STONE
« L'évolution de nos Connaissances en hygiène nous a montré le rôle prédominant de la contagion interhumaine dans la plupart des maladies infectieuses.
« Je ne crois pas que la désinfection des livres et des objets inertes ait en elle-même, une réelle importance et puisse constituer une mesure utile de prévention des maladies contagieuses de l'enfance.
« Autrement efficaces sont les mesures visant le malade, son isolement dès le début de la maladie, ainsi que celles dirigées contre son entourage immédiat et basées sur la notion des porteurs de germes sains ou malades ».
Le Professeur A. Grotjahn, de Berlin, écrit dans cette même enquête :
« Selon moi, une désinfection des livres et des écrits divers est complètement inutile. La source de l’infection, c’est l’homme malade et non pas les objets auxquels des bacilles adhèrent. S'il en était autrement, les maladies infectieuses se comporteraient d’une autre façon au point de vue de leur évolution statistique. Elles n’ont pas en effet augmenté comme le commerce du papier imprimé et comme les échanges de papiermonnaie sale. Tout au contraire, au cours des dernières décades, elles ont fortement diminué, on doit donc épargner au public une angoisse inutile à l'égard des bacilles.
« En Allemagne, en tout cas, on n’a pas constaté d’une façon sûre un seul cas de contamination par des livres prêtés. »
Il serait facile de multiplier des citations semblables.
De plus en plus nombreux, depuis ces dernières années sont les médecins et les hygiénistes qui se rallient à ces conceptions que nous pouvons résumer en cette phrase lapidaire de Chapin (x) :
« Ce sont les personnes et non les choses qui sont
dangereuses. »