‹ Conception actuelle des désinfections terminalesChapitre 34 sur 37 · LL ES · texte numérisé non relu

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exemple, le maire tenu au courant, use de ses pouvoirs et de son autorité pour faire respecter les mesures prescrites. En particulier, lorsque des vaccinations collectives sont nécessaires, la municipalité organise avec le concours de l'inspection d'hygiène, des séances publiques et gratuites pour la population.

Nous allons voir pour les principaux groupes de maladies contagieuses comment s’articulent les différents éléments de la machine prophylactique et quelles sont les mesures individuelles et collectives

qui sont en principe, ordonnées.

A. — Dans un premier groupe on peut ranger les maladies dont la transmission exige l'intervention d'un hôte vecteur et celles dont le virus est unanimement reconnu comme très fragile et ne résistant pratiquement pas aux agents extérieurs. Ce sont : le paludisme, le typhus exanthématique, la peste, la fièvre jaune d’une part ; la rougeole, la méningite cérébro-spinale, la fièvre ondulante et la poliomyélite d'autre part.

Bien entendu, il n’est effectué aucune désinfection terminale après transport, guérison ou décès ; seules des mesures permanentes de désinsectisation doivent

être prises pour les premières.

B. — Dans un deuxième groupe sont placées les maladies considérées encore par certains comme étant douées de germes spécifiques relativement résistants : les fièvres typhoïdes et paratyphoïdes, le trachome

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et la lèpre. Il n’est pratiqué de désinfection terminale après ces infections que sur demande expresse des médecins ou des municipalités ; nous verrons plus loin que ces désinfections ne comportent jamais de fumigations mais seulement des nettoyages ménagers sous la surveillance du chef de poste de désinfection.

C. — Enfin, dans le troisième groupe, il n’a pas encore été possible d'envisager la cessation rigoureuse de toute désinfection. Là, non plus les vapeurs de formol ne sont pas utilisées mais bien simplement un nettoyage ménager. En principe, cette mesure est appliquée après les cas de variole, scarlatine, diphtérie et tuberculose.

Quoi qu'il en soit, ces mesures terminales très simples ne constituent qu’une précaution supplémentaire contre la contagion ; elles ont infiniment moins d'importance que :

les mesures concomitantes :

— celles de prévention par vaccination, lorsque cela est possible, — et celles de surveillance bactériologique du convalescent et des porteurs en contact, lorsque nos connaissances scientifiques le permettent.

Les mesures à appliquer à l’occasion des maladies

contagieuses sont naturellement dictées par ce.que l’on connaît de l’épidémiologie de chacune d'elles et

par les notions acquises sur le mode et la durée de

la contagion.

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Il serait fastidieux et inutile de répéter, en envisageant chacune des affections, une énumération de prescriptions dont beaucoup sont communes à nombre de maladies. Aussi nous allons prendre deux exemples de désinfection qui pourront être les sui-

vants :

— d’une part, les fièvres éruptives et les maladies transmissibles par les voies respiratoires (type diphtérie),

— d'autre part, les maladies transmissibles par les matières fécales (type typhoïde).

Affections du type diphtérie.

Pour les fièvres éruptives et pour la diphtérie, la tuberculose, la méningite cérébro-spinale, la polyomyélite, l’infirmière-chef de poste de désinfection se rend à domicile dès qu’elle est alertée. En accord avec le médecin traitant qu'elle avertit généralement de sa visite, elle fait prendre par la famille les dispositions les meilleures pour réaliser un isolement aussi effectif que le lui permettent les circonstances particulières de logement, de classe sociale, de mobilier, etc... En principe, le contagieux doit avoir sa chambre personnelle dans laquelle n'est autant que possible admise que la personne qui le soigne. Le lit est placé dans un angle ; les couvertures et édredons sont recouverts d’un drap, les murs au voisinage du malade sont protégés par des serviettes ou mieux par

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des journaux qu'il est facile d’incinérer au bout de quelques jours et de remplacer par d'autres.

Les murs, ainsi protégés, n'auront pas à être désinfectés et le malade peut, sans danger, tousser sur les Journaux ou sur ses couvertures puisque le drap qui recouvre son lit peut être lessivé, donc désinfecté aussi souvent qu’il est nécessaire.

Même si le malade occupe seul sa chambre (ce qui est quelquefois impossible à réaliser dans certains logements exigus), il est bon de lui constituer une sorte de box-en installant à un mètre environ du grand bord libre de son lit et parallèlement à lui, soit un paravent recouvert d’un drap, soit simplement un drap ou une nappe tendus sur 2 mètres de hauteur.

Les tapis, les tentures, les rideaux, sauf ceux lessivables sont enlevés dans le voisinage du lit.

Une table est installée dans un coin de la chambre avec le nécessaire pour que la personne chargée de donner les soins puisse se nettoyer les mains, le visage, se gargariser après avoir approché le contagieux.

Le crachoir, qui devra être toujours fermé, mais qui peut consister en un simple bol recouvert d’une soucoupe, contient une solution désinfectante et solvante (type crésylol sodique à 4 %). Les crachoirs sont vidés régulièrement et flambés ou soumis à l’ébullition.

Tous les linges lessivables souillés par le malade sont recueillis dans un récipient muni d’un couvercle. Il est bon de laisser tremper ces linges pendant

six heures au moins dans une solution de crésylol

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