Julia girondica Benoist nom. nnd
PI. XII, fig. 19-22.
1889. Prasina girondica Ben. Excurs. Villandraut, P.-V. S. L. B., p. ix.
Test assez épais. Taille très petite, oblongue, médiocrement convexe, très inéquilatérale; côté antérieur très court, fortement acuminé, côté postérieur largement arrondi; contour supéro-postérieur formant presque un demi-cercle, régulièrement raccordé avec le bord palléal qui est faiblement arqué; bord antérieur presque rectiligne, se raccordant avec le bord palléal sous un angle de 80° environ; crochet pointu, mais peu saillant, prosogyre, situé au tiers antérieur de la coquille. Surface dorsale marquée seulement de stries d’accroissement extrêmement fines, convexe, quoique peu bombée, déprimée
dans la région buccale vers le bord palléal ; lunule très profondément excavée, limitée en arrière par une légère fissure byssale du bord cardinal; l’excavation linéaire et la dépression antérieure du bord palléal contribuent à donner au côté antérieur la forme d’un bec aigu.
Charnière : Ail forte pour la petite taille de la coquille, pla.cée immédiatement sous le crochet, arrondie en avant où elle déborde sur la lunule et se prolongeant en arrière parallèlement au bord cardinal; Ail réduite à une expansion du bord lunulaire vers l’intérieur de la coquille qui forme avec le contour inférieur du crochet la cavité logeant AI; cavité du ligament étroite, profonde, allongée parallèlement au bord cardinal .
Impression musculaire unique, bien arrondie, relativement grande, subcentrale et rapprochée du bord palléal; impression palléale peu distincte, voisine du bord lisse.
Dim. Diam. a.-p. : 3 in i 1 1 . ; diam. : u.-p. : 2 1/2 mill.
R. D. — J. girondica a beaucoup d'affinités avec J. borbonica (Desh.), espèce vivante de l’Océan indien; toutefois, son bord palléal plus oblique, détermine un bec antérieur plus aigu, AI s’étend plus longuement contre le bord cardinal; les deux formes sont bien distinctes. MM. Dollfus et Dautzenberg (nouv. liste Pélécyp. Tour. p. 43) citent J. Lecointreæ, de l’Helvétien de la Touraine : « petite coquille de forme arrondie moins transverse que J. borbonica et à lunule moins excavée ». La brièveté de la description et l’absence de figure ne nous permettent pas de faire une plus complète comparaison avec la forme helvétienne. P. girondica est — pensons-nous — la plus ancienne du Néogène européen.
Loc. — Villandraut (Gamachot), deux valves opposées (PI. XII, fig. 19- 22), coll. Degrange-Touzin. La Brède, une valve, coll. Vignal. — Aquitanien.