‹ Conception de l'Unicité de l'Angor PectorisChapitre 10 sur 16 · PRO ELE À · texte numérisé non relu

PRO ELE À

dyspnée, une arythmie a caractère imprécis, parfois dun rythme de galop. La radiologie peut permettre parfois la découverte de l’infarctus mais le plus souvent, seule l'E. C. G. donne cette preuve.

Il est donc des infarctus qui restent toujours inaperçus, même cliniquement, d’autres qui ne se signalent que par une insuffisance cardiaque légère, ou par quelques phénomènes fébriles, une dyspnée légère, un rythme cardiaque, simplement anormal.

En regard de ces faits, existent des angors graves, récidivants, généralement mortels, dont l’apparition se fait au milieu d’une insuffisance ventriculaire gauche aiguë. On trouve alors une onde de Pardee à VE. C. G., une onde T déformée, une ligne iso-électrique décalée. Mais l’autopsie dans ces cas curieux, ne décèle pas l’infarctus, Laubry, en rapportant des cas personnels constate que ces cas correspondent à l’angine de décubitus de Vaquez, en rapport avec la dilatation cardiaque, sans traces de thrombose coronarienne.

D’autres cas plus fréquents sont contitués d’embolies pulmonaires massives, suivies d’un collapsus cardiaque douloureux, généralement mortel. Le complexe électrocardiographique en a été expliqué (peutêtre à tort) par un réflexe pulmo-coronarien, non démontré.

Enfin, on a constaté des ruptures aortiques ayant donné lieu à des crises d’angor, avec E. C. G. classique, sans atteinte coronarienne, mais avec déchirure de la portion ascendante du vaisseau provoquant

une péricardite hémorragique.

SM) ee

Les anomalies électriques enregistrées dans ces cas ont été expliquées par Laubry, qui constate qu’elles: se rapprochent de celles qui peuvent être provoquées expérimentalement, soit par ligature des coronaires, soit par ligature des rameaux moins. importants, soit enfin par injection de liquides dans le péricarde.

Or, toutes ces formes restent liées à une thrombose coronarienne. Mais l’angine d’effort semble échapper à cette catégorie. Chez elle, l'élément douleur, constrictif, subit, primordial, offrant parfois le caractère de la mort proche, ne peut-être expliqué seulement par la théorie coronarienne.

Anatomiquement, les auteurs:ne sont pas plus d’accord que: sur: le plan: de la pure théorie. Clerc constate que dans 60 pour: 100 des: cas: seulement la cororarite s’est accompagnée d’angine. Cabot, plus sévère, fait tomber cette statistique à 26 %. Les: explications: dès lors deviennent difficiles et hasardeuses.

D'autre part, en:ce qui concerne les angines: mor- -telles, sans coronarite (« Un diagnostic rétrospectif dangine de poitrine ne peut être fait sur le cadavre » Huchard) Cabot prétend qu'elles existent: dans 50 %. des cas, alors que Gallavardin se contente de déclarer: qu’elles existent, sans en accuser la fréquence, .en:attribuant l’étiologie, dans certains cas, à une hyperexcitabilité sympathique.

Les constatations anatomiques ne donnant pas toujours —— ou plutôt ne: donnant que très rarement ——

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