‹ Conception actuelle des désinfections terminalesChapitre 9 sur 37 · Hippocrate, oct.-nov.-déc · texte numérisé non relu

Hippocrate, oct.-nov.-déc

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rapport avec l’activité solaire ? Est-ce en augmentant la virulence microbienne, est-ce en diminuant l'immunité spécifique des collectivités, ou bien, est-ce en augmentant les chances de rencontre entre individus et germes pathogènes (M. Trillat a montré que l’électricité et la radio-activité de l’air avaient pour effet de précipiter les microbes en suspension dans l’air) ? Cela n’a pas été élucidé jusqu'ici.

Le problème est actuellement posé. Il serait à souhaiter qu'une solution rapide intervienne ; mais ce n'est guère malheureusement à espérer, en raison même de la durée des observations puisque certains cycles atteignent dix ans et plus.

3° Le milieu intermédiaire.

Nous avons fait connaître plus haut, ce que l'on entend par milieu intermédiaire en nous référant à l'avis autorisé de M. le Professeur Tanon.

La loi de 1902 a établi une désinfection terminale obligatoire pour la plupart des maladies contagieuses. Cette obligation a été fondée sur la théorie de la persistance de la virulence des germes dans le milieu intermédiaire.

A la lumière des expériences récentes, nous allons étudier la vitalité des différents microbes et virus filtrants en dehors de l’organisme humain.

H. Pouzols 7)

À. — BACGILLE DE SHIGA-KRUSE.

Selon Kruse lui-même, il ne vit pas plus de deux jours dans les fèces après expulsion même lorsque celles-ci sont conservées dans la glace (1).

Dans l’eau, Vincent montre qu’il disparaît toujours en deux ou trois jours.

Sur les vêtements, il se conservera davantage : huit jours et même jusqu’à dix-sept jours à la condition que ceux-ci soient maintenus humides.

B. — BACGILLES THYPHOÏDIQUES.

Ils vivent peu et ne se développent pas en dehors de l'organisme :

Dans l’eau et dans l'air, ils disparaissent dans un délai variable mais toujours peu prolongé ; dix jours au maximum dans l’eau d'après Jourdan, Russel, et Zeit Fuller.

Dans les fèces, fosses d’aisances, leur vitalité est variable suivant la composition du milieu, la température, la présence d’autres bactéries. En général, ils ne vivent que quelques heures (Rosenau).

Le lait, par contre, peut servir de milieu de développement à condition toutefois qu'il n’y ait pas une acidité trop élevée, ni de concurrence bactérienne.

Dans les crèmes également, dans certaines condi-

1. Cf. Carlos Chagas, La Pratique actuelle des désinfections terminales.

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tions de température, on voit très souvent se produire une véritable pullulation de para B.

Quant à la dessication, elle tue rapidement ces bacilles et toute dissémination de la maladie par des poussières est donc pratiquement impossible.

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