LEON
des résultats permettant d'expliquer l’angor, on a ramené le mécanisme du syndrome douleur à une triple étiologie : le spasme, la distension, l’intoxication de fatigue du myocarde.
Le spasme est une théorie par trop simpliste. Il est aussi insuffisant à expliquer le mécanisme de l’angor qu’il l’est dans l’étiologie de l’épilepsie. « Il n’est pas de spasme sans épine irritative » (Egaz Moniz). Et si lPintermittence des douleurs peut revêtir par instants le caractère spasmodique, il n’en reste pas moins qu’il doit exister à la base de ces crises un élément causal anatomique, difficilement décelé, sinon impossible à prouver.
D’autre part, la structure même des coronaires se prête peu au spasme, en raison de leur richesse en fibres lisses longitudinales; de leur caractère « induré ». Le spasme d'autre part n’est pas.en connexion avec la douleur, .l’expérimentation l’a démontré.
La distension coronarienne, soit en amont d’une zone de sclérose ou d’athérome, soit provoquée par le spasme, peut faire naître facilement les douleurs cardiaques par excitation de l’adventice. Cette distension peut être lente ou rapide, mais cependant la ligature de la coronaire n’entraîne qu’une hypertension insignifiante. La coronaire se prête mal à des dénivellations de pression en raison de son peu de longueur et par conséquent du peu de volume du sang mis en mouvement:
La souffrance musculaire par intoxication de fatigue est également difficilement expliquable. La dou-