HISTORIQUE
La conception de l’éducation et de l'instruction en plein air est aussi ancienne que l’école.
Chez les Grecs, les enfants jouissaient de la plus grande liberté de mouvements et des jeux, et lenseignement s’effectuait en plein air, entre le vert des arbres et les beautés de la nature.
Tout le monde connaît l’importance que les Grecs attribuaient à l’éducation physique et particulièrement aux exercices de gymnastique. Mêmes les plus modérés devaient former les muscles des jeunes gens.
Rome forma ses méthodes éducatives sur celles de la Grèce.
Les mêmes principes de l’enseignement et de l’éducation en plein air ont joui d’une grande faveur aussi en Perse et en Egypte. :
Ensuite vint une longue période pendant laquelle ces principes furent presque complètement abandonrés et cette époque de repos physique correspond à celle de la décadence intellectuelle. Plus tard, dans le Moyen-Age, l'éducation physique fut de nouveau récrganisée par la volonté de Charlemagne.
A l’époque de la Renaissance, Vittorino veut que les
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enfants vivent libres et jouent dans la verdure des jardins, dans un bain continuel d’air et de lumière. Les idées soutenues par Rabelais et par Montaigne, en France ; par Ratk et Comenis, en Allemagne; par Locke, en Angleterre; Jean-Jacques Rousseau les illustre et les affirme avec souveraine autorité. Et en Italie aussi ils trouvent des adhérents et des protecteurs. '
Peu à peu, pédagogues, médecins, sociologues, phi-
lantropes, ajoutent au principe de l'instruction en plein air la nécessité de pourvoir à la santé des enfants.
Aussi, on voit naître les premières colonies de vacances pour les écoliers faibles et prédisposés. Gaucher, en France, et de Giovanni, en Italie, en sont les pionniers.
Mais le premier qui a eu l’idée de la création d’une école de plein air c'était un allemand : Baginsky. Il réclamait, dès 1881, à la ville de Berlin, la fondation d’une semblable école; mais à ce moment le Conseil municipal de cette vile n’avait pas donné son appro- Bation au projet et c’est seulement en 1904 que fut installée à Charlottenburg, à 3 km. de Berlin, la première école de plein air.
À côté de Baginsky, il faut placer le nom de Grancher qui, par ses recherches sur la tuberculose chez les écoliers, et par les moyens de lutte qu’il s’efforça de mettre ex vigueur contre cette affection, fut un véritable promoteur des écoles de plein air. C’est lui qui; en France, montra le premier Putilité de séparer
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l'enfant du milieu contaminé pour le placer dans un milieu sain, l’arracher à l’atmosphère confinée des villes pour le transplanter au plein air de la campagne. :
En Allemagne, après Charlottenburg, c’est la ville de Mulhouse qui créa à son tour une école de plein air en 1906, pour 100 enfants, dans une propriété de trois hectares, appelée « l’Hermitage ».
En Angleterre, en mai 1907, la commission scolaire du « London County Council >» créa l’école de Bostall- Wood sur le modèle de celle de Charlottenburg. Elle possédait un terrain boisé de huit hectares, avec des pelouses et des hangars pouvant servir en temps de pluie aux classes et aux repas.
Les résultats furent jugés si encourageants que trois nouvelles écoles furent créées dans les environs de Londres, chacune pouvant recevoir 75 enfants répartis en trois classes de 25 enfants.
En Italie des écoles de plein air ont été installées à Rome et dans nombre d’autres villes; elles ont comme particularité de rester ouvertes toute l’année, ce que permet le climat de l'Italie. Elles sont installées à Rome même, dans les espaces libres qui existent au centre ou dans les environs immédiats de la ville.
Les bâtiments se composent de simples baraques en bois, chacun d’eux abritant une classe de 36 élèves.
En France, la ville de Lyon a créé une école de plein air internat en 1907, dans une propriété située à 8 km. environ de la ville. Il y a un parc de 7 hectares avec bois et vastes pelouses. Le bâtiment principal est un