‹ Conchologie néogénique de l'Aquitaine (volume 2)Chapitre 116 sur 273 · Modiola minuscula Gossmann · texte numérisé non relu

Modiola minuscula Gossmann

PI. XIII, fig. 22-23.

1895. M minuscula Cossm. S. qq. formes Bord., p. 20, pl. V, fig. 25-26.

Test mince. Taille microscopique; forme peu convexe, ovale, assez large et dilatée au milieu, plus rétrécie en avant, arrondie eu arrière, inéquilatérale; contour antérieur presque rectiligne ou à peine excavé, raccordé par un arc régulier avec le contour palléal; extrémité buccale semicirculaire, dépassant à peine le crochet qui est peu saillant, prosogyre; contour supérieur d’abord déclive en arrière du crochet, puis se raccordant graduellement sans coude avec le contour palléal. Surface externe lisse, assez régulièrement bombée, un peu excavée cependant sur la région anale, vers le bord.

Bord cardinal mince et peu retroussé, muni d'imperceptibles crénelures sous le crochet, puis d’une autre série de crénelures obsolètes sur le contour buccal; le reste des bords est lisse; rainure ligamentaire excessivement étroite et assez longue. Impressions internes peu distinctes sous la couche subnacrée.

Dim. Longueur : 5 mill.; largeur : 3,5 mill.

R. D. — Quoi que le plésiotype ci-dessus décrit ait une taille double de celle du type originel, les caractères sont identiques, ce qui confirme et justifie la séparation de M. minuscula qui n’est pas un jeune M. Hœrnesi et qui en diffère par sa forme plus large, plus régulière, surtout moins bombée par l’absence d’une croupe gibbeuse comme il en existe chez l’autre espèce; en outre, les crénelures du bord buccal sont caractéristiques, et nous pouvons actuellement affirmer que ce ne sont pas des vestiges de la prodissoconque.

L’espèce qui s’en rapproche le plus est M. amaura Cossm., du Cuisien des environs de Paris (Hérouval); niais cette dernière aune forme plus ovale encore, l’extrémité buccale moins atténuée, le contour antérieur moins dilaté au milieu.

Nous mentionnons comme appartenant à la même espèce une toute petite valve droite, étiquetée de Pont-Pourquey, qui nous intrigue beaucoup, car elle a conservé un épiderme vert foncé et brillant (sauf la prodissoconque qui est blanche); la surface interne est verdâtre et nacrée,

la forme est encore un peu plus arrondie que celle des individus de Saucats, et le crochet est encore plus voisin de l’extrémité buccale; toutefois, il y a bien les erénelures caractéristiques de i\I. minuscula, de sorte qu'il nous paraîtrait excessif d’attribuer un nom distinct à cet individu qui nous laisse d’ailleurs quelques doutes au point de vue de son origine fossile.

Loc. — Sauçais (M‘n de l’Eglise); une valve droite plésiotype (PI. XIII, fig. 22-23), coll. Bial de Bellerade; Min de Lagus), cotypes (dont un valve), coll. Cossmann ; coll. Degrange-Touzin. Pont-Pourquey (?), coll. Degrange- Tonzin. — Biu*<Iiç|alieii.

L1T1I0D0MUS Cuvier, 1817.

(= Lithophagus Bolten nom. nud.).

Coquille épidermée, équivalve, transverse-oblongue, convexe, rhomboïdale ou subcylindrique, très inéquilatérale; extrémité antérieure arrondie; extrémité postérieure ovale, rostrée ou cunéiforme; contours latéraux parallèles; bord cardinal linéaire, édenté; ligament linéaire, interne; impression du muscle antérieur en forme de haricot, transversalement logée tout au fond de la cavité umbonale; impression du muscle postérieur longue et palmulée ; impression palléale entière; surface interne nacrée.

S. str — Crochets peu gonflés, contigus, situés un peu en arrière du contour buccal édenté; surface externe marquée de rides transverses sur la région antérieure (G. -T. : Mytilus lithophagus Lin. Viv.).

Lithodomus se distingue de Mytilus par ses crochets, de Modiola par sa forme et par ses impressions musculaires, des deux par son habitat cavicole. Les espèces des terrains secondaires attribuées à ce Genre ne sont guère connues que par le moule calcaire de la cavité perforée par l’animal, et dans cet état, on peut aussi bien les dénommer Gastrochœna. Dans les terrains tertiaires, ce Genre est représenté par des valves munies de leur test, et le phylum se poursuit sans interruption jusqu’à l’époque actuelle.

Sect. Botula Môrch, 1853. — Coquille oblongue, subrhomboïdale, sinueuse sur le bord ventral; crochets cordiformes cl écartés, subterminaux; impression de l’adducteur antérieur

hors de la cavité umbonale (G. -T. : L. cmnamàmeus Lamk. Yiv.).

Cette Section est caractérisée par la proéminence et l’écartement des crochets presque terminaux; l’impression musculaire antérieure — autant que nous avons pu le constater chez les plésiotypes fossiles — fait davantage saillie hors de la cavité umbonale. C’est exclusivement Botula qu'on trouve dans l’Eocène, les vrais Lithodomes n’ont guère commencé à se montrer qu’à la base du Miocène.

Sect. Liosolen Carpenter em. ( Liosolenvs ) 185G. — Cavité perforée par l’animal, prolongée par un tube plus ou moins hi lobé à son extrémité et contracté à la jonction (G. -T. : L. spatiosus Carp. Viv.).

On n’en connait pas de représentant à l’état fossile.

Sect. Mioforceps Fischer, 188G. — « Valves munies, à leur extrémité postérieure, d’appendices calcaires, adventifs, croisés » (G. -T. : L. caudiger Lamk. non caumgerus quod est solecismus) .

On peut se demander si cette Section est bien nécessaire ; en effet, on passe graduellement des formes aiguës, telles que L. attenuatus Desh., aux formes rostrées, telles que L. Cumingianus Dunker, où la pointe de L. caudiger commence déjà à apparaître. Quoi qu’il en soit, nous ne connaissons pas de formes fossiles qui puisse s’y rapporter.

Page 1