‹ Conception Actuelle sur le Rôle des Écoles de Plein AirChapitre 8 sur 38 · D NS · texte numérisé non relu

D NS

le cerveau ait atteint son développement, se fixent dans la mémoire et viennent constituer l’état psychique élémentaire qui est le fond commun à toute la pensée. ;

Notre expérience nous apprend que le sens du bon, du beau, de l’ordre, de la discipline, de la propreté, de la justice, de la fraternité, se fixe dans le subconscient avec l’exemple et avec l'exercice de tous les jours, bien mieux qu'avec des formules et des préceptes appris par cœur.

Par conséquent, si la société oblige l’enfant d’aller à l’école, il est nécessaire qu’elle sente sa responsabilité dans l’accomplissement de ce devoir et il ne faut pas que la fréquentation de l’école puisse causer. des dommages physiques et moraux à l’écolier.

En ce qui concerne le développement physique surtout, l’école, telle qu’elle est comprise actuellement, peut gêner considérablement l’accroissement normal des enfants, en aggravant les maladies qui existaient déjà et en en provoquant de nouvelles, car la vie sédentaire prolongée pendant plusieurs heures du jour entre quatre murs, n’est pas conforme à la nature de l'enfant, qui a le plus grand besoin de se remuer pour accélérer le rythme de sa circulation et distribuer plus vite aux tissus les hormones chargées d’en stimuler l’accroissement.

Notre conviction sur ce propos devient encore plus profonde lorsqu'on pense que dans toute la population écolière, et surtout dans les grandes villes, les sujets vraiment forts et robustes, exempts de défauts

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