Dans une Notice, qui est restée manuscrite, M. Frottay de la Landelle signale, au commencement du xvii* siècle, des découvertes de poteries, de briques, de monnaies et de iamhea\Ax Tùmaint (2), faites à Alet. On y constata aussi l'existence de restes considérables d'une enceinte murale, dans l'espace qui s'étend entre la ville de Saint -Servan et le fort de la cité, espace qu'on regarde avec raison comme l'assiette de la ville galloromaine. Adrien de Valois confirme ces détails (3).

Le préfet ou commandant des soldats de Mars (militum Martensium) résidait à Alet, à l'époque où fut rédigée la Notice des Dignités^ vers l'an 401.

Ce fut sans doute au temps des invasions saxonnes que la garnison romaine de Curiosolitum (4) fut portée sur le littoral, à Dinard peut-être, et bientôt à Alet, dont la situation et le port présentaient des conditions supérieures, pour la défense des côtes et de l'entrée de la rivière de Rance.

(1; D'Anville^ Notice, au mot Aletum. En creusant les fondements de quelques maisons que Ton construisit au xvix* siècle, sur une partie des ruines d*Alet, on trouva des restes d'anciens bâtiments, de briques rouges et de vases en cuivre qui contenaient de vieilles pièces de monnaies d'or, d'argent et de cuivre. Deric, Hist. ecclés., 1. 1, p. 14.

(2) Dans les terres situées au-dessous de la fontaine de Saint-Servan, on trouva des tombeaux construits en briques contenant des ossements d'hommes ayant une brique sous la tête. Etren. malouines de 1768.

(3) c Visuntur ruinae et rudera murorum et portus, eo.in loco, castrum que » Solidorum. v Hadrian. Vales. Notit. p. 12.

(4) Les milites Martenaea de Fanum Martis. U y avait, dans les Gaules, au service de l'empire, des troupes de deux sortes différentes ; d'abord l'armée soldée, mobile, sans stations fixes, qu'on pourrait appeler armée de ligue, miUtes comUcUemea, prteêentalé$» U y avait ensuite des troupes sédentaires attachées au sol, chargées spécialement de le di^^fendre contre toutes tentatives intérieures ou extérieures, n'ayant pas de solde, mais jouissant de bénéfices militaires, militcB stationariiy pagenae», liwitanei, riparii ou riparense». Les garnisons de TArmorique étaient, en général, de cet «ndi«.

ASSOaATION BRETONNE

U n*est pas dans notre plan de poursuivre Ténumération des garnisons romaines au-delà des limites de notre péninsule. La défense du littoral était donc confiée à des corps de troupes résidants à Guérande, à Blavet, à Vannes, à Saint-Pol-de-Léon, à Coz-guéodet et à Saint-Servan. Ces corps de troupes envoyaient des détachements sur les points les plus importants, ou les plus menacés de leur voisinage : le commandant de Blavet, jusqu'au promontoire Grobœum vraisemblablement, et le chef de légion de Saint-Pol, jusqu'au castellum de Brest.

Un corps de troupes létiques, composé de Francs, placé à Rennes (1) complétait l'effectif des forces romaines, dans notre presqu'île, vers l'an 400 de notre ère.

Fidèle à la méthode que nous nous étions tracée, nous avons jusqu'ici procédé à la détermination des points géographiques de notre péninsule, en mettant à profit d'abord les latitudes de Ptolémée, puis les éléments malheureusement peu nombreux des itinéraires romains, enfin les données de l'archéologie, dans la mesure où il nous a paru nécessaire de rechercher un complément de preuves, pour corroborer notre démonstration, ainsi que nous l'avons fait particulièrement pour Corseult.

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