‹ Conception actuelle des désinfections terminalesChapitre 8 sur 37 · PM NES · texte numérisé non relu

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que lorsque les germes ont complètement disparu de leur organisme.

2° Le récepteur.

Pour qu'une épidémie se développe il faut que le terrain soit réceptif.

Certains facteurs prédisposants sont bien connus : l’état de maladie ou la convalescence, les intoxications, la sous-alimentation, la fatigue, le froid, les émotions morales en sont les principaux que nous ne faisons qu'énumérer. Toutefois, il convient de rappeler qu'il est nécessaire que les microbes pénétrent en nombre suffisant dans cet organisme, la massivité de l’infection pouvant d'ailleurs être renforcée par sa répétition

fréquente.

Nous parlerons davantage d’une question encore à l'étude : celle des variations de la morbidité dans le temps.

On s’est aperçu que les épidémies d’une même maladie n’avaient pas la même intensité chaque année, mais qu'au contraire, leur importance variait d’une manière cyclique. Ge fait avait d’ailleurs déjà frappé les anciens et ce ne fut qu’une redécouverte de notre époque. A l'heure actuelle, on considère que ces variations sont en rapport avec l’activité solaire.

Les minima d'activité solaire se produisent en moyenne tous les onze ans. Ils ont été observés en 1889-1901-1913-1923.

Or à ces périodes, suivant les statistiques établies au

us

Japon et en Allemagne (1), correspondent les minima de mortalité par dysenterie ; dans les périodes intercalaires, les maxima de mortalité sont en concordance, compte tenu du facteur saisonnier, qui ne fait qu’avancer ou retarder les épidémies de quelques mois.

Tchijesky à qui nous empruntons ces références (1) note pour la scarlatine des maxima de morbidité en accord avec les maxima solaires au xvr°et xvn° siècles. Au xvin une corrélation exacte se trouve en défaut, cependant certaines épidémies violentes offrent une coïncidence certaine avec les maxima solaires.

Pour d’autres maladies, les maxima de morbidité correspondent soit aux maxima, soit aux minima d’activité solaire, soit aux deux (psittacose).

Le même auteur écrit à propos de la tuberculose « ce qui est remarquable, c'est que dans les maxima solaires les tuberculeux meurenten moins grand nombre que dans les années de minima ».

Pour la grippe, aux années de minima d'activité solaire on rencontre à part quelques exceptions, de petites épidémies espacées ; aux années de poussées brusques de l’activité solaire, les pandémies grippales envahissent des territoires très étendus causant un grand nombre de victimes. Tous les épidémiologistes n’ont-ils pas remarqué que les manifestations grippales revêtaient des formes particulièrement graves environ tous les trente-cinq ans ?

Par quel mécanisme, les épidémies sont-elles en

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