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et d'anomalies, ne sont pas nombreux. Plusieurs écoliers, pas assez malades pour être dangereux, et par conséquent séparés des autres, présentent pourtant des tares physiques qui sont autant de causes de moindre résistance pour l'individu. De plus, les enfants des familles pauvres, qu’ils soient sains ou qu’ils descendent de parents tuberculeux, syphilitiques, alcooliques, etc., sont toujours des enfants débilités par manque de nourriture, de logement, d’assistance.
Ainsi l’école peut être pleine d’inconvénients pour l'accroissement normal des enfants.
La société, avec l’école obligatoire, veut faire des hommes moralement et physiquement sains. Mais ces conditions ne peuvent être obtenues qu’en organisant l’enseignement en conséquence. ,
C’est pour cela, dit le Prof. Veratti, nous voulons l’école de plein air, l’école idéale, définie par Carle Vergani :
« L'école idéale devrait offrir à tous les enfants l'éducation en plein air. Les appeler à soi pendant plusieurs heures de la journée, non pas pour les enfermer dans de grands bâtiments trop semblables à des hospices, mais pour les faire vivre dans une liberté bien entendue, en plein air, au soleil, au contact de la divine Nature! »
L'école doit réaliser l'harmonie du développement du corps et de l’esprit; elle doit donner à l’enfant des enseignements pratiques sur tout ce qui concerne sa vie.
« L'élève doit être mis en contact direct avec la na-
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ture : ainsi l’éduquer sera lui inculquer lobservation, la réflexion, lui faire aimer le vrai, le beau, le bon, en lui permettant de développer ses forces intérieures (sentiments, affections).
Jeu, repos, instruction, alimentation, soïns naturels, doivent se succéder dans un programme hygiénique, thérapeutique, éducatif, instructif, composé de soins savants et de sage prophylaxie.
C’est ainsi que les organismes des élèves, soustraits au milieu familial qui est souvent dans des conditions hygiéniques assez déplorables, tantôt humide, sans lumière, rempli de fumée, de poussière, tantôt résonnant de bruits intolérables; soustraits à l’entourage où triomphent le vice et les mauvaises habitudes, et transportés dans un lieu sain, hygiénique, dans une revivifiant bain de lumière et de soleil en plein air, en contact immédiat avec la nature; aidés par une bonne alimentation et par une éducation physique et intellectuelle à propos, se fortifient et deviennent des hommes. » (Veratti).