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EN FRANCE

Après avoir passé en une revue rapide les méthodes de désinfection employées à l'Etranger, il nous reste à montrer que la France a suivi la même voie, sinon

de façon générale et officielle du moins grâce à l’ini-

L'on PE

tiative de quelques départements. Il doit, d’ailleurs être tout particulièrement souligné, que les réalisations dans ce domaine n’ont pu se faire, au milieu de difficultés de tous ordres, malgré l’inadaption de la population et, quelquefois la résistance d’un médecin praticien, que grâce à l'appui constant des Professeurs d'Hygiène d’un certain nombre de Facultés. M. le Professeur Tanon a particulièrement contribué, par sa haute autorité et par le grand intérêt qu'il porte aux Inspecteurs d'Hygiène, à l’évolution en France de ces théories, à leur application dans la pratique et à leur généralisation par une propagande médicale des plus précieuse.

C’est à cet éminent hygiéniste, nous devons le rappeler ici, que nous devons la plus importante modification qui ait été apportée depuis la loi de 1902, à la déclaration des maladies contagieuses. M. le Professeur Tanon a été chargé d’établir pour toutes les maladies transmissibles la liste de celles d’entre elles qui nécessite la désinfection terminale et de celles pour lesquelles cette opération est inutile. Approuvé unanimement par l’Académie de Médecine, son remarquable rapport a constitué une véritable doctrine moderne ; à tel point, que le décret du : 16 mai 1936 a, pour la première fois, fait une discrémination parmi les maladies à déclaration et à désinfection obligatoires entre celles pour lesquelles des mesures terminales doivent être appliquées et celles pour lesquelles la désinfection concomitante

reste seule obligatoire.

C’est ainsi qu'actuellement la méningite cérébrospinale épidémique, la polyomyélite antérieure aiguë, le trachome, la lèpre, la spirochétose ictéro-hémorragique et naturellement la rougeole ont vu officiellement supprimer toute opération de désinfection terminale après transport, guérison ou décès.

Un certain nombre de départements ont depuis quelques années sinon supprimé du moins restreint dans de très grandes proportions les désinfections par fumigations après la plupart des maladies contagieuses : d’une façon générale, elles ne sont appliquées qu'après les infections suivantes : scarlatine, variole, diphtérie.

Nous pensons qu'aux mesures prises à l'étranger, il est bon de comparer celles qui sont appliquées en France et nous ne pouvons mieux faire que résumer ici sous forme d'exemple concret ce qu’un département de la région parisienne, celui de la Seine-et-

Marne, a réalisé depuis de nombreuses années.

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