ALIMENTATION
Les écoles de plein air, instituées pour les enfants débiles, n’ont pas seulement à fournir l'oxygène pour les poumons et l’exercice pour les msucles : la bonne alimentation est une des conditions primordiales que réclame la santé des petits.
L'organisation du régime dans les écoles de plein air offre donc un intérêt majeur.
Elle doit remplir un double but : fournir aux enfants des aliments de bonne qualité, en quantité convenable, pour reconstituer leur organisme appauvri et rétablir leur santé ; leur imposer des habitudes d'hygiène et reformer les vices alimentaires auxquels les parents les on trop souvent accoutumés.
Quand on examine la façon dont les enfants sont nourris dans les familles, on se rend compte que c’est le plus souvent, par ignorance ou par préjugé, et non par pauvreté que leur nourriture a été fautive.
En France, les médecins inspecteurs des écoles et les personnes qui dirigent les cantines scolaires, nous disent qu’un grand nombre d’enfants pauvres apportent des desserts, des friandises et des boissons réputées toniques, pour une somme quotidienne qui
Hague
dépasse le prix d’un bon repas. Dans les campagnes de certaines régions de la France, c’est le café, l’eaude-vie, le vin qui ont, maintes fois, tenté de s’introduire dans l’école.
Il en est de même dans tous les pays : la Directrice de la Fondation Mac Cormick, œuvre qui est à la tête des écoles de plein air de Chicago, écrit qu’il existe aux Etats-Unis des défauts d’alimentation chez les écoliers, ayant bien rarement pour cause la pauvreté; elle se propose de combattre ces défauts hygiéniques par un enseignement alimentaire et culinaire.
M. Marcel Labbé pense que la meilleure manière de lutter contre les erreurs alimentaires, dangereuses pour la santé des enfants, c’est d’instruire les parents, de les conseiller, et surtout de leur donner, par des régimes convenables à l’école, l'exemple de ce que doit être une bonne nourriture familiale,
Les écoles de plein air ne donnent pas toutes le bon exemple. Il y en a dans lesquelles la bonne volonté a été plus grande que la science de l’alimentation, en sorte que lon est tombé dans des défauts analogues à ceux que nous reprochons à certaines familles.
Se basant sur la formule de Grancher, « double ration d’air, double ration d'aliments >, On y pousse les enfants à manger trop souvent et trop abondamment.
Avec cette suralimentation que l’on a vanté, autrefois, pour les tuberculeux et que l’on a abandonnée, aujourd’hui, parce qu’on en connaît l’inefficacité et le danger, on aboutit à faire de petits obèses, soufflés