‹ Conception actuelle des désinfections terminalesChapitre 19 sur 37 · Rosenau. Préventive Médecine and Hygiène, p · texte numérisé non relu

Rosenau. Préventive Médecine and Hygiène, p

faite pour les germes sporulés qui, ne se multipliant jamais sous cette forme, peuvent néanmoins durer un temps indéfini en état de vie latente ; les germes pyogènes résistent également d’une façon remarquable aux influences extérieures : mais ces exceptions n’invalident pas les conclusions de la doctrine car elles se rapportent à la méthode prophylactique.

Plus récemment, le Professeur Rochaix écrit (1) :

« Les objets inanimés, même pour les maladies où, comme nous le verrons on doit s'en préoccuper, n’interviennent que d’une façon restreinte pour infecter l’homme. La plupart des microbes pathogènes ne se conservent et ne se cultivent pas aisément en dehors de l’organisme (sauf dans certains aliments comme le lait, l’eau, etc.), ils exigent des milieux de culture savamment préparés pour se multiplier et garder leur virulence : sur les parquets, les meubles, les murs, ils meurent rapidement et perdent encore plus rapidement leur virulence.

« La désinfection finale, c'est-à-dire des locaux, des meubles, des literies, etc... n’a donc qu’une utilité très réduite ; on ne tue généralement dans ce cas que des cadavres. »

Une enquête faite ces dernières années, par la Vie Médicale (2) a permis à des opinions bien différentes de s'exprimer. Le Professeur Lereboullet estime inutiles les désinfections par fumigations :

1. Rochaix. La désinfection est-elle utile dans la lutte contre

les infections contagieuses in Journal de Médecine de Lyon, du 5 décembre 1932.

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