TRIO
Souffrez qu'ici je vous présente Un peintre que partout on vante ; Un Français... un ancien ami !
astucio, le saluant.
Monsieur , vous me voyez ravi.
VICTOR , saluant.
Monsieur, votre bonté m'honore...
astocio , à part, le regardant.
11 me paraît bien zcune encore, Surtout pour un ancien ami.
CARUNE, à AstUClO.
J'espère qu'au prince, aujourd'hui, Vous voudrez bien parler pour lui.
ASTUCIO
Quoi ! vous voulez que je le serve.
CARLINE , d'un air caressant. '
Eh ! oui, vraiment !.. oui , mon ami ! ASTUCIO.
Qui ?.. moi ?.. que le ciel vous conserve ! Pour les protéger , en tous tems, Vous avez toujours en réserve
Une collection de petits zeunes gens !
VICTOR
Son accueil est d'un triste augure , Je vois a sa mauvaise humeur , Qu'il me faut, dans cette aventure, Chercher un autre protecteur...
CARLINE
Qu'ici votre cœur se rassure !
Ensemble. ( Oui, malgré sa mauvais humeur , Ne craignez rien , je vous le jure ; I II sera votre protecteur.
ASTUCIO
Ceci m'est d'un fâcheux augure! .
Qui? moi , parler en sa faveur?
Non pas ! il peut bien , je le jure, Chercher un autre protecteur.
cari.ine, à Astucio.
A mes vœux montrez-vous sensible.
astucio , à Victor, d'un air embarrassé. Oui , monsieur... croyez que bientôt...
Enfin... je ferai mon possible—.
carline.
Ce n'est pas là ce qu'il me faut , Car je connais votre manière ; Vous n'employez jamais ce mot Que quand vous ne voulez rien faire...
Ainsi vous parlerez pour lui!
ASTUCIO
Ma signora...
Dès aujourd'hui ?
( io)
ASTUCIO
Ma songez donc. ..
ÇARIINE.
A l'instant même !
ASTUCIO
Si vous saviez...
CARUNE.
C'est entendu !
A son Altesse qui vous aime, Vous parlerez, c'est convenu;
A voix basse.
Ou je lui parlerai moi-même !
astucio , effrayé.
Vous même... il suffit... il suffit...
Allons, j'essairai mon crédit; Obéissons, puisqu'il le faut, Eh! che divaolo è questo ?
CARLlNE.
Vous le voyez , j'en étais sûre, Oui, malgré sa mauvaise humeur T J Qu'ici \otre cœur se rassure ; ~ r j J 11 sera votre protecteur.
> Victor.
Ceci m'est d'un meilleur augure, Oui , malgré sa mauvaise humeur, Votre crédit qui me rassure ; Me sers ira de prolecteur.
ASTUCIO
Ceci, m'est d'un fâcheux augure?
Qui moi? parler en sa faveur, Il ne risque rien , je le j^ire, S'il n'a pas d'autre protecteur.
CAR UNE, à Victor.
C'est une affaire arrangée, courez à votre hôtel, ranportez-nous des dessins, des esquisses; mon mari qui, quand il le veut, fait les cheses de la meilleure grâce du monde, les mettra tantôt sous les yeux, du prince, et comme Son Altesse s'y connaît, je suis tranquille, vous êtes sûr de réussir.
VICTOR
Ah ! je devrai tout à votre amitié! (// sort.)